Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
Décidément, ça va devenir une habitude : troisième fois que je chronique une sortie des Portugais de Toxikull pour autant de fois que j’attribue de façon totalement subjective la note de 8.
Même pas fait exprès en plus !
Oui, parce que, nous autres chroniqueurs (du moins ceux qui ne prétendent pas avoir la science infuse, suivez mon regard !) mettons une note qui n’est ni plus ni moins, en tous cas en ce qui me concerne, le rapport entre ce que j’écoute et le plaisir que je prends à l’écouter !
J’avoue humblement ne pas avoir fait d’études très poussées sur la musique mais, en revanche, ce qui est totalement indiscutable, c’est la passion que j’ai, depuis l’enfance, à l’égard de notre musique préférée.
Et surtout, surtout, je n’échangerais pas mon année de naissance (1970) contre une autre tant j’éprouve une fierté à avoir passé mon adolescence dans les années 80, incontestablement les plus créatives en matière d’art en général et de musique en particulier.
Alors, excusez du peu, lorsque je me retrouve à écouter un groupe qui perpétue le bon vieil heavy / speed metal de cette époque, je ne peux qu’applaudir des deux mains.
Et Toxikull, groupe Lusitanien formé en 2013 sous le nom de Toxic Room (avec un EP à la clé) et rebaptisé en 2016 en est avec ce « Turbulence » à son quatrième full length après les déjà excellents « Black Sheep » (2016), « Cursed and punished » (2019) et « Under the Southern Light » (2024) auxquels ont peut aisément rajouter le très bon EP « The Nightraiser » (2018), le live « Echoes of the Arena » (2025) et une compilation (« Warriors collection » en 2022) de six singles sortis entre 2021 et 2022.
On ne va pas se mentir, Toxikull ne révolutionne pas sa musique mais la fait évoluer, petit à petit, nous offrant toujours cet excellent compromis entre speed metal et NWOBHM bourré d’énergie et de titres imparables.
En dix titres pour quarante minutes, le quatuor de la région de Lisbonne nous gratifie, à l’image des Ram, Enforcer ou autre Riot City, une musique qui devrait faire son petit effet chez tous les fans de Judas Priest, Metal Church, Helstar, Agent Steel ou des premiers Helloween.
Le chant d’Alexandre « Lex Thunder » Carrapiço est en progrès constant et arrive à nous transmettre les émotions qu’il veut, il suffit de s’écouter la power balade « Dying star » pour en être convaincus de façon définitive, pour ceux qui en doutaient encore.
Et l’album oscille entre brûlots typiquement speed metal (« Strike again », « Burning spark », « King of the hammer », Flames of glory ») et heavy metal de grande classe (« Midnight fire », « Turbulence », « Dragon magic », « Blessed bu the night », « Hard to break ») avec pour dénominateurs communs des couplets et refrains imparables et des parties instrumentales de haute volée.
Le pire dans tout ça, c’est qu’on ne peut s’empêcher de penser que si un tel album était sorti il y a quarante ans de ça, il pourrait facilement faire partie des classiques du genre.
Et ce n’est pas peu dire.
Très bel album tant pour les plus nostalgiques que pour les autres.
Tracklist :
1. Midnight Fire (3:58)
2. Turbulence (4:00)
3. Dragon Magic (4:18)
4. Blessed by the Night (3:33)
5. Dying Star (4:22)
6. Strike Again (4:22)
7. Hard to Break (3:14)
8. Burning Spark (4:30)
9. King of the Hammer (3:23)
10. Flames of Glory (3:14)
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Chronique “The Nightraiser”
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