Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10
Il est clair que demander à un chroniqueur, spécialisé et surtout adorateur de tout ce qui est old school, de s’occuper du nouvel album (“Tourments”) du groupe de la région PACA Social Prophecy est définitivement une sortie à l’extérieur de sa zone de confort !
Qu’importe, c’est toujours intéressant de se donner rendez-vous en Terre Inconnue, là où tout semble se cantonner dans un metal contemporain alternatif, qui, comme le dit la bio, allie “la puissance de Linkin Park, la modernité de Bring Me The Horizon et l’intensité d’Architects, fusionnées dans un mur de son et une présence scénique qui électrise chaque spectateur”.
Une chose est sure, niveau conviction et énergie, ça déborde !
Une courte intro d’ambiances futuristes plante d’entrée le décor : ici, on est dans la modernité totalement assumée et le mystère dans lequel on nous plonge pendant deux minutes donne de suite envie d’en savoir plus.
D’entrée, on sent une montée en puissance qui explose de suite avec “Forever (and a day)”. Et c’est effectivement ce qui marque à la première écoute de ce “Tourments”, c’est la puissance des riffs, grosse guitares, omniprésence d’une basse vrombissante, chant oscillant entre le clair et le scream.
On nage dans les eaux du metal alternatif, de nu metal et du metalcore !
C’est clair que si je recherche un tant soit peu quelques sonorités old school, ce n’est pas ici que je vais les trouver.
En revanche, le quintet met une telle conviction dans sa musique qu’on ne peut que se laisser transporter : réussir à convaincre un vieux c*n comme moi, c’est un exploit.
J’ai toujours dit que ce genre n’était pas ma came : là, je dois reconnaitre qui si on considère qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, Social Prophecy fait l’exploit de me rassurer sur ma propre intelligence !
Et ne pas croire que le talent du groupe se situe uniquement dans ce morceau d’ouverture ! Que nenni : si d’aucun pourront considerer que “Tourments” est un album un rien trop homogène qui manque singulièrement de nuances d’un titre à l’autre – j’y reviens plus tard –, on peut clairement affirmer que chaque titre est taillé pour la scène, mais conserve toujours un peu la même recette, certes efficace.
Et cette homogénéité ne tient pas seulement du fait qu’on retrouve systématiquement ce (double) chant, ces riffs catchy et énervés, cette puissance et parfois quelques touches électro, mais aussi sur un format très classique des titres, quasiment tous entre 3mn30 et 4mn 30 (seuls l’intro “3 A.M.”, l’interlude “Resilience” et l’outro instrumentale principalement au piano “534” dérogent à cette règle)
On a donc droit aux titres catchy au possible (“Forever (and a day)”, “Resurrected”, “Eden on Earth”, “Silence”, “Crushed”) voire limite brutal (“Clone”, “Insomnia”), parfois un rien plus intimistes (“Apart”, “Unchanged”, “Jail”), et même une surprenante ballade à l’émotion bien palpable (“No ending”).
Bref, oui, en effet, ça fait sortir de sa zone de confort tout auditeur nostalgique des sonorités old school mais le quintet y met une telle rage et une telle conviction qu’on ne peut qu’adhérer à un tel album, preuve d’un réel talent chez Social Prophecy.
Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde !
A suivre…
Tracklist :
- 3 A.M (Intrumental) (2:03)
- Forever (And A Day) (3:41)
- Resurrected (3:40)
- Apart (3:39)
- Eden On Earth (3:40)
- Unchanged (3:36)
- Silence (3:41)
- No Ending (4:27)
- Clone (3:56)
- Resilience (Instrumental) (0:47)
- Crushed (3:22)
- Jail (4:18)
- Insomnia (4:18)
- 534 (Instrumental) (2:36)








