Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10
Le 31 octobre sortira le nouvel album du groupe français de heavy metal Titan, ayant pour nom « Lacrimæ Mundi ».
J’avoue ne pas bien connaître cette formation aussi, petit retour en arrière avant d’attaquer plus avant cette chronique.
Fondé en 1986 " en Pays Basque" par des ex-membres de Killers, un premier album éponyme la même année suivie d’un live « Popeye Le Road » puis c’est la fin de l’aventure.
Cependant, alors que personne ne s’y attend, en 2017, le groupe se reforme le temps d’un concert pour le festival Pyrenean Warriors Open Air.
Vu la chaleur du public face à leur set, le groupe décide alors de continuer l’aventure et « accouche » en 2021 d’un album bien accueilli par la critique nommé « Palingenesia ».
Et les revoilà avec ce « Lacrimæ Mundi » nanti du line up suivant : Peio Cachenaut au chant, Sébastien Blanc et Romain Larregain aux guitares, Loïc « Osogaru » Rotureau à la basse et Iñaki Plaa à la batterie. Ce que j’en pense, une chouette galette ! Déjà, j’aime bien la voix qui a du coffre et de la rage en elle et qui surtout… épouse comme un gant leur musique.
Effectivement, bien que chantant en français, le phrasé est fluide et « épouse » bien leur monde sonique, balançant des textes engagés, de la légende de Prométhée (“Prométhéen”) en passant par la guerre comme sur « G.I.’s Héritage », ancien morceau en bonus qu’ils remettent au gout du jour.
Sinon musicalement, j’aime bien le mix à la fois puissant et fluide qui permet à chaque instrument d’exister. Quant à leur musique, elle nous replonge directement dans les 80’, tout en variant le menu. Pratiquant le noble art du heavy speed (“Démiurge”), mais pas que… car on y trouve aussi une bonne louche de hard rock se mêlant à leur metal hurlant (“Cernés par les Ruines”) mais aussi d’autres influences, comme le thrash (“Technocrature”, “Le Sang des Bêtes”).
De plus, une légère intention prog' aux entournures se pose dans le liant de quelques articulations musicales, à commencer par certains solos de guitare qui sont un vrai régal ; les six cordes se payent le luxe de belles joutes musicales, soutenues par une section basse/batterie qui booste le tout avec conviction. Et puis, et puis il y a… les riffs ! Et ceux-ci m’ont particulièrement « botté », fluides et véloces (“Prométhéen”).
Bref, rien d’original. On marche sur des sentiers ultra connus, mais cet album est de qualité et moi qui avec l’âge suis devenu un fan de metal beaucoup plus extrême, j’ai plongé avec plaisir dans cette galette.
Tout est dit.
Tracklist :
- Apophénies (Instrumental) (2:11)
- Prométhéen (5:10)
- Démiurge (5:06)
- Technocrature (5:46)
- Cernés par les Ruines (5:28)
- Le Gambit de Faust (5:18)
- Venin Mental (5:40)
- Le Sang des Bêtes (5:43)
- Melancholia (6:16)
- G.I.’s Héritage 2025 (4:10)
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