Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10
Quels déconneurs, ceux-là !
En 2024, quatre Québécois, dont deux membres du groupe de death metal Bleeding Remains, décident de former un groupe de thrash metal old school.
Et comme nom, pour la vanne, pourquoi ne pas prendre celui d’un même récurrent sur le groupe Sodom ?
Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas le prendre écrit à l’envers, façon tête-bêche ?
Dans la culture des battle jackets, les fameuses vestes en jean couvertes de patchs de logos de groupes, de nombreux fans se sont rendu compte qu’en cousant le logo officiel de Sodom à l’envers, les lettres stylisées formaient parfaitement le mot Wodos.
Cette fausse vraie blague est devenue virale sur les forums de discussion et les réseaux sociaux, créant un mythe humoristique autour d’un vrai faux groupe imaginaire qui s’appellerait Wodos.
On se rappelle même d’une annonce vendant le patch du logo de Sodom retourné, volontairement ou non (j’opte pour le « non »), le présentant en tant que Wodos.
A la formation du groupe, le quatuor a décidé de pousser la plaisanterie jusqu’au bout en adoptant officiellement ce nom légendaire d’internet, à la fois comme un clin d’œil plein d’autodérision à la culture metal et un hommage direct à leurs influences issues de la scène Germanique.
Parce que, musicalement, pardon ! Là, ça ne plaisante plus !
Jamais le Québec et l’Allemagne n’ont été aussi proches quand on écoute ce premier album de Wodos après seulement une demo en 2025 (dont les trois titres se retrouvent ici) : Kreator, Destruction, Assassin, Tankard et évidemment Sodom n’ont pas de secret pour ces quatre musiciens. Et niveau lyrics, on sent que le groupe puise son inspiration dans les films d’horreur et les faits divers sanglants, pour preuve « Crystal Lake » ou « Helter Skelter », relatant respectivement la saga « Vendredi 13 » et les crimes de la secte de Charles Manson.
Du riff que ne renieraient pas les groupes cités plus haut, un chant entre celui d’Andreas « Gerre » Geremia (Tankard) de la grande époque et de Robert Gonnella (Raging Rob, ex-Assassin), du tempo principalement rapide et saccadé, quelques passages heavy bien lourds, quelques sonorités proches de Slayer ou d’Exodus, un chant bien entendu rageur, un batteur qui martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait, un « Body Snatch » de 30 secondes qui fait penser à « Mon Chéri » de Tankard (sur « The Morning After ») et une reprise survitaminée du « Breaking the law » des maîtres Judas Priest.
Avec Wodos, pas de surprise sur la marchandise proposé : du thrash metal old school, un rien crossover, tout ce qu’il y a de plus classique mais très bien interprété.
Personnellement, je n’en demande pas plus.
A classer entre « The morning after” et “The upcoming terror”, rien que ça !
Tracklist :
1. Birth of Suffering (4:30)
2. Helter Skelter (3:07)
3. Sacrifice (3:53)
4. Bobby Snatch (0:32)
5. Fear and Fire (3:04)
6. Head Dead (5:30)
7. From the Grave (3:43)
8. Breaking the Law (reprise Judas Priest) (1:55)
9. Crystal Lake (6:40)
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