Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7/10
Je l’avoue humblement, jusqu’à ce qu’on me sollicite pour chroniquer un album du Libournais de Wolfstorm, je n’en avais pas entendu parler.
Et pourtant, voilà un projet qui a vu le jour en 2014 par un certain V.Wolfstorm qui, des instruments au mixage, de la production à la composition, s’occupe d’absolument tout.
Une demo de quatre titres (“Alone against all”) est sortie en 2020, suivie la même année d’un EP (“Run, kill, destroy”), d’un split l’année suivante avec les thrashers Péruviens de Maze Of Terror (“Savage warlords”) et d’un premier album, “Rise of the flames”, en 2024.
Enfin, en juin 2025 arrive ce “Vigilante” pour lequel le dessinateur Espagnol José Antonio Vives a crée l’artwork, lui qui est déjà responsable de bon nombres de pochettes pour tout un paquet de formations comme Aggression, Bloody Brotherhood, Canker, Itnuveth, Omission, Red Dead ou Redshark parmi beaucoup d’autres.
C’est avec cette pochette représentant une sorte de Chuck Norris (la seule personne capable de taguer le mur du son) du future qui semble vouloir nous en mettre plein la gu… euh… figure que Wolfstorm présente ce deuxième album.
C’est après une intro futuriste aux claviers, digne de celles qu’on entendait dans les mid eighties, que débute cet album et ensuite, ce sont huit titres d’un speed metal un rien thrash, avec quelques sonorités impalpables de black ‘n’ roll, qui martèlent notre esprit de façon entêtante.
Premier constat, le gaillard est un pur nostalgique des racines du genre : un chant un rien Motöheadien à la façon d’un Lemmy sous amphetamines, rauque juste ce qu’il faut sans surjouer la férocité.
Les rythmiques sont principalement rapides mais on sent que l’ensemble, un rien homogène, manque un tantinet de relief, la faute au fait qu’on est ici en présence d’un one-man-band.
Rien de rédhibitoire, on passe un bon moment à l’écoute de ces 40 minutes qui passent relativement vite, malgré la longueur de certains titres (les six minutes de “Exterminator” et de “Vigilante justice”).
On sent que V.Wolfstorm, qui avait jusqu’en 2023 un autre projet solo plus black / thrash metal du nom de Dawnpatrol pour lequel il a sorti trois albums et deux EP, cherche avant tout à se faire plaisir en composant des morceaux à haute teneur nostalgique, bien ancré dans un speed metal un rien rock ‘n’ roll qui ressuscite l’attitude et les sonorités des mid eighties.
Et en ça, les plus nostalgiques des fans du genre vont s’y retrouver.
Certains y trouveront légitimement un côté trop homogène à l’ensemble, qui manque quelque peu de nuances d’un titre à l’autre, mais le gaillard y met suffisamment de talent et de conviction pour se montrer crédible.
Après, ne pas croire que tous les titres se ressemblent : certains se veulent plus agressifs que les autres (“Vigilante justice”, “Future cop”, “Where the evil lies”) ou avec un mid tempo vénéneux (“After the storm”, “Night city hunter”) là ou d’autres auraient mérité d’être un peu plus travaillés (la partie instrumentale au milieu de “Night city hunter”).
Et, comme pour boucler la boucle, l’album se termine avec un “Wolf of iron” débutant comme l’intro de l’album avant que le morceau nous montre une autre facette de l’artiste avec un côté doom metal plutôt inattendu.
Bref, on ne va pas se mentir, V.Wolfstorm et son projet ne révolutionnent pas le genre mais a le mérite d’être on ne peut plus authentique de la part d’un véritable amoureux du speed metal de la première moitié des années 80.
Pour nostalgiques surtout !
Tracklist :
- Intro (Instrumental) (1:12)
- Exterminator (6:05)
- Metal Dawn (5:43)
- Vigilante Justice (6:01)
- After the Storm (3:55)
- Future Cop 2072 (4:37)
- Night City Hunter (4:21)
- Where the Evil Lies (5:40)
- Wolf of Iron (3:21)








