Lions Metal Festival 2026 (Montagny, Salle Le Trait d’Union) – jour 2

par Metalfreak | Juil 16, 2026 | Live Reports | 0 commentaire

Photos + Report : Alain The Red

Début de cette deuxième journée de l’édition 2026 du Lions Metal Festival.

On commence avec Sledgehammer. Le groupe Lyonnais évolue dans un registre mêlant thrash metal et crossover, avec une formation comprenant notamment Alice Lassalle au chant, Tom Maraval et Arturo Roman aux guitares, ainsi qu’Antoine Lavandier derrière les fûts. Une entrée en matière comme il faut pour lancer cette nouvelle journée du Lions Metal Festival. Le jeune groupe issu du vivier Lyonnais risque fort de faire parler de lui.

Avec son côté punk énervé, son énergie débordante et sa rage communicative, Sledgehammer balance des riffs incisifs et des tempos endiablés. Un véritable coup de masse pour ouvrir les hostilités. Un groupe à suivre de très près…
Setlist : Graveyard patrol / Moaning mother / Faceless target / Radium girl / More women / Howling metal / Rino hunter.

On enchaîne avec Putrefaction Of Rotting Corpse (P.O.R.C.), un trio originaire de Pontoise (95), formé en 2015 et qui ne fait clairement pas dans la dentelle. Le groupe évolue dans un registre grindcore / brutal death et écume depuis plusieurs années les scènes alternatives parisiennes. Il est venu défendre son nouveau rejeton, Sociopatia.


De la violence condensée à l’état pur : brutale, sauvage et sans pitié. Qu’on adhère ou non à leur proposition, leur set ne laisse personne indifférent.
Setlist : Intro / Paolo / Schizophage / Trizo / 3rd murder attempt / Stincking bastard / Zoolocaust / Circus massacre / Limb / Vudu roto / Sociopatia / Querido hermano / LNN DBC.

Changement total de registre avec Dépérir, formation franco-québécoise fondée en 2011. Le groupe nous assène un black metal agressif, influencé notamment par Marduk, Darkthrone ou encore Impaled Nazarene.
Venus défendre leur dernier EP, War, les Québécois ouvrent les hostilités avec « Bloodspill » et déclenchent immédiatement une véritable tornade sonore. La salle est littéralement soufflée par la prestation du groupe. Les morceaux s’enchaînent sans laisser le moindre répit aux headbangers, tandis que le public, totalement conquis, répond présent du début à la fin.

Cerise sur le gâteau, le groupe verra son stand merch pris d’assaut après le concert. Une très belle découverte venue d’outre-Atlantique qui nous a sérieusement botté le cul.
Setlist : Blood spill / Black beast / Deathsaw / Cold war / Succubus / Full of hate / Symptom of the universe / Offended generation.

À l’extérieur, le stand Savarez propose une démonstration avec deux guitaristes, dont Sébastien Vom Scheidt (alias Seb V.S.), officiant notamment au sein de Destinity, accompagné d’un bassiste. Sur bande-son, le trio délivre une prestation propre et efficace, mettant en valeur le matériel de la marque.

Retour à l’intérieur avec Malepeste, qui nous replonge immédiatement dans une atmosphère de noirceur. Fondé à Lyon en 2010, le groupe a sorti en 2025, chez Les Acteurs de l’Ombre Productions, son dernier album « Ex Nihilo », mettant fin à près de dix années de silence discographique.
L’arrivée théâtrale des musiciens sur fond de lumière bleutée et d’introduction rituelle installe instantanément l’ambiance. Une atmosphère occulte plane sur le Trait d’Union. Même si le groupe alterne passages fulgurants et accélérations violentes, c’est avant tout l’ambiance qui domine son set.


À noter la participation de Quentin (Hrothgar), venu ajouter son growl viking à celui de Larsen. Malepeste a gagné en maturité sans perdre son caractère cérémoniel et mystique. Encore une très belle surprise.
Setlist : Disciples of the sun / Imperium / Stupor / Acceptio / Atropos / Relapsus.

C’est ensuite au tour de Hrothgar de venir secouer le public. Les enfants d’Odin sont venus annoncer le Ragnarök.
Rythmiques compactes et lourdes, riffs guerriers et chant caverneux : les fils spirituels d’Amon Amarth ne sont pas là pour plaisanter. Leur nouvel album, « Tales Of Valhöll », en est la preuve. Plus massif que son prédécesseur, il poursuit l’exploration des mythologies nordiques chère au groupe.


Les refrains entraînants fédèrent rapidement le public, tandis que Quentin mène son drakkar avec autorité. Les morceaux sont efficaces et parfaitement exécutés par le quintet, qui livre une prestation solide et sans temps mort.


Setlist : Ulfhednar / Rise of Ragnarök / Warriorrs of the sea / Giant of ice / Jormundgandr / Son of Odin / Dawn of Midgar.

