Kreator + Carcass + Exodus + Nails (Stockholm, Annexet, 23 avril 2026)

par Metalfreak | Juil 12, 2026 | Live Reports | 0 commentaire

Photos + report : Lord Andersson

Voilà déjà plus d’un mois que les légendaires Kreator que l’on ne présente plus tournent à travers l’Europe pour la sortie de leur nouvel opus « Krushers of the World » paru en début d’année. Les thrashers Teutons ont fait les choses en grand pour cela : en effet, ils sont accompagnés de trois autres groupes tout aussi légendaires les uns que les autres. À savoir, les excellents britanniques de Carcass, le puissant Exodus et les très hargneux de Nails.
Autant le dire, nous avons là un véritable choc des titans qui arrive au bout de cette tournée dantesque en terre scandinave. Ils jouent ce soir à la salle Annexet en banlieue très proche de Stockholm, une salle énorme, probablement la plus grande que j’ai faite derrière l’Aréna de Montpellier. L’organisateur Suédois FKP nous permet de profiter d’un moment musical qui s’annonce grandiose.

FKP est synonyme d’organisation millimétrée en règle générale et cette date n’échappe pas à la règle. Les hostilités démarrent très tôt, Nails ouvre le bal à 18 heures 20. Hélas, c’est avec beaucoup de regrets que j’ai raté le début du concert. En effet, bloquée dans les transports et le temps de récupérer mon pass photo à l’accueil a pris beaucoup de temps. De plus, la sécurité est très sérieuse dans ce type de salle donc, cela a mis plus de minutes qu’à l’accoutumée. La salle est scindée en deux : une fosse carrée or et une fosse classique, je ne comprendrai jamais ce genre de délire même si cela rendait l’air plus respirable.
J’ai pu toutefois profiter du dernier quart d’heure de Nails. Les musiciens sont excellents sur scène, ils sont de véritables bêtes féroces prêts à en découdre. On ressent l’influence punk / grindcore, le chanteur guitariste Todd Jones porte d’ailleurs un t-shirt Discharge, quel hasard ! Cependant, le son est beaucoup trop fort et très très brouillon rendant le spectacle désagréable. Cela est fort dommage car le groupe est vraiment très sympa à voir et regarder mais le son a quand même un peu flingué l’ambiance selon moi. Je suis toutefois ravie d’avoir vu Nails. Ils n’ont hélas joué qu’une demi-heure.

Les Américains quittent la scène pour laisser la place à leurs compatriotes Exodus, une véritable légende du thrash metal états-unien. Exodus est si légendaire que Dave Mustaine aurait dit qu’il devrait y avoir un big five of thrash américain incluant ces derniers ! Les Californiens ont depuis 1979 déjà su s’imposer et forger le respect au sein de la scène metal internationale.

Je vous le dis de suite : le thrash metal à quelques exceptions (dont Kreator et Sodom) n’est absolument pas ma tasse de thé. Je ne connais que peu Exodus contrairement à mon homme ou d’autres proches. Je sais que le nouvel album « Goliath » est apprécié par de nombreux fans. Je n’ai pas trop aimé la pochette à prime abord cependant, elle rend super bien en décor sur scène.

Effectivement, le groupe a décidé de mettre Goliath en immense décor surplombant tout l’arrière de la scène. La qualité du son est bien meilleure que pour Nails mais je ne trouve pas le son très propre pour autant.

Les décibels sont trop élevés pour mes oreilles sensibles. Les jeux de lumières sont splendides, je les mets dans mon top des artistes ayant eu les plus belles lumières sur scène. À tel point qu’on se serait cru parfois à un festival de jour en plein air tant les photos ressortent très propres et claires, chose relativement rare dans une salle de concert avec de la lumière basse. Je dirais qu’Exodus excelle tant sur la forme que le fond, l’ambiance est super sympa et les musiciens sont très en forme.


On distingue parfaitement le chant et les instruments. Je félicite les artistes pour cette prestation d’un grand professionnalisme.
On sent qu’ils sont habitués aux grandes salles et prennent leur travail très au sérieux.
Setlist : 3111, Bonded by Blood, Deathamphetamine, Blacklist, Goliath, A Lesson in Violence, The Toxic Waltz, Strike of the Beast.

Les Californiens s’en vont et laissent leur place à leurs amis British de Carcass qui, petit à petit, pointe le bout de son nez avec son décor aux petits oignons. Nos amis Bill Steer et Jeff Walker ont décidé de faire les choses en grand ce soir : immense drapeau à l’image de leur groupe à savoir, le logo arborant les éléments chirurgicaux, des crânes (voir photos). Je redoute le concert car je les ai vus moins d’un an plus tôt et j’avais détesté au point de partir bien avant la fin du live… Mais, sait-on jamais, j’aime beaucoup Carcass et on a tous le droit à une seconde chance … Les “ intellectuels ” du grind / death tout ça sont prêts à nous propager leur musique qui pue la putréfaction (les vrais savent).
Le quatuor monte sur scène et démarre avec l’excellent « Unfit for Human Consumption » de l’excellent « Surgical Steel » mettant de suite une belle ambiance à l’Annexet.


