Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10
« Notre nouvel album ‘Homage’ est une lettre de remerciements écrite en musique. Une offrande aux grands chanteurs et aux chansons qui ont façonné la musique que nous écoutions en grandissant, et celles que nous avons fini par écrire. Nous espérons que vous l’apprécierez autant que nous avons pris plaisir à le créer ».
Depuis des lustres, je crie mon amour pour Tesla, un des groupes qui m’avait à l’époque le plus fait vibrer avec des « Mechanical resonance » (1986) ou « The great radio controversy » (1989) dont bon nombre de titres restent encore aujourd’hui durablement ancrées dans mes playlists.
Difficile de leur trouver une quelconque faute de gout ou une erreur dans leur carrière tant chaque album aura été autant de purs plaisirs auditifs. Il faut dire que le chant de Jeff Keith additionné aux riffs de Frank Hannon ont toujours fait mouche.
Purée, j’en ai esquinté à l’époque, des cassettes à m’écouter en boucle des « Modern day cowboy », « 2 late 4 love », « Comin’ atcha live », « Lazy days, crazy nights » voire la fabuleuse reprise des non moins fabuleux Ph.D « Little Suzi ».
Quelle époque !
Depuis, ne pas croire que Tesla a périclité, loin de là : le groupe reste toujours de formidables compositeurs de titres accrocheurs même si les albums qui ont suivi n’ont pas eu l’aura de leurs illustres ainés.
Tesla en 2026, c’est la sortie de « Homage », un album de reprises.
Ce n’est pas la première fois qu’ils nous font le coup : en 2007, on a eu droit à deux volumes de « Real to reel », deux CD de reprises remplies ras la gueule de standards du rock allant de Led Zeppelin à The Beatles en passant par Black Sabbath, ZZTop ou Aerosmith.
Et ça a matché !
Aujourd’hui, Tesla nous offre l’occasion de mettre le chant de Jeff Keith encore plus en valeur avec une sélection de titres qui passent comme une lettre à la poste, au moyern d’un rock parfois hard, souvent bluesy, tantôt country, pas mal d’accoustiques.
Et les surprises vont bon train : « Give a little bit » (Supertramp), « I got you (I Feel good)” (James Brown), “If I can dream” (Elvis Presley) ou “Spread your wings” (Queen) sont autant de petites douceurs qui font du bien par là où elles passent.
Cela dit, difficile de ne pas y voir un Tesla en manque d’inspiration, ne se contentant que de réciter ses gammes histoire de se faire plaisir tout en faisant plaisir aux fans.
Et ce n’est pas avec le nouveau titre composé par le groupe que les doutes vont s’estomper : ce n’est pas avec cette ballade semi-accoustique, « Never alone », qu’on va se prendre à rêver d’un successeur aux deux premiers albums aussi dignes qu’on pu l’être en leur temps « Psychotic supper » (1991) ou « Bust a nut » (1994).
Non, on se contentera ici des belles versions excellement bien interprété par des musiciens qui n’ont plus rien à prouver et magnifiées par le chant de Jeff Keith.
Service minimum certes mais même un Tesla sur ce mode vaut plusieurs fois bon nombre de groupes du même tonneau…
Tracklist :
01. Never Alone (3:40)
02. Bring It On Home (Sam Cooke) (3:07)
03. Spread Your Wings (Queen) (4:56)
04. I Wish It Would Rain (The Temptations) (3:09)
05. Night Moves (Bob Seger) (5:22)
06. If I Can Dream (Elvis Presley) (3:22)
07. Come And Get It (Badfinger) (2:21)
08. I Got You (I feel Good) (James Brown) (2:56)
09. Give A Little Bit (Supertramp) (4:22)
10. I Love You (Climax Blues Band) (4:13)
11. Have You Ever Seen The Rain (Creedence Clearwater Revival) (2:40)
12. The Ballad Of Curtis Loew (Lynyrd Skynyrd) (4:51)
13. I’d Rather Go Blind (Etta James) (2:57)
14. Mind Your Own Business (Hank Williams Sr.) (3:15)
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