Nouveau changement d’ambiance avec les Savoyards d’Himinbjorg, formation active depuis 1996 et spécialisée dans un mélange de pagan, folk et black metal.
« Brothers Of Sequana » donne le ton d’un set qui met en avant « Fall of vahala » (2024), leur dernier album, notamment à travers « Brothers Of Sequana » et « Architecture Of Annihilation ». Mention spéciale pour « The Sword Of Dignity », qui m’a particulièrement marqué. Porté par une batterie martelée sans relâche et la voix de Zahaah, teintée de noirceur black metal et enrichie de chœurs immersifs, le groupe installe une ambiance évoquant un rituel païen au cœur des forêts nordiques.


La clôture du set, avec deux titres issus de « In The Ravens Shadows » (2000), apporte une touche encore plus sombre et brutale.
Setlist : Brothers sequane / The Sword of dignity / Architecture of annihilation / Destin de sang / The Inverted dimension / Rising.

Direction la Tchéquie avec Cutterred Flesh. Nous avons eu droit à une démonstration de death métal sans compromis qui a littéralement tout dévasté sur son passage. La température est montée d’un cran dans la salle et la violence avec laquelle le groupe nous a asséné son set était tout simplement hallucinante. Une intensité rarement ressentie en concert. Une pure tuerie. Je les découvrais ce soir et j’ai pris une branlée monumentale.


Setlist : Intro / Amused by tenacity of a dying whore / Good boy-Romantic relationship with necrotic tissue / The king in yellow / Human protein concentrate / Code of zuurith / Mimi-nashi-hoichi / Bérénice / Symptoms of parasite / Vibrio vulnificus / Where only old flesh stink.

L’atmosphère du Trait d’Union de Montagny change complètement lorsque Seth prend possession de la scène. Après une journée éclectique riche en black, death et pagan metal, avec notamment Hrothgar, Himinbjorg et Cutterred Flesh, les Parisiens arrivent avec le statut de référence incontournable du black metal Français contemporain.
Dès les premières notes, Seth impose son univers. Les guitares déploient ces mélodies glaciales et majestueuses qui ont fait la réputation du groupe depuis son retour au premier plan. L’interprétation est précise, puissante et particulièrement immersive.


Le chant de Saint Vincent se montre impérial, alternant violence et théâtralité avec une maîtrise remarquable. L’apparition de la mariée sur scène apporte une dimension supplémentaire à la mise en scène.
Une prestation haute en couleur durant laquelle le public Lyonnais, dans une salle bondée, acclame le groupe entre chaque morceau.
Setlist : Paris des maléfices / Métal noir / Insurrection / Et que vive le diable / Hymne aux vampires acte III / Le triomphe de Lucifer.

Darkane est également une découverte pour moi, et quelle découverte ! Une excellente surprise aussi bien sur le plan visuel que musical.
Le groupe suédois propose un mélange redoutable de thrash metal technique et de death metal mélodique. Tobiasz Derengowski monopolise immédiatement l’attention par sa présence scénique, tandis que Peter Wildoer impressionne derrière les fûts grâce à un jeu aussi technique qu’explosif.


Une nouvelle claque qui maintient la pression à un niveau élevé. Les morceaux de leur dernier album, « Inhuman Spirits », sont particulièrement bien accueillis et rappellent pourquoi Darkane demeure une référence du death / thrash technique.
Je vais clairement me pencher davantage sur leur discographie. Le final composé de « Chaos Vs Order » et « Convicted » enfonce définitivement le clou.
Setlist : Inhuman spirits / Innocence gone / Third / The sinister supremacy / Awakening / A selfmade god / Ostracized / Secondary effects / Mansion of torture / Chaos vs order / Convicted.

Nous terminons cette deuxième journée avec Primordial. Malgré la fatigue accumulée, la salle reste gonflée à bloc tant les Irlandais étaient attendus.
Le charisme d’Alan Averill « Nemtheanga » est indéniable. Malgré quelques problèmes de micro rapidement résolus, le spectacle se poursuit sans accroc. Le groupe ne lésine pas sur la durée du set et offre même quelques prolongations à un public totalement conquis.
Malgré la chaleur et l’intensité de cette longue journée, impossible d’en perdre une miette. La présence scénique du groupe est fascinante et nous plonge dans ces ambiances épiques et mélancoliques qui ont forgé son identité au fil des années.


Dernière claque de la soirée, et certainement pas la moindre. Une performance chargée d’émotion qui ne laissera personne indifférent.
Setlist : As Rome burns / No grave deep enough / To hell or the Hangman / Gods to the godless / Wield lightning to split the sun / Victory has 1000 fathers, defeat is an orphan / The Coffin ships / Empire falls.

Un grand merci à Mick Caesare ainsi qu’à toute l’équipe du Lions Metal Festival pour leur accueil et leur bienveillance tout au long de ces deux journées.
Une nouvelle édition parfaitement réussie, portée par une programmation aux petits oignons et une météo idéale. Vivement la prochaine !

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