Lions Metal Festival 2026 (Montagny, Salle Le Trait d’Union) – jour 1

par Metalfreak | Juil 16, 2026 | Live Reports | 0 commentaire

Photos + Report : Alain The Red

Départ à l’aube en direction du Lions Metal Festival, et la météo est de bon augure pour ce week-end qui s’annonce brutal. Nous roulons dans le bon sens, à contre-courant des départs de week-end à rallonge, tandis que « Crom », Dieu du Metal, semble nous accompagner sur la route. Arrivés sur le site, c’est l’occasion de retrouver les habitués du fest déjà présents alors que les portes viennent tout juste d’ouvrir. Les hostilités ne vont plus tarder.

Shrimpaler est un groupe français de crossover thrash/thrash metal originaire de la région Lyonnaise. Actif depuis au moins 2025, le groupe évolue sur la scène metal underground indépendante.
La tâche est ardue pour ouvrir les festivités, mais devant une salle qui se remplit doucement mais sûrement, nos quatre larrons envoient des riffs thrash portés par l’énergie du hardcore punk et donnent immédiatement le ton de cette édition.

Leur premier EP contient six titres qui permettent déjà de se faire une bonne idée du potentiel du groupe.
Setlist : From the bottom of the / Deep hole / His eyes open / Look at the shit above / Synaptic / Huizilopochtli / And sighs / They’re already doomed.

Nos comparses Grenoblois d’Hellixxir, vus la veille à Nice au Victory Fest 4, nous servent un set un peu plus court mais tout aussi intense.
Le démarrage avec « Far Away From My Precious Life » plonge immédiatement l’audience dans une ambiance sombre et torturée, portée par le chant d’Alexandre Manin. « Larvatus Prodeo » enchaîne, les deux morceaux étant issus de leur dernier album Beyond the Frame.

« The Black Fortress » suit sans faire retomber la pression : la rythmique est soutenue et incisive. Le reste du mini-set est consacré à l’album The Black Fortress. Les Grenoblois ont parfaitement attisé le public et fait grimper la température.
Setlist : Far away from my precious life / Larvatus prodeo / The black fortress / Oxymoronic way of life / By the star be deceived / A journey of the ineffable.

Aesmah est un groupe français de death metal mélodique fondé en 2009 par le guitariste et compositeur Olivier Girard. Originaire de la région Lyonnaise, le groupe s’est progressivement fait connaître grâce à un savant mélange de puissance, de mélodie et d’ambiances atmosphériques.
Deuxième surprise de la journée : un jeu impeccable et une atmosphère particulièrement travaillée tout au long du set.

Le nouveau line-up mixte fait mouche, notamment grâce à la présence scénique indéniable de la chanteuse Liza Bouchet et de la batteuse Audrey Gardenat. Après cet avant-goût particulièrement convaincant, on attend avec impatience leur prochain album.
Setlist : Quartz pt.II / See how we run / Emerald Vision / Before the tide / What follows.

Warside ne fait ni dans la dentelle ni dans le compromis. La formation Lyonnaise tranche dans le vif avec des riffs rapides et agressifs, un chant guttural puissant et des blasts infernaux à la batterie.
Autant dire que la température est encore montée d’un cran à Montagny. Changement radical par rapport au groupe précédent : ici, c’est un véritable déferlement de brutalité.

Dans le public, les headbangs se multiplient tandis que les circle pits s’enchaînent. Le cover de Vomitory, « Hollow Retribution », ne passe pas inaperçu, tout comme la participation de Diego sur « Neurocide », venu épauler Matthieu Jaret au scream. Avec les morceaux tirés du dernier album Cognitive Extinction, ça tabasse sévèrement. Un set intense, brutal : c’était tout simplement la guerre.
Setlist : Invasive tougths / Mindfracture / Last blood / Neurocide( feat Diego) / Hollow retribution / Visceral / Synaptic decay / Synthetic abyss/  Final warside.

C’est au tour des Autrichiens de Darkfall de monter sur scène. Le groupe reste relativement underground à l’échelle internationale mais fait figure de vétéran sur la scène thrash/death autrichienne.
Le set débute avec « Phoenix Rising », titre éponyme de l’album sorti en 2006. Les rythmiques agressives avancent tel un panzer tout en conservant une certaine mélodie. « Only Death Is Real », comme l’album dont il est issu, Schöcklblut, ne fait preuve d’aucune pitié.

« Tides of War » percute avec ses riffs lourds et sa batterie dévastatrice. Les morceaux s’enchaînent sans laisser le moindre répit aux metalheads présents.
Setlist : Phoenix rising / Bloodred horizon / Only death is real / Tides of war / Rise to dominate / Blutopfer / The art is insane / Ride through the sky.

Retour en France avec Exocrine, fondé à Bordeaux en 2013.
Le groupe propose un set largement basé sur ses trois derniers albums. Ça joue, ça blaste et c’est tout sauf linéaire. Avec des influences telles qu’Obscura, Necrophagist ou encore Gorod, le quatuor a de solides références.


Nous aurons droit à plusieurs incontournables du groupe — Jordy Besse (basse/chant), Nicolas La Rosa (guitare), Sylvain Octor-Perez (guitare) et Théo Gendron (batterie) — dont « Maelstrom » et « Kraken ». Encore une gifle dans cette journée apocalyptique où l’on se croirait presque en enfer. La technicité, les harmonies sophistiquées et les atmosphères progressives ont littéralement secoué la salle. Une découverte qui m’a particulièrement marqué.
Setlist : Intro / Blast / Maelstrom / Eidolon / Hybrid suns / Life / Kraken / Dying light / Intro / Legend.

