Suicidal Angels + Warsenal (Chambéry, le Brin de Zinc, 20 avril 2026)

par Metalfreak | Juin 6, 2026 | Live Reports | 0 commentaire

Photos + Report : Metalfreak

Pour tout thrasher qui se respecte, quand tu as une affiche qui réunit des formations comme les Québécois de Warsenal et les Grecs de Suicidal Angels et que ça passe à portée de voiture, on ne va pas se gêner pour y aller, sachant pertinemment à l’avance à quoi s’attendre. Si en plus ils se produisent dans une petite salle légendaire comme le Brin de Zinc du côté de Chambéry, le plaisir sera évidemment plus grand.

00

Ce 20 avril dernier, pour ma part, c’était une des dates à ne pas manquer : grand adorateur de thrash metal devant l’Eternel, et surtout ayant particulièrement aimé les albums de chacun des deux groupes, c’était l’occasion d’avoir ma dose de ce que j’étais venu chercher : agressivité, grosse teneur en décibels, rythmiques en mode tachycardie, techniques sans faille… Ah ça, les deux groupes ne nous ont rien épargné !

Déjà Warsenal : d’entrée, le groupe n’avait pas encore commencé que je les ai trouvés extrêmement sympathiques. Ils étaient là, tranquilles, sur la terrasse du Brin de Zinc et on a entamé une discussion « musique » que seuls des thrashers passionnés peuvent avoir : en clair, on a causé thrash metal ! Tu rajoutes à ça leur délicieux petit accent Québécois, et tu as la totale. Ils ont promis de nous mettre le feu : ils nous ont mis le feu.

Ils n’ont sorti « que » trois albums en quatorze ans d’existence, mais quels albums. Et en plus, les trois étaient représentés : les huit titres ont proposé des extraits  équitablement répartis de « Barn burner » (2015) avec « Unstoppable » et  » « Dying on stage », de « Feast your eyes » (2019) avec « Forever lost », « Lords of Rifftown » et « Doomed from birth » et enfin de leur dernière déflagration en date, « Endless beginnings… » (2026) sorti à peine dix jours plus tôt avec des tueries comme « Phantom hope », « Feeding the wildfire » et « Dawn mowers ».

Autant dire que ça a dépoté sévère tant ils excellent dans leur technique et même leurs titres les plus longs passent à vitesse grand V et ont réussi à confirmer tout le bien qu’on a pu penser de leur dernier album.
Et en final, avec leur « Dying on stage » du premier album, l’explosion était totale ! Du grand art, merci Messieurs !

Setlist :
Intro : Doomed from Birth
Lords of Rifftown
Unstoppable
Dawn mowers
Forever lost
Intro : Phantom hope
Feeding the Wildfire
Dying on stage

Ca faisait combien de temps que je n’avais pas vu Suicidal Angels sur scène ? Ca remonte… ça remonte même loin ! 2012… le 22 juin pour être précis. Ce soir-là, ils étaient les premiers à jouer lors d’une affiche de dingues qui a rameuté tous les thrashers du coin : le Ninkasi Kao était totalement blindé, l’étage y compris. Tu m’étonnes, avec Heathen, Death Angel et Exodus, ça avait tellement tenu ses promesses que, 14 ans plus tard, j’en ai encore le bas du dos qui pique rien que d’y penser : j’avais pris une telle fessée que j’ai cru être une masseuses sur la tournée d’un certain Patrick B. … De plus, quand on sait que leur album « Sanctify the darkness » (2009) reste encore à ce jour un album qui stationne allègrement mon top 10 des sorties du genre qui m’ont mis la plus grosse claque, on ne peut que comprendre pourquoi j’ai mis mon appareil photo de côté pour aller headbanguer comme un malade avec les copains lors du toujours époustouflant « Apokathilosis ».

Et c’est qu’ils n’ont pas ménagé leurs efforts : les guitares sont toujours aussi tranchantes, les riffs toujours aussi acérés, les tempos toujours aussi éprouvants, et leur thrash metal toujours aussi old school et agressif. Je savais que j’allais me prendre une nouvelle baffe, je l’ai prise ! Et violemment !

Et, hormis l’EP « Armies of Hell » (2006), le premier album « Eternal domination » (2007) et, plus surprenant, « Divide and conquer » (2014), toute la discographie du groupe a été passée en revue : on a même eu droit à trois titres d’affilée de l’excellent « Dead again » (2010) avec « Reborn in violence », « Bleeding holocaust » et « Beggar of scorn » et un enchaînement somptueux entre « Born of hate » et « Years of aggression » tiré de l’album de 2019.

Evidemment, le dernier album en date, « Profane prayer« , a été le plus mis en avant : les quatre premiers titres du set (« Where the lions die », « Crypts of madness », « Purified by fire » et « The return of the reaper ») étant exclusivement issus de ce monstrueux méfait et enchaînés sans le moindre temps mort. Plus tard dans le concert, on aura encore eu droit à un « Virtues of destruction » des plus dévastateurs.

Arrivé l’an dernier, le guitariste Stamatis « Stam » Syrakos (Shadowmass, ex-Chronosphere, ex-Decembria, ex-Fadom) s’est très bien intégré et fait même preuve d’une complicité sans faille avec Nick Melissourgos. Le bassiste Aggelos Lelikakis, lui, est toujours aussi virevoltant et le batteur Orpheas Tzortzopoulos martèle ses futs comme si sa vie en dépendait !

En clair, en venant à ce concert, on a pris exactement ce qu’on était venu chercher : un déluge de décibels à haute teneur thrash metal ! Quelle soirée, on ne pouvait, à la fin du concert, que pousser un soupir de satisfaction. Merci Messieurs, merci Thomas pour cette déflagration !

Setlist : 
Intro : Jaws
When the Lions Die
Crypts of Madness
Purified by Fire
The Return of the Reaper
Bloodbath
Bloody Ground
Virtues of destruction
Reborn in Violence
Bleeding holocaust
Beggar of scorn
Born of Hate
Years of Aggression
Apokathilosis
Capital of War
Outro : Sharp Dressed Man (ZZTop)

 

Partager l'article

Suivez-nous sur les réseaux :

Rejoignez notre groupe Facebook (actualités, évènements, partenariats...) :

Concerts:

Aucun Résultat Trouvé.

La page que vous avez demandée est introuvable. Essayez d’affiner votre recherche ou utilisez la navigation ci-dessus pour trouver l’article.