Epica + Amaranthe + Charlotte Wessels (Lyon, Radiant-Bellevue, 04 février 2026)

par Metalfreak | Fév 7, 2026 | Live Reports | 0 commentaire

Photos + Report : Jaymz

Pour votre serviteur, aller voir Epica en concert est toujours spécial car c’est le premier concert auquel j’ai emmené celle qui est devenue ma femme et l’est toujours, il y a quasiment 20 ans jour pour jour, déjà à Lyon, au Ninkasi Kao. Autant qu’on attendait nos Bataves préférés, cette fois-ci au Radiant de Caluire-et-Cuire, avec une certaine impatience pour notre douzième, la dernière fois ayant été au stade de France, en première partie de Metallica.
Attente d’autant plus compliquĂ©e car ayant manquĂ© Charlotte Wessels, l’ex chanteuse de Delain, nous arrivons juste avant le dĂ©but d’Amaranthe. Mes quelques Ă©coutes de leur Ă©lectro pop metal Ă  trois voix ne m’avaient pas emballĂ© plus que cela. Pas dĂ©sagrĂ©able quand on en Ă©coute un ou deux morceaux au dĂ©tour d’une playlist, mais sur un concert entier, ça ne tient pas la route. Mis Ă  part une jolie ballade Ă  deux voix, ça donne l’impression de jouer le mĂŞme morceau pendant plus d’une heure. Car oui malheureusement, c’est une tournĂ©e en co-headlining et du coup, les SuĂ©dois jouent aussi longtemps que nos Hollandais, alors qu’ils sont Ă  des annĂ©es-lumière en termes de technique, moyens visuels et surtout charisme. Et pourtant le public rĂ©agit très positivement Ă  ce set. « Suis-je devenu un vieux mĂ©talleux aigri ? Â» demandais je mĂŞme Ă  ma femme. Mais non, je persiste et signe : mis Ă  part, la prestation de Nils Molin, voix claire, le reste est Ă  oublier. On abandonnera au bout d’une demie heure pour revenir sur le dernier titre – "Dropdead Cynical", le seul que je connaissais – histoire de bien se placer pour les patrons.

Car oui, en un morceau, Epica va balayer tout cela et nous proposer un super show pendant 1h15 ! Grande scène avec un Ă©tage oĂą on peut admirer la machine Arien van Weesenbeek derrière les fĂ»ts et le toujours dĂ©sopilant Coen Janssen avec son clavier tournant. Ajoutez Ă  cela une plateforme centrale oĂą les quatre autres musiciens vont pouvoir se mettre en valeur chacun leur tour, en commençant par la muse iconique du groupe, la divine Simone Simons, dont la voix et le charisme vont irradier tout le concert. Isaac Delahaye, l’excellent et sympathique guitariste soliste y viendra rĂ©gulièrement faire Ă©talage de sa technique et dĂ©conner avec son copain Coen.
Au fond de la scène, un grand Ă©cran va passer des visuels inspirĂ©s qui nous feront voyager au grĂ© des morceaux pour la plupart Ă©pique proposĂ©s ce soir. Impressionnant dispositif qui propulse le show des bataves dans une autre dimension. Des patrons je vous dis !

TournĂ©e "Aspiral" oblige, cinq morceaux seront jouĂ©s et je dois bien reconnaĂ®tre que si l’album ne m’avait pas emballĂ© plus que cela, en live, cela n’a rien Ă  voir ! Dès les premières notes bien lourdes d’"Apparition" qui lancèrent la soirĂ©e, je me dis que ce dernier Ă©tait bien un bon voire très bon cru. Si "Cross the divide", "Eye of the Storm" et "Fight to survive" sont trois singles efficaces qui font bien le job dans le set – mĂŞme si on peut se demander pourquoi jouer les trois et non favoriser un classique supplĂ©mentaire - , "The grand saga of Existence" est un titre Ă©pique et puissant dont Mark Jansen (grunts, guitares rythmiques) a le secret. Majestueux et prenant.
Les moments forts de la setlist seront les retours de classiques comme le dantesque "Martyr of the free World", un de leurs tout meilleurs morceaux, issu du classique "Design your universe", dont nous aurons également le standard "Unleashed" avec un visuel incroyable ainsi que la rarissime et d’autant plus précieuse ballade "Tides of time", dans une version piano voix, avec un véritable piano amené sur scène pour l’occasion, juste magnifique.
Autres classiques qui font plaisir le single "Never Enough" de 2007 ("The divine conspiracy") et "The last crusade" de "Consign to Oblivion", mais dont la chanson ne clĂ´turera pas le set puisque le rappel n’aura pas lieu, faute encore une fois Ă  cette tournĂ©e en double tĂŞte d’affiche… Cela sera donc les deux titres phares "Cry for the Moon (forever and ever !)" et l’incontournable "Beyond the Matrix" qui mettront un terme Ă  une prestation grandiose et gĂ©nĂ©reuse, oĂą l’on regrettera juste vingt minutes de plus avec "The obsessive devotion" ou "The essence of silence", voire "Sensorium" par exemple. On notera aussi la lĂ©gère mise en retrait du patron Mark Jansen, notamment par rapport aux morceaux oĂą il est moins amenĂ© Ă  grogner que d’habitude.
Ce fut un douzième show excellent – forever and ever avec ma belle - , d’un groupe au sommet de son art après plus de vingt ans de carrière et qu’on attend pour une tournĂ©e seule et pourquoi en mode best of pour leurs 25 ans en 2027. On peut rĂŞver non ?

Setlist Epica :

Apparition
Cross the Divide
Martyr of the Free Word
Eye of the Storm
Unleashed
Never Enough
Sirens - Of Blood and Water
(with Charlotte Wessels)
Tides of Time
The Grand Saga of Existence
Cry for the Moon
The Last Crusade
Fight to Survive
Beyond the Matrix

Setlist Amaranthe :

Fearless
Viral
Digital World
Damnation Flame
Maximize
Strong
PvP
Crystalline
Boom!1
The Catalyst
Re-Vision
Chaos Theory
(unreleased song)
Amaranthine
The Nexus
Call Out My Name

Rappel :
Archangel
That Song (With snippets of Queen's We Will Rock You)
Drop Dead Cynical

Concerts:

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