Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
Je sais, j’ai du retard dans mes chroniques : nous sommes en mai 2026 et ce deuxième album des Américains de Sölicitör est sorti en septembre dernier !
Mais d’un autre côté, les deux sorties du groupe déjà chroniquées en nos pages (l’EP « Sölicitör » en 2019, l’album « Spectral devastation » l’année suivante) ont été de tels coups de cœur qu’il est difficile de faire l’impasse.
Depuis 2020, que s’est-il passé chez les Sölicitör ?
La sortie d’un deuxième EP de deux titres en 2022 (« All debts on death »), un split la même année avec Blood Sport, Thundersson et Serpent Rider (« Iron and Hell vol. 2 ») et une compilation en 2025 regroupant les deux EP cités plus haut.
Bref, le quintet de Seattle continue son petit bonhomme de chemin en nous collant un bon vieux speed metal bien old school rappelant toujours autant les anciens albums d’Acid (les Belges), évidemment Judas Priest et toute cette tripotée de groupes plus « power metal US » comme Liege Lord, Agent Steel, Hellion, Jag Panzer non sans évoquer le côté plus speed / thrash metal à la façon d’un Znöwhite.
Parce que la chanteuse, Amy Lee Carlson, en a dans le coffre, capable d’aller jusqu’à nous pousser des hurlements bien rauques par moments comme sur le puissant et quasi thrash « Iron Wolves of War ».
Une intro instrumentale inquiétante de moins de deux minutes au moyen d’un piano est de quelques nappes de claviers et « Paralysis » déboule : d’entrée, on se prend un bon vieux speed metal des familles.
Et les réjouissances ne s’arrêtent pas là : on a droit à du bon vieil heavy metal (le plus épique mais toujours d’une nervosité sous-jascente « Spellbound mist », « Fallen angel », « Enemy in mirrors », « Black magick (part I) »), du pur speed metal (« Paralysis », « We who remain », « The devil’s hand (part II) ») qui flirte parfois avec les frontière du thrash (« Iron Wolves of War », « Crimson Battle Beast »).
Sölicitör nous offre avec « Enemy in mirrors » un album plus varié que les précédents mais aussi plus axé sur l’efficacité.
Bref, un troisième album, celui qu’on a tendance à décrire comme, selon la sacrosainte formule consacrée, celui « de la maturité ».
En tout cas, cet « Enemy in mirrors » risque bien de leur ouvrir de nouvelles portes, à la hauteur du talent du quintet !
Vivement la suite…
Tracklist :
1. The Descent (Instrumental) (1:45)
2. Paralysis (5:00)
3. Iron Wolves of War (5:23)
4. Spellbound Mist (6:11)
5. We Who Remain (5:28)
6. Fallen Angel (5:44)
7. Crimson Battle Beast (3:46)
8. Enemy in Mirrors (4:42)
9. Black Magick & the Devil’s Hand Pt I (5:34)
10. Black Magick & the Devil’s Hand Pt II (4:08)
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