Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
Si on devait décerner une palme pour récompenser le concentré de haine de ce début d’année, c’est incontestablement au duo Polonais de Wstręt qu’on le donnerait.
Un EP, le deuxième après celui de deux titres, « Subhuman Eschatology », sorti en août dernier, seulement cinq titres dont une intro, le tout vomi en 19 minutes chrono et puis c’est tout !
C’est tout ?
Attends, je te raconte !
Wstręt, c’est un duo de deux personnalités qui se font connaitre par pseudonymes : une guitariste qui joue de la basse (ou l’inverse) qui se fait appeler Voiceless Tongue et un batteur qui vocifère au doux surnom d'Odivm.
Inutile de chercher à en savoir plus, on perdrait notre temps : les deux gaillards comptent mettre en avant leur musique dans laquelle ils prônent la misanthropie, les ténèbres, l’affirmation de soi et l’éveil.
Beau programme !
Et là, tout n’est que noirceur…
Des riffs vénéneux sortant d’instruments sous-accordés, des tempos rapides, un chant outre-tombesque à souhait, le tout au service d’un black / death metal rapeux qui confine au war metal !
Un riff principal et ils te le répètent à l’envi non sans vociférer quelques lyrics bien haineux quitte à nous les cracher à la gueule.
Certaines musiques se doivent de rester underground, disait l’autre : celle de Wstręt restera ancré dans les tréfonds du genre tant rien ne peut percer cet amas de ténèbres opaques d’une puissance rare !
Tout est calculé, millimétré et orchestré de façon à nous pousser dans nos derniers retranchements.
Rarement une musique aussi malsaisante ne se sera montré aussi malsaine.
Et ne pas dire que l’intro ambiante et mystérieuse ne nous a pas prévenus d’entrée : ce faux calme apparent n’était que pour que les premiers riffs nous sautent à la gorge sans la moindre pitié ni le plus petit remord.
Et ça reste dans cette violence du début à la fin, avec une intensité redoutable et un côté dévastateur des plus affirmé.
Et nous, pauvres masochistes, on en redemande, parce qu’on sait que, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, ça ne laissera surement pas indifférent !
Et ce, ne serait-ce que parce qu’une telle addition de laideurs ne peuvent qu’aboutir à quelque chose qui frôle la beauté absolue…
Tracklist :
- Intro (Instrumental) (0:55)
- Enlightened Misanthropy (3:31)
- The Noble Light (5:29)
- Ancient Hatred (4:35)
- Inexorable Terror (5:11)








