Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10
J’ai parfois l’impression que le monde du metal est infini, tant il y a d’artistes connus ou méconnus qui transmettent leur art et parfois s’accrochent envers vents et marrées, mus, par leur passion.
C’est le cas du groupe Thalidomide, né en 1992, qui a peu sorti d’albums : « Death Starvation Plague and War » en 2000, « Le Paradis du Mal » en 2003 et enfin ce « Le Retour à la Barbarie » « pondu » en 2025.
En découvrant le line up, on y est crédité le seul « survivant » du passé, à savoir Jean Philippe Gauthier qui s’occupe de toutes les guitares, de la basse et du chant, la musique et les paroles étant de son fait.
Olivier Casula officie derrière la batterie et Elvira Stratinskaya offre son chant lyrique.
Musicalement, on plonge dans un univers death / thrash / prog metal assez varié, vintage dont voici, au travers de quelques titres, les ingrédients.
Prenez « L'Affranchi ». On y découvre un chant en Français aux mots qui frappent, porté par un death old school, heavy, aux plans variés parfois un peu thrashy. Au détour de « Le Tombeau de l'Humanité », des mots comme « l’enfer du chaos, sous le soleil de Satan » vous frappent. Il y règne une certaine musicalité alors que les tempos heurtés alternent avec des beats plus speed.
Un bel esthétisme musical habille « Les Crimes d'Honneur » morceau sur lequel, on y entend un passage porté par une guitare acoustique, le chant lyrique d’Elvira, une basse et quelques percussions, le tout sonnant agréablement à l’oreille, avant une bonne vieille montée en tension.
Ambiance délétère et doomesque pour « Noir », titre ponctué de traits de puissance.
Pur riff thrash et coté prog au détour d’« Être pour Avoir ».
Ambiance serpentine, tempos lents, un peu de groove, longs solos de guitares plaintifs et grinçants et riff thrash habitent « Le Tison Brûlant ».
Et sur le court et emporté « Dans les Flots de l'Horreur », il y a ces mots : « Dans les flots de l’horreur, retour à la barbarie, le règne fascisant du troupeau ».
Bref, un univers assez intime en fait, old school qui mélange death, thrash et prog avec une griffe bien particulière un peu théâtrale. Si vous êtes fan d’underground, nostalgique d’une certaine époque, allez y faire un tour, ce monsieur à des choses à dire qui, elles, n’ont rien du passé !
Tracklist :
- Osculum Infame (Instrumental) (1:23)
- L'affranchi (3:23)
- Le tombeau de l'humanité (5:22)
- Les crimes d'honneur (5:34)
- Noir (4:27)
- Être pour avoir (3:28)
- Le tison brûlant (4:15)
- L'abîme du désespoir (3:51)
- Dans les du flots de l'horreur (2:42)
- Incendo per Ignes (Instrumental) (2:38)








