Photos + report : Alain The Red.
Deuxième jour du Winter Fest, orchestré par le Monster’s Art et son infatigable boss Philippe Casseti, et c’est Galderia qui a la lourde tâche d’ouvrir cette soirée. Mission plus que réussie.

Les Marseillais déboulent sur scène avec « Shinning Unity » et « High Up in the Air », deux missiles heavy / power mélodique tirés de « Return of the Cosmic Men » (2017). Dès les premières notes, le ton est donné : puissance, mélodie et positivité. Dans l’esprit des grandes heures de Gamma Ray ou Helloween, Galderia déploie un power metal lumineux, rapide et fédérateur. Les envolées vocales de Sébastien Chabot, solidement épaulées par des chœurs massifs, rappellent l’efficacité des formations germaniques, tout en conservant une identité bien Française.

Les guitares sont tranchantes et mélodiques, les rythmiques impeccablement verrouillées, tandis que le clavier de Julien Digne apporte une dimension épique et spatiale, évoquant parfois Stratovarius dans ses phases les plus aériennes. Le set se poursuit avec « Elation », extrait du très réussi « Endless Horizon » (2022), avant un retour aux sources avec « Beyond the Cosmic Winds » de "The Universality" (2012). Trois albums, trois époques, et une évidence : à l’image de groupes comme Freedom Call, Galderia a su évoluer sans renier son ADN.
La surprise est totale et le public conquis. Moment fort de la prestation : Martine Rolfo rejoint le groupe au chant sur « Far Space », pour un passage chargé d’émotion. Mention spéciale à un clavier ultra expressif et à un batteur impérial (JC) derrière ses fûts, blastant avec précision et énergie, rappelant la rigueur scandinave chère aux amateurs de power métal bien huilé.

Un set d’une heure mené tambour battant, qui lance parfaitement la soirée. Entre influences assumées et personnalité affirmée, Galderia confirme qu’il est aujourd’hui l’un des fers de lance du power metal français.
Setlist : Shining unity / High up in the air / Elation / Beyond the cosmic winds / Legions of light / Answer the call / Striking the Earth / Burning higher / One million dreams / Sundancers / Farspace / Blue aura.

Deuxième surprise de la soirée avec Asylum Pyre, que je découvre ce soir. Derrière la puissance scénique du groupe se cache un projet bien plus profond qu’il n’y paraît. Formé en 2006 autour de Johann “JAE” Cadot, Asylum Pyre développe depuis ses débuts un metal à la croisée du power, du heavy et des sonorités modernes, porté par un univers conceptuel fort. Les textes, loin des clichés du genre, plongent dans une vision pré-apocalyptique de notre monde, dénonçant la déshumanisation, la manipulation des masses et les dérives technologiques.

Chaque album s’inscrit dans une narration globale où l’individu lutte pour conserver son humanité face à un système oppressant. Cette dimension introspective et engagée donne une résonance particulière aux morceaux interprétés ce soir, renforçant encore l’impact émotionnel de la prestation. La dualité vocale, portée notamment par Ombeline “OXY” Duprat, accentue cette tension permanente entre humanité et inhumanité. Les morceaux alternent puissance frontale et passages plus introspectifs, traduisant les conflits intérieurs de personnages confrontés à un monde en pleine déliquescence.

Avec des albums comme "Fifty Years Later", "N°4" ou plus récemment "Call Me Inhuman", Asylum Pyre affirme une identité forte : un metal engagé, moderne et profondément humain, où la musique sert un propos réfléchi et sans concession. Je suis littéralement tombé sous le charme d’Ombeline et de la prestation du groupe. Le duo avec Stéphane Pradet sur le morceau « Fighters » a constitué un véritable bonus pour ceux qui étaient présents.

Une deuxième claque dans cette soirée et une superbe découverte. Bravo à Asylum Pyre ainsi qu’à Galderia pour ce très beau deuxième jour du Winter Fest 2025.
Setlist : Intro / One day / Lady Ivy / The nowhere dance / There i could die ! / Happy deathday / On first Earth / Sex drugs and scars / Cemetery road / Ohohoh / Fighters / The true crown (I seek your war) / Fin full consciousness / Virtual guns + Ohohoh.
























