Photos + Report : Aur'Hell
Vendredi 13 mars : pluie, obscurité et froid mordant. Après une rude semaine, je brave le sort et pousse la porte de Kollektivet Livet, prête à plonger dans une soirée rock’n’roll intense.
La salle se situe sur l’île de Södermalm, au bord de l’eau. J’aime bien cette salle car elle est assez petite et la configuration de la scène permet une belle osmose entre le public et les artistes.
Petit tour au stand de merch pour repérer le prochain t-shirt que je vais m’offrir et direction la scène où le show va bientôt commencer.

Le premier groupe à se jeter dans l’arène est Minimum Rage. Une rage minimum, mais une énergie maximum ! Le groupe emmené par Zeke pose les bases d’une soirée qui fleure bon le punk rock. Une entame sans préliminaires, ils envoient la sauce direct ! C’est sauvage, un peu rétro dans le style, le public est avec eux et reprennent en chœur des titres comme “Jerk Off” ou le très entêtant “On and On” . C'est la deuxième fois que je les vois en concert et franchement c’est pas mal.

On se souviendra aussi du passage où le chanteur de Mountain Bike Death Tigers (un groupe en pleine ascension !) a rejoint Zeke sur le dance floor pour un duo explosif en décibels. On sent qu’ils kiffent le moment, et nous, bah du coup on kiffe avec eux. Bra jobbat !
Line up :
Zeke Lugmair (chant)
Oriane (guitare)
Sanna (guitare)
Linn (basse)
Alfred (batterie)
Setlist :
Deadbeat / In Your Blood / On and On / Muskö / Live It Down / The Wheel / Nya KS / O.D. / Cocaine / No Prisoners / Jerk Off / Savoir Fear

Petite pause de quelques minutes pour se remettre de nos émotions, et c’est reparti.
C’est Blowsight qui prend la suite, dont le rock, moins effréné, permet de souffler un peu sans casser l’ambiance. Comme dans l’œil du cyclone, on profite d’un calme trompeur, en sachant que la tempête n’a pas dit son dernier mot. Attention je ne dis pas que c’est ramollo, bien au contraire ! On est sur un rock très moderne et assez mélodique, porté par la voix envoûtante et puissante de Nick Red.

C’est une découverte pour moi. J’avais juste écouté 2-3 titres avant le concert histoire de ne pas être prise au dépourvu. Et franchement j’aime bien le style. Le chant est précis, les guitares sont harmonieuses et l’énergie est au rendez-vous.
Mention spéciale à la batterie. Impossible de rester insensible devant le jeu de Robban Bäck. Le mec est d’une précision et d’une puissance impressionnantes !

Line up :
Nick Red (chant)
Axel Engström (guitare)
Rasmus Veström (basse)
Robban Bäck (batterie)
Il s’agit du nouveau line up de ce groupe qui écume la scène rock suédoise et internationale depuis les années 2000.
Setlist :
I Wish You 666 / Bandit For Life / Miracle / The Simple Art (Of Making You Mine) / Bus Girl / The Sun behind the rain / How I Get What I deserve / Wake Up Dead / Butterflies & Ecstasy
La setlist est un subtil mélange d’anciens et de nouveaux titres, mettant en lumière les différentes évolutions du groupe. Ils terminent leur set avec le titre que je préfère, "Butterflies & Ecstasy". C’est le premier single de cette nouvelle formation et c’est très très prometteur. Snyggt !

Juste le temps de passer au ravitaillement que les rois Norvégiens du death-pop / punrock / hardcore Blood Command se préparent déjà.
Le public est maintenant plus nombreux. Chacun veut s’assurer une place au premier rang. Les photographes doivent jouer des coudes pour pouvoir rester devant. Ça pousse derrière alors que le show n’a pas encore commencé. Ça promet !

Dès les premières notes de “CTRL+ART+DELETE”c’est l’hystérie. Nikki Brumen entre en scène avec ses musiciens et nous embarque pour 1h30 de show. Il ne faut pas se fier aux apparences. Derrière ce minois doux et espiègle se cache une bête de scène qui se donne sans retenue : entre le crowd-surfing, ses désormais célèbres “rump flash”, les coups de pieds sautés, les crachats sur le public (ou les photographes, merci Nikki, ce fut un honneur...) et le jeu avec ses musiciens, c’est une vraie tornade qui emporte tout son passage Elle assure le show et le public est conquis.

Line up :
Nikki Brumen (chant)
Yngve Andersen (guitare)
Snorre Kilvaer (guitare)
Sigurd Haakaas (batterie)
Setlist :
Ctrl + Art + Delete / Cult Drugs / Heaven's Hate / The Plague on Both Your Houses / Saturday City / Quitters Don't Smoke / Bare Witness / Reap What You Sow / Stay Awake / It's Not Us, It's Them / Welcome to the Next Level Above Human / Keep My Seat Warm / Forever Soldiers of Esther / A Villain's Monologue / High Five for Life / Decades / All I Ever Hate / About Is You / We Could Be Heaven / Mariah’s Song / Cult of the New Beat
Pas d’échauffement pour Blood Command : « Ctrl + Alt + Delete », « Cult Drugs », « Heaven’s Hate » — et la salle est déjà chauffée à blanc. Le groupe impose d’entrée un rythme effréné, transformant la fosse en un chaos contrôlé.
Mais derrière cette intensité, le groupe dose parfaitement énergie brute et passages plus calmes. Des titres plus accrocheurs comme « Saturday City » ou « Quitters Don’t Smoke » apportent de la diversité, tandis que « It’s Not Us, It’s Them » reflète le ton provocateur et grinçant du groupe.
Les titres s’enchaînent. Seules quelques courtes interventions de Nikki permettent de reprendre son souffle.

La fin du set apporte une dimension plus émotionnelle. Repris en chœur, « All I Ever Hate About Is You » et « We Could Be Heaven » fédèrent instantanément, tandis que « Mariah’s Song » introduit un moment plus sensible, presque suspendu, avant le final explosif sur « Cult of the New Beat ».
Dense, maîtrisée et efficace, la setlist confirme que Blood Command sait autant frapper fort que jouer sur les émotions.
Je revoyais le Groupe aux trois bandes (The Band With the Three Stripes) pour la troisième fois. Ceux que j’avais découverts en première partie de Kvelertak il y a quelques années sont désormais en route pour leur World Domination, entre festivals et tournée, et il est clair qu’on n’a pas fini d’entendre parler d’eux
Le support par Minimum Rage et Blowsight est cohérent, car ces groupes sont tous animés par la même passion du rock et savent la partager avec le public.

Quand je quitte le local (mon nouveau t-shirt sous le bras), nous sommes le samedi 14 mars, la superstition du vendredi 13 est donc levée, tout va bien. Je peux caresser un chat noir et passer sous une échelle sans crainte. Le punk Norvégien rendrait-il invincible ? Kanskje
Merci à Kollektivet Livet pour leur confiance. Merci aux artistes pour leur générosité. Merci à Børry Music pour l’organisation sans faille de cette soirée. Vi ses snart !








