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Il y a des artistes que l’on écoute depuis longtemps, que l’on a plaisir à retrouver au détour d’une playlist aléatoire et qui nous accompagnent sur le chemin de la vie. C’est le cas du groupe Karnivool. Première fois que je les vois sur scène, et certainement pas la dernière !
Les Aussies ont traversé la planète pour jouer à guichets fermés ce 17 avril 2026 au Debaser. Ça promet !
C’est le groupe Intervals qui est chargé d’ouvrir. Dès les premières notes de “Neurogenesis”, tiré de leur album “Memory Palace” sorti en 2024, enregistré en collaboration avec le duo de musique électronique basé à Bristol, KOAN Sound, les Canadiens du projet instrumental Intervals électrisent le public déjà nombreux devant la scène.

Cela doit être un véritable défi, pour un projet entièrement instrumental, de maintenir l’auditeur activement engagé et présent, surtout une fois passée la fascination initiale de découvrir quelque chose pour la première fois. Intervals est cependant un formidable groupe de musiciens. On en prend plein les yeux et les oreilles.
Si la majeure partie de la setlist est composée de morceaux issus de « Memory place », Intervals puise également dans ses archives avec « Mata Hari » et « Epiphany », tirés de l’EP de 2012, « In Time ».
La qualité sonore du Debaser permettait d’entendre clairement les arrangements complexes. C’était sublime. Vraiment une belle découverte.

Line up : Aaron Marshall (guitare, compositeur, leader du projet), Jacob Umansky (basse), Nathan Bulla (batterie) et Travis LeVrier (guitare).
Setlist :
Neurogenesis
Nootropic
Galaxy brain
Leave No Stone
Mata Hari
Epiphany
Mnemonic
Chronophobia
Je profite de la pause pour choper quelques informations sur le groupe Intervals et ajouter quelques titres à ma playlist.
Le moment tant attendu est arrivé. Treize ans après « Asymmetry« , Karnivool est enfin de retour — et non, ils n’ont clairement pas passé tout ce temps à se tourner les pouces. Leur style est intact : des compositions intelligentes, des riffs acérés, des voix qui se superposent sur des mesures improbables… bref, ce subtil mélange qui fait hocher la tête des amateurs de prog tout en restant étonnamment accueillant pour les autres.
Troisième date de la tournée européenne, les Australiens n’ont pas l’ai gêné par le jet lag et arrivent frais comme des gardons. Ils ouvrent avec “Ghost”, premier morceau d' »In Verses« , et posent immédiatement les bases : précision, intensité, et ce petit supplément de densité qui fait qu’avec eux, chaque note semble peser son poids.

Ce qui impressionne toujours autant chez Karnivool, c’est cette capacité à rendre naturelle une musique qui, sur le papier, pourrait donner mal à la tête. Structures complexes, rythmiques tordues, arrangements riches… et pourtant, tout coule de source. Rien de démonstratif, juste une maîtrise tranquille.
Après ce démarrage, le groupe remonte le temps avec “Simple Boy”, et là, plus de doute : la salle n’est pas remplie de curieux du dimanche. Ça chante partout, fort, juste (enfin pas toujours), et surtout avec ferveur. Ce soir, Stockholm est rempli de fidèles.
Treize ans, c’est long. Et visiblement, tout le monde connaissait encore les paroles.

La setlist, largement tournée vers « In Verses« , explore des territoires plus sombres, plus mélancoliques aussi. Mais pas question d’oublier les classiques : “Themata” et “New Day” déclenchent immédiatement une réaction quasi cathartique. Mention spéciale au public, qui n’a clairement pas lésiné sur les cordes vocales.
Côté musique, c’est du très solide. Le duo Drew Goddard / Mark Hosking livre un jeu de guitares d’une précision redoutable, tout en finesse. Derrière, Steve Judd et Jon Stockman verrouillent le tout avec une efficacité chirurgicale. Franchement, c’est carré et c’est un régal pour les oreilles.

Le final avec “Opal” et “Salva” vient refermer le set sur une note suspendue. Huit minutes entre tension et relâchement, où la salle semble respirer à l’unisson avec le groupe. À la fin, personne ne se précipite. Quelques secondes de flottement, comme si revenir à la réalité demandait un petit effort.
Parce que oui, c’est typiquement le genre de concert qu’on attend longtemps… et qu’on verrait bien durer plus longtemps..
Ce fut une soirée dont tout le monde dans la salle, y compris le groupe, se souviendra longtemps. Karnivool va continuer à répandre son rock progressif à travers l’Europe, avant de retourner en Down Under pour une tournée historique. Et moi, je m’en vais faire un tour au merch pour compléter ma collection.
Line up : Ian Kenny (chant), Drew Goddard (guitare, chœurs), Mark Hosking (guitare, chœurs), Jon Stockman (basse), Steve Judd (batterie).
Setlist :
Ghost
Simple Boy
Aozora
Goliath
Drone
We Are
Deadman
All It Takes
Animation
Themata
Roquefort
New Day
Opal + Salva
Merci à Debaser et Live Nation pour leur confiance. Bravo aux artistes pour leur générosité. Encore une soirée inoubliable !










