Photos + Report : Alain The Red
Direction Montcul pour cette quinzième édition du Plane’R Fest, qui s’annonce sous les meilleurs auspices, avec une météo clémente et sans canicule à l’horizon pour ce week-end. Après avoir récupéré nos pass, direction le site pour prendre nos marques et découvrir quelques changements, notamment du côté du merchandising. Les stands sont plus nombreux cette année, de quoi faire chauffer la carte bleue entre deux concerts.
.
Jour 1 : 03 juillet 2026
Cette année, c’est Goatfather qui a l’honneur d’ouvrir les hostilités sur la grande scène. Originaire de Lyon, le quatuor fait rugir les amplis depuis 2014 avec un heavy stoner massif, quelque part entre le désert californien, le southern rock et le heavy metal le plus graisseux.
Porté par des riffs épais, un groove implacable et une énergie brute qui sent autant le bourbon clandestin que l’huile de moteur, Goatfather livre une prestation solide et sans fioritures. Une très belle découverte et sans doute l’une des bonnes surprises de cette première journée.
Setlist : Convoy / Rainbow / Heavy trip / Punish / In your face / Stoner dream / Smoke.
Originaire de Cannes, Heart Attack est aujourd’hui l’un des porte-étendards du thrash metal français moderne. Le groupe s’est forgé une solide réputation grâce à un mélange explosif de thrash, groove et hardcore, porté par des riffs incisifs, une section rythmique implacable et une énergie scénique redoutable.
Entre violence maîtrisée, refrains fédérateurs et déferlantes de riffs assassins, les Azuréens transforment rapidement le pit en véritable champ de bataille. Moment fort du concert : Antoine Chapet descend dans le public et déclenche un circle pit mémorable autour de lui.
Comme si cela ne suffisait pas, Heart Attack réserve une dernière surprise avec l’apparition d’Audrey Dandeville, venue épauler Kevin Geyer sur « Negative Sun ». Une prestation musclée qui frappe juste.
Setlist : Wings of judgement / Burn my flesh / Defeat the veil / Refuse to conform / When the light / Figh to overcome / Negative sun.
Plus de quarante ans après ses débuts, Queensrÿche reste une référence incontournable du metal progressif. Emmené par l’excellent Todd La Torre, le groupe américain continue de défendre son héritage avec une énergie impressionnante et une maîtrise scénique qui force le respect. Accompagné de Michael Wilton, Eddie Jackson, Mike Stone et Casey Grillo, il déroule un set irréprochable où technicité, puissance et émotion se côtoient naturellement.
Sur la scène du Plane’R Fest, Queensrÿche incarne parfaitement le lien entre patrimoine et modernité. Une prestation qui aura ravi aussi bien les nostalgiques que les amateurs de metal progressif, à travers une succession de classiques incontournables, moi le premier.
Setlist : Queen of the reich / Operation : MindCrime / NM156 / Neue regel/ Digital / Anarchy-X Revolution calling / Empire / Eyes of the stranger.
Place ensuite à Psykup. Changement total d’ambiance avec ce véritable OVNI du metal français. Depuis 1995, les Toulousains bousculent les codes avec leur fameux « autruche-core », un mélange déjanté de metal alternatif, fusion, hardcore, groove, funk et influences progressives.

Entre humour absurde, virtuosité technique, énergie brute et créativité sans limites, Psykup rappelle une nouvelle fois pourquoi il occupe une place à part dans le paysage metal hexagonal. Une bouffée de folie parfaitement maîtrisée.
Setlist : I will let you down / Drinks on me / Rise and fall and… / Love is dead / Same player / Bigger than life / Your vision / Burn after hearing / Teacher.
C’est ensuite au tour d’Imminence de prendre possession de la scène. Originaire de Trelleborg, en Suède, le groupe s’est imposé comme l’une des références du metalcore moderne. Porté par Eddie Berg, chanteur et violoniste du groupe, Imminence a développé une identité unique où la puissance du metalcore rencontre des ambiances cinématographiques particulièrement travaillées.

La présence du violon apporte une dimension spectaculaire et immersive qui renforce considérablement l’impact des morceaux. Entre passages dévastateurs et moments chargés en émotion, les Suédois nous ont livré une prestation intense qui laisse des traces. Une véritable claque et sans doute l’un des temps forts de la journée.
Setlist : Temptation / Desolation / Heaven Shall Burn / Beyond the Pale / Erase / Death by a Thousand Cuts / The Sword That Never Bends / Infectious / L’appel du Vide / God Fearing Man / The Black.
Révélation de la scène metalcore française, Revnoir s’est imposé en un temps record comme l’un des groupes les plus prometteurs de sa génération. Formé en 2023 par d’anciens membres de Merge et Alaska, le quatuor développe un univers moderne où le metalcore rencontre le rock alternatif et la dark électro, donnant naissance à un son aussi puissant qu’atmosphérique.
Revnoir propose un show intense où émotion et agressivité se répondent en permanence. Entre ambiances électroniques, passages mélancoliques et explosions metalcore. Sur scène, émotion et agressivité se répondent en permanence. Entre nappes électroniques, passages mélancoliques et explosions de violence maîtrisée, Revnoir nous a fait une prestation immersive et moderne qui a séduit le public de plus en plus large. Un groupe à suivre de très près.
Autre énorme surprise de cette première journée avec les Allemands de Kanonenfieber. Né en 2020 sous l’impulsion du mystérieux multi-instrumentiste Noise, le projet s’est rapidement imposé comme l’une des sensations du blackened death metal européen. Sa particularité ? Plonger l’auditeur dans l’enfer des tranchées de la Première Guerre mondiale à travers des textes inspirés de documents historiques authentiques, dans une démarche résolument anti-guerre.

Musicalement, Kanonenfieber mélange la brutalité du death metal, les atmosphères glaciales du black metal et des mélodies particulièrement accrocheuses. Sur scène, le groupe propose bien plus qu’un concert : une véritable immersion. Décors militaires, costumes d’époque, projections et effets pyrotechniques transforment chaque morceau en fresque guerrière saisissante.
Le résultat est implacable. Un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage et laisse rarement le public indemne. Encore une baffe magistrale dans cette première journée décidément riche en surprises.
Setlist : Menschenmühle / Der füsilier I / Der füsilier II / Kampf und sturm / Z-Vor ! / Die havarie / Panzerhenker / Der maulwurf / Verdun / Ausblutungsschlacht.
On termine cette première journée avec Sierra Veins, dans un registre radicalement différent. Figure montante de la scène darkwave et électro française, l’artiste parisienne mêle avec talent synthwave, EBM et influences metal dans un univers sombre et cinématographique.

Portée par des basses percutantes, des nappes électroniques hypnotiques et une atmosphère immersive, Sierra Veins embarque le public dans un voyage aussi sombre que captivant. Une conclusion parfaite pour cette première journée de festival.

Il est désormais temps d’aller récupérer quelques heures de sommeil, car le programme de demain s’annonce encore plus chargé.
Setlist : In the Name of Blood / Memory Cells / Power / Gone / In My Veins / Unbroken / Last Breath / Your Shadow / Desire / Who I Used to Be / My Poison.




















