Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10
Pfiouuuu, alors celui-là, il est rude !
De l’aveu même du groupe Skulld, “Abyss Call to Abyss” est conçu comme plus qu’un simple album de metal extrême, on a affaire ici à un rituel sonore et une exploration psychospirituelle de l’abîme, tant extérieur qu’intérieur. L’abîme ici n’est pas seulement métaphorique mais est envisagé comme un espace de dissolution, de mort et de renaissance, un lieu où se confrontent forces personnelles et collectives.
La recherche artistique ici va au-delà de l’agression brute : avec des références à la mythologie, au paganisme, à l’ésotérisme, au féminisme et à la résistance anti-autoritaire, l’abîme devient ainsi une métaphore initiatique, un territoire de transformation.
Sacré programme !
Composé de Matteo “Ciufs” Ciuffreda à la basse, Matteo “Teo” à la batterie, Pamela “Pam” au chant, Giacomo “Rappo” Rapposelli (SpeedKobra, Teratoma, ex-Hierophant) et Davide “Monti” Montinaro aux guitares, le groupe se forme en 2019. Après une demo en 2019, la formation Italienne ne tarde pas, la même année, à sortir son premier EP “Reinventing darkness”. Il faudra ensuite attendre cinq ans pour voir le premier album “The portal is open” (2024 donc…) dans les bacs.
Enfin, ce 30 janvier 2026, arrive cet “Abyss call to abyss” totalement déjanté !
C’est bien simple, ça part de partout : sur une base de death metal Suédois old-school, d'énergie crust punk et chaque titre y va de ses riffs ultra brutaux, rythmique souvent intense et la chanteuse Pam vocifère à s’en répandre les cordes vocales sur le sol.
Ce qui impressionne à l’écoute de ces huit titres, c’est l’énergie et la férocité, à peine entrecoupées avec parcimonie par quelques éléments mélodiques, déployées de la première à la dernière note.
Un voyage initiatique extrêmement brutal qui nous poussera dans nos derniers retranchements !
On vous aura prévenus !
Tracklist :
- Healing the Wound (3:45)
- The Blink (3:35)
- Accabadora (5:21)
- Wear the Night as a Velvet Cloak (3:26)
- Le Diable and the Snake (5:09)
- Mother Death (4:37)
- Drops of Sorrow (4:05)
- Sacred Fires (3:57)








