Victory Fest 4 – Black Castle – Jour 1 (Nice, Altherax Music, 22 mai 2026)

par Metalfreak | Juil 6, 2026 | Live Reports | 0 commentaire

Photos + Report : Alain The Red

Quatrième édition de ce festival niçois organisé par Victory Productions, avec une nouvelle fois une très belle affiche répartie sur deux jours à l’Altherax Music de Nice. Un grand bravo à Olivier Albalat pour cette programmation soignée. Malheureusement, engagé sur un autre festival, je ne pourrai assister qu’à la première soirée, en compagnie des Grenoblois d’Hellixxir, des Niçois de Darkenhöld et des Marseillais de Belore.

C’est Hellixxir qui ouvre les hostilités avec son thrash incisif, qui s’est assombri au fil des albums. Le set débute logiquement par plusieurs extraits de leur dernier opus, « Beyond the Frame« .
Le concert s’ouvre sur « Far Away From My Precious Life », dans une ambiance lourde et mid-tempo où le chant torturé d’Alexandre Manin installe immédiatement une atmosphère sombre. « Larvatus Prodeo » poursuit dans un registre lourd et pesant, ponctué d’accélérations parfaitement dosées. « Birth of the Goddess » reste tout aussi sombre ; l’ambiance est désormais bien installée dans la salle, tandis que les passages en solo incisifs viennent renforcer l’intensité du morceau.
Le groupe interprète ensuite « An Overview of the Great Beyond » et « Worst Day of Your Life » avant d’enchaîner avec des titres issus de « The Black Fortress« . « By the Stars Be Deceived » apporte un tempo plus rapide, porté par un véritable mur basse / batterie qui soutient l’ensemble. Même si le bassiste reste dans l’ombre la configuration de la scène de l’Altherax n’aidant pas, sa présence est indéniable.
Les nombreux changements de rythme, associés aux passages mélodiques orchestrés par Matthieu et Laurent, permettent de faire retomber la pression avant de mieux la relancer. Petite surprise de la soirée : la reprise de « K.I.N.G » de Satyricon, qui colle parfaitement à l’identité musicale d’Hellixxir.
Un set qui aura secoué plus d’un spectateur dans la salle et qui se conclut en beauté avec « A Journey to the Ineffable ». La batterie galope sans relâche sous les coups précis de Romain Charbonnier, qui turbine derrière ses fûts au milieu des nuages de fumigènes.


Une très belle ouverture pour cette soirée, et le meilleur reste encore à venir…
Setlist : Intro / Far away from my precious life / Larvatus prodeo / Birth of the godness / An overview of the great beyond / Worst day of your life.. / By the star be deceived / The black fortress / Oxymoronic way of life / K.I.N.G(reprise Satyricon) / A journey of the ineffable.

C’est ensuite au tour de Darkenhöld de prendre possession de la scène. Changement total d’ambiance : place au voyage à travers les thématiques médiévales et les légendes fantastiques, devant un public déjà bien chauffé. Le black metal mélodique du groupe nous emporte dans les récits chantés par Cervantès.
Dès les premières notes, la salle est plongée dans l’univers caractéristique du groupe : un black métal épique inspiré des légendes médiévales, des châteaux oubliés et des paysages du sud-est de la France. Les guitares tissent de longues harmonies tandis que la batterie maintient une dynamique constante entre passages martiaux et accélérations plus agressives.
Le duo Aldébaran / Anthony crée une atmosphère immersive où l’Altherax semble se transformer en forteresse médiévale devant un public venu en nombre soutenir les locaux.
« Oriflamme » ouvre le set et nous plonge immédiatement dans l’univers de Darkenhöld. Retour ensuite vers le passé avec « Majestic Dusk Over the Sentinels », extrait de « Castellum » sorti en 2014. « L’Ascension du Mage Noir » enchaîne sur un rythme soutenu ; Aboth martèle ses fûts avec une énergie impressionnante, tandis que les ralentissements et passages orchestrés apportent une dimension plus majestueuse au morceau.

« Incantations » nous plonge dans la noirceur de l’Archimage, personnage emblématique de cet univers. Avec « Le Cortège Royal », « Sous la Voûte de Chênes » ou encore « Mystique de la Vouivre », le groupe nous fait voyager à travers une discographie riche, aussi bien sur le plan musical que narratif.
Darkenhöld a sans aucun doute marqué cette soirée de son empreinte. La France n’a rien à envier à la scène internationale lorsqu’il s’agit de black metal : notre pays regorge de pépites, et Darkenhöld en est l’un des plus dignes représentants dans le registre médiéval.
Setlist : Oriflamme / Majectic dusk over sentinels / L’ascension du mage noir / Incantations / Le cortège royale / Sous la voute de chênes / Mystique de la vouivre / Citadel of obsidian slumber / Pour le royaume.

On change une nouvelle fois d’ambiance avec Belore, qui nous offre le final de cette soirée dans une immersion totale au cœur du black metal atmosphérique.
Créé en 2019 par Aleevok (Alexandre Ardisson), compositeur multi-instrumentiste et également bassiste de Darkenhöld, le projet nous plonge dans un univers épique où l’atmosphère occupe une place centrale. Le groupe se produit rarement sur scène, ce qui rend chacune de ses apparitions particulièrement attendue par les amateurs du genre.
Le set débute avec « Sons of the Suns », extrait du dernier album « Eastern Tales« . Dès les premières minutes, le groupe nous entraîne dans une expérience sensorielle immersive. Pour ma part, c’était une première découverte sur scène, et je ne regrette absolument pas ce voyage.
Avec seulement trois albums à son actif, Belore a déjà bâti une identité forte. Chaque sortie semble être le fruit d’un travail de fond visant à transporter l’auditeur dans un autre monde. Les six morceaux interprétés ce soir se révèlent tout simplement magiques et complètent parfaitement la prestation de Darkenhöld. Les deux formations partagent un imaginaire proche, mais Belore développe une approche plus contemplative et atmosphérique.
À noter pour les néophytes : ici, les morceaux ne durent pas trois ou quatre minutes, mais souvent entre sept et neuf minutes, laissant tout le temps nécessaire à l’auditeur pour s’immerger pleinement dans l’univers du groupe.
Le concert s’achève magnifiquement avec « The Hermit Awakens », concluant ce voyage transcendantal de la plus belle des manières.

Setlist : Sons of the sun / The valley of the giants / Moonstone / Storm of an ancient age / Glorious journey / The hermit awakens.

Une soirée exceptionnelle offerte par Victory Productions, l’Altherax Music et toute son équipe, ainsi que par les groupes qui nous ont permis de vivre une immersion totale. Un grand merci à tous de la team Soil Chronicles.

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