Je suis de suite sous le charme et je comprends que le spectacle sera à la hauteur. Le son n’est vraiment pas mal, les lumières nettement moins bonnes que pour Exodus mais restent très correctes. Jeff Walker est très présent cette fois, on le sent content d’être là, il ne se repose pas sur Bill.
Le guitariste Nippy Blackford est aussi présent, tous bougent beaucoup sur scène. On est à des années lumières de ce que j’ai vu un an plus tôt, à croire que cette immense scène leur réussit mieux. On entend vraiment bien les growls de Jeff et Bill, ce dernier a un chant très puissant, tellement agréable à écouter sur scène. Le groupe nous offre une setlist sympa mettant en valeur une grande partie de leur discographie même s’ il manquait quelques pépites comme « Keep On Rolling in the Free World » par exemple. Ce sont les artistes de l’affiche que j’écoute et apprécie le plus. J’ai été émerveillée de voir Carcass en belle forme surtout en fin de concert lors de « Corporal Jigsore Quandary », ma favorite de leur discographie qui a fait bouger le public plus que jamais. Un grand merci à nos british pour ce moment mémorable.


Grosse dédicace à Bill Steer avec qui on a pu parler à la fin et même faire des photos, you are the best !!!!
Setlist : Unfit for Human Consumption, Buried Dreams, Incarnated Solvent Abuse, No Love Lost, Death Certificate, Dance of Ixtab, Genital Grinder, Exhume to Consume, Corporal Jigsore Quandary, Heartwork.

Toutes les bonnes choses ayant une fin, les Anglais doivent comme les autres artistes et céder leur place pour les teutons du thrash allemand : Kreator.
Voilà quarante-deux ans que Mille Petrozza et Ventor propagent décennies après décennies leur musique ayant inspiré tant de groupes et courants de metal extrême.
Une discographie incroyablement riche, variée, seize albums au compteur dont le dernier sorti le 16 janvier. Autant dire que Kreator n’est pas prêt de s’arrêter. Ce sont de véritables professionnels de la musique. Il est important de le souligner : peu de groupes de metal arrivent à un tel professionnalisme tant sur scène qu’en studio comme le fait Kreator. Ils nous l’ont prouvé à un point paroxystique ce soir. Le décor n’est pas un simple gros drapeau non. Tout est travaillé à la virgule près, voir mes photos pour plus de détails. Il y a une sorte de diable de taille gargantuesque, des têtes décapitées, des corps suspendus de partout. Et, la pyrotechnie sera de la partie une première pour moi après onze années de concert ! Le décor s’installe petit à petit, un rideau le cache en partie. Le thrash metal est connu pour être très engagé politiquement à gauche et Kreator ne déroge pas à la règle.


Le début du concert nous le rappelle d’entrée : ce rideau est en réalité un rétroprojecteur qui va dévoiler de nombreuses vidéos et images dont entre autres Hans et Sophie Scholl. Ils sont les fondateurs de la Rose Blanche, une association qui résiste contre le nazisme, ils sont arrêtés et décapités par le régime d’Adolf Hitler le 22 février 1943. Parenthèse et anecdotes historiques faites, revenons à notre concert. Après ce défilé d’images dénonçant l’idéologie d’extrême droite et le nazisme, une ombre portant une guitare apparaît et il s’agit bien entendu de Mille Petrozza.
Une entrée sur scène assez originale et démarre de suite avec « Seven Serpents » de « Krushers of the World« , leur tout nouvel album.
Le public est déchaîné, l’ambiance est juste dingue. Le leader a un charisme et une telle aura, le public suit toutes ses demandes de wall of death qui démarre dès le troisième titre « Enemy of God », provoquant une grosse bagarre dans toute la fosse.
Et cela sera le cas durant de nombreuses reprises. Le son est excellent bien qu’un peu trop fort, nous sommes plongés dans un spectacle assez rare pour un concert de metal (pour un concert en salle).


Entre les flammes avec cette pyrotechnie quasi omniprésente, le décor scénique imposant, les lumières, Kreator a excellé ce soir tant sur le fond que sur la forme.
La setlist est parfaite : un peu du nouvel album et les hits absolus tels que « Phantom Antichrist », « Hordes of Chaos » absolument terrible sur scène, « Endless Pain » et « Pleasure to Kill » et j’en passe. Je m’attendais à quelque chose de bien mais j’en ressors scotchée, quel spectacle extraordinaire.
Admiration supplémentaire parce que les flammes sont très fatigantes et nous piquent rapidement les yeux sans parler de la chaleur. Imaginez qu’ils font sûrement ça tous les soirs depuis un mois, surtout à leur âge.
Les Allemands sont véritablement entrés dans la cour des grands.


Mon copain qui les a vu environ trente fois m’a dit que c’était le meilleur live qu’il ait vu de Kreator jusqu’à présent. Danke Kreator für alles !
Setlist : Seven Serpents, Hail the Hordes, Enemy of God, Satanic Anarchy, Hate über Alles, People of the Lie, Betrayer, Krushers of the World, Hordes of Chaos, Satan is Real, Loyal to the Grave, Phantom Antichrist, Endless Pain, 666- World Divided, Violent Revolution, Pleasure to Kill.

Tack för allt FKP Scorpio Sverige, det var en jättetrevlig kväll !

Partager l'article

Suivez-nous sur les réseaux :

Rejoignez notre groupe Facebook (actualités, évènements, partenariats...) :

Concerts:

Aucun Résultat Trouvé.

La page que vous avez demandée est introuvable. Essayez d’affiner votre recherche ou utilisez la navigation ci-dessus pour trouver l’article.