Furios Fest Open Air 2026 – Jour 1

par Gothicmelody | Sep 16, 2026 | Live Reports | 0 commentaire

Report + photos : Alain The Red 

Jour 1 : vendredi 21 août

Direction Saint-Flour pour le pèlerinage annuel au Furios Fest qui cette année se déroulera sur 3 jours.
Un gros week-end en perspective vu les noms des groupes à l’affiche et un festival dont le nom résonne partout en France.
C’est Monolyth qui ouvrira cette sixième édition, autant vous dire que le groupe est remonté à bloc.
Formé en 2006 et originaire de Beauvais, Amaury Durant au chant, Julien Dijoux à la guitare, Batt Cauchy à la batterie et Damien Marchant à la basse. Le groupe oscille entre le melodic death et le metalcore moderne. Riffs acérés, mélodies fédératrices et une grosse puissance de frappe, le groupe nous a gâtés et a donné le ton pour cette première journée.
Set-list : Betrayed Again/ Better Off Somewhere Else/ This Void Deep Inside/ Searching for…/ The Unexpected Flame/ The Tearing/ Perseverance.

On enchaîne avec Darken, vétérans de la scène heavy française revenus d’entre les morts après trente ans de silence, Le groupe mise autant sur la puissance des guitares que sur les mélodies vocales, avec une présence scénique forgée par plusieurs décennies d’expérience. Darken conjugue aujourd’hui la puissance du heavy metal traditionnel à une approche moderne, mélodique et sombre, portée par des refrains taillés pour la scène et des riffs massifs. Avec son nouveau line-up nous a envoyé un set puissant et efficace, une belle découverte pour ma part.
Set-list : Rising to valhalla/ Ground zero/ The end of time/ Near death experirnce/ The northen lights/ Lost/ Alive.

Après avoir chroniqué l’album de Lucie Sue « Battle Station » l’année dernière, je la vois enfin en live et c’est pas rien. Un concentré d’énergie, une sacrée front woman un poil déjantée, mais on aime ce grain de folie qui l’anime. Un mélange rock punk et grunge et bien entouré par Laura à la basse, Enzo guitare et chœur et Mitch à la batterie apparemment aussi déglingués que Lucie. Portée par une énergie débordante et une attitude de véritable punk-rockeuse sous stéroïdes, Lucie Sue a transformé le Furios Fest en terrain de jeu. Entre riffs accrocheurs, refrains fédérateurs et présence scénique explosive, le quatuor a confirmé que sa réputation grandissante n’a rien d’usurpée.

Avec Sick N’ Beautiful, le Furios Fest bascule dans une autre dimension. Après les avoir vus en mode intime dans une petite salle, place à la scène du Furios. Débarquant sur scène comme un commando venu d’une galaxie lointaine, les Italiens imposent immédiatement leur univers futuriste à grand renfort de costumes cybernétiques, de maquillages extravagants et d’une mise en scène calibrée au millimètre. Mené par l’incontournable Herma Sick, le combo ne sera pas au complet pour cette date mais cela n’empêchera pas le groupe de nous en mettre plein les yeux : derrière l’apparat visuel se cache une machine de guerre parfaitement huilée. Entre metal moderne, hard rock survitaminé et incursions industrielles, les riffs fusent tandis que la section rythmique pilonne sans relâche un public rapidement conquis. Sur les planches, chaque morceau est une décharge d’énergie. Les musiciens occupent l’espace avec une assurance insolente, multipliant les interactions avec la foule tandis qu’Herma Sick captive tous les regards grâce à un charisme hors norme. Le public répond présent et se laisse embarquer dans cette aventure spatiale où le spectacle visuel ne prend jamais le pas sur l’efficacité des compositions. À mi-chemin entre le concert métal et la performance science-fiction, Sick N’ Beautiful livre une prestation aussi spectaculaire qu’efficace. Une véritable bouffée d’oxygène dans la programmation du festival et sans doute l’une des propositions les plus originales et marquantes de cette édition du Furios Fest.
Set-list: Intro (scolopendra)/ (Human) is overrated/ Tonight we go to war/ God of thunder/ Raise the dragon/ Drop it to the B/ Hate manifesto/ New witch 666/ Makin’ angels.

Changement d’ambiance avec High Parasite. Après les assauts précédents, le Furios Fest plonge dans une atmosphère nettement plus sombre avec le nouveau projet d’Aaron Stainthorpe, voix mythique de My Dying Bride. Mais ici, pas question de jouer la carte du doom pur jus : High Parasite mélange death metal, gothique, rock sombre et nappes électroniques dans un cocktail aussi malsain qu’accrocheur. Dès les premières notes de « Parasite », le ton est donné. Les guitares envoient du lourd pendant que Stainthorpe déploie son timbre grave et immédiatement reconnaissable. Le gaillard n’a rien perdu de sa capacité à installer une chape de plomb sur un festival entier. Derrière lui, la machine tourne à plein régime et les morceaux de « Forever We Burn » prennent une dimension nettement plus agressive sur scène. Une prestation sombre, compacte et particulièrement efficace, qui confirme que le groupe possède déjà une véritable identité scénique.
Set-list : Parasite/ Concentric Nightmares/ Grave Intentions/ Drag Me Under/ My Syndrome/ Cold/ Widowmaker/ We Break We Die/ Wasn’t Human/ Hate Springs Eternal/ Let It Fail/ Forever We Burn

Clôture de cette première journée démente avec Tagada Jones. Et autant dire que les Rennais ne sont pas venus à Saint-Flour pour faire de la figuration. Dès les premiers accords, la machine punk-metal se met en route et le Furios Fest prend des allures de champ de bataille.
Avec son mélange explosif de punk hardcore, metal et rock énervé, Tagada Jones possède cette faculté rare de transformer instantanément un public en véritable meute. Les riffs sont directs, la rythmique cogne comme un marteau-pilon et les refrains sont taillés pour être repris à plusieurs milliers de voix. Sur scène, Niko mène les troupes avec cette énergie communicative qui fait depuis longtemps la réputation du groupe. Pas de temps mort, pas de fioritures inutiles : ça joue fort, ça joue vite et ça joue avec les tripes. Entre brûlots contestataires, morceaux fédérateurs et charges punk survitaminées, le groupe enchaîne les titres avec une efficacité redoutable. Dans le pit, les corps s’agitent, les pogos s’enchaînent et les premiers rangs prennent logiquement cher. Le petit plus du set avec les passages d’Olivia jouant tantôt avec les flammes ou les oriflammes, le groupe conserve cette dimension profondément humaine et engagée qui constitue son ADN. Les textes balancent leurs messages sans détour, pendant que le public reprend les paroles à pleins poumons.
Une tête d’affiche qui porte parfaitement son statut et qui laisse derrière elle un champ de bataille jonché de nuques douloureuses et de voix explosées. Mission accomplie.
Set-list : Le dernier baril/ Je suis démocratie/ Nous avons la rage/ Zéro de conduite/ Cargo/ De l’amour et du sang/ Combien de temps encore ?/ Le Poignard/ Vendredi 13/ Elle ne voulait pas/ À fleur de peau/ De rires & de larmes.

 

 

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