Changement de pays avec les Danois de Maceration. Originaire d’Esbjerg, le groupe est fondé à la fin de l’année 1989 et est considéré comme l’un des pionniers du death metal Danois.
Après une séparation au début des années 1990, le groupe est resté en sommeil pendant près de trente ans avant de se reformer en 2021-2022. Cette renaissance a débouché sur un nouvel album et une activité scénique soutenue sur les festivals européens.
Leur passage au Lions Metal Fest, avec deux membres fondateurs — Jacob Schultz et Lars Bangsholt — avait déjà de quoi attirer l’attention. Ajoutez à cela leur nouveau chanteur Jan Bergmann Jepsen, véritable machine de guerre gutturale. Alternant passages rapides et séquences lourdes et écrasantes, Maceration a créé un véritable maelstrom de death metal.

Encore une excellente surprise. Ici, pas de quartier pour le public : tel semblait être le mot d’ordre.
Setlist : The den of misery / Engulfed in agony / Serpent devourment / Transmogrified / Empyness embraced / Where leeches thrive / Tender twig of innocence / Pain and pleasure.

Nightrage est un groupe de death metal mélodique fondé en 2000 à Thessalonique par Marios Iliopoulos et Gus G. Très rapidement, le groupe s’est rapproché de la scène de Göteborg, qui a fortement influencé son identité musicale.
Malgré de nombreux changements de line-up, Marios Iliopoulos est resté le pilier du groupe. Nightrage est devenu une référence du death metal mélodique moderne, notamment grâce au passage de Gus G. avant son aventure avec Ozzy Osbourne, mais aussi grâce à la participation du regretté Tomas Lindberg d’At the Gates.


Leur dixième album studio, Remains of a Dead World, est sorti en 2024.
Encore une claque. Oui, je me répète peut-être, mais la cuvée 2026 du Lions Metal Fest a été exceptionnelle. Un réel plaisir de découvrir le groupe sur scène. Et si la température était déjà élevée, leur prestation n’a rien arrangé !
Setlist : Intro / So far away / Being nothing / Euphoria within chaos / A throne of melancholy / Elusive emotion / Affliction / Scathing / Phantasma / Nauseating oblivion / Descent into chaos / Spiral / The tremor / Outro.

Autre poids lourd du death metal : les Polonais de Hate.
Formé à Varsovie entre 1990 et 1991, le groupe fait partie des figures majeures de la scène extrême Polonaise aux côtés de Vader, Behemoth et Decapitated.
La guerre est officiellement déclarée à Montagny. Le groupe livre un set rigoureux, sombre à souhait, avec une approche plus spirituelle et ésotérique que la plupart des formations death metal. L’ambiance est posée dès les premiers titres issus de leur dernier méfait, Bellum Regiis. Batterie implacable, atmosphères maléfiques et guitares tranchantes : tous les ingrédients sont réunis.


La voix torturée d’Adam Buszko, semblant surgir des profondeurs, apporte encore davantage de profondeur à l’ensemble. « Erebos », « The Wolf Queen » ou encore « Sovereign Sanctity » enfoncent le clou. Pas le moindre répit dans cette démonstration de violence maîtrisée.
Le set se clôt sur « Hex ». La fatigue commence à se faire sentir : la journée a été longue depuis le réveil à l’aube.
Setlist : Intro/ Bellum regiis/ Erebos/ The wolf queen/ Sovereign sanctity/ Rugia/ Sample/ Lux aeterna/ Iphigenia/ The vanguard/ Hex.

Changement de registre avec les Allemands d’Equilibrium.
Prenez un savant mélange de folk metal, une dose de pagan, une pointe de black metal symphonique, un soupçon de death metal, de metalcore et de metal moderne, et vous obtenez Equilibrium.


C’était une première pour moi, et j’ai été agréablement surpris par l’énergie communicative du groupe. L’ambiance se veut plus festive, sans perdre en intensité. Le frontman Fabian Getto fait constamment participer le public et n’hésite pas à se lancer dans un diving stage porté par la foule tout en continuant de chanter. Un grand moment de partage.
Setlist : Non communiquée

On termine cette première journée avec Massacra Legacy. Le groupe est considéré comme l’un des pionniers du death metal français aux côtés de Loudblast et Agressor. La formation originelle a marqué la scène Européenne grâce à ses trois premiers albums avant de disparaître en 1997, suite au décès du chanteur-guitariste Fred « Death » Duval.


Massacra Legacy ne se présente pas comme une reformation complète du groupe original, mais plutôt comme un hommage officiel destiné à préserver et faire vivre cet héritage incontournable du metal extrême français sur l’initiative du batteur Chris Palengat. Moreno Grosso au chant littéralement déchainé par l’enthousiasme du public.
Malgré la fatigue générale due à la chaleur étouffante de cette première journée, la salle est restée pleine pour ce final en apothéose.

Et le groupe ne s’est pas retenu, bien au contraire. Tous les classiques y sont passés, déclenchant une véritable boucherie dans le pit et une ferveur constante devant la scène. Porté par un public à 200 %, Massacra Legacy a offert une prestation aussi intense que fédératrice, concluant cette première journée dantesque de la plus belle des manières.
Setlist : Intro agonizing world / Evidence of abominations / Atrocious crimes / Final holocaust / Gods of hate / Nearer to death / Full of hatred / Signs of the decline / Ultimate antichrist / The day of Massacra / Seas of blood / Enjoy the violence.

 

 

 

 

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