Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7/10
Au menu de ce jour, un petit plat bien épicé en les personnes de Sidebürns et de leur EP « Beer Füeled Bastard ». Tout d’abord à ne pas confondre avec les Suisse de Sideburn.
Effectivement, ce trio formé en 2002 à Weimar, en Allemagne, joue aussi du rock n’roll, mais d’une autre façon.
Taillé pour le live, il y a dans leur musique un côté garage rock qui se mêle à leur hard rock ; du coup, je les imagine facilement ouvrir pour des groupes comme Supersuckers et mettre le feu sur des scènes de pub rock qui sentent la bière et la sueur.
Le chant est un peu "à l’arrache" tout en donnant une l’émotion parfois proche de la gouaille. Quant à leur musique, elle possède, de par son approche directe, un petit côté presque punk.
Prenez « All In » avec son intro qui rappelle « Rock 'n' roll » de Motörhead.
C’est speed, avec un petit feeling rockabilly dans le tempo ; une musique simple et sans fioritures.
Le riff de « Not What Used To Be », lui aussi, est typiquement rock n’roll, bien graisseux et me fait penser sur les bords, au groupe Peer Günt.
Ce qui est surprenant dans ce titre, c’est le refrain qui change brusquement de ton et le pont qui ralentit en mode « doomesque avant de repartir de plus belle.
Un peu de voix féminine vient se poser sur « Lifestyle », composition à fond l’ampli, aux contours guillerets et enjoués.
J’aime bien « Hit The Ground » qui matraque honorablement l’occiput, mené tambour battant ; classique et efficace.
Quant à « Whiskey Driven Beer Fueled Bastard », on y trouve un refrain en chœur et de nouveau un pont où la guitare joue une bonne rythmique bien hard rock n’roll.
Au final, rien de remarquable dans ce mini opus, si ce n’est une musique non dénuée d’une certaine recherche pour la petite diversité qu’elle apporte sur certains titres, tout en restant brute de coffre.
Une musique qui se boit en live !
C’est du robuste !
Tracklist :
- All In (2:53)
- Not What Used To Be (4:23)
- Lifestyle (3:40)
- Hit The Ground (4:48)
- Whiskey Driven Beer Fueled Bastard (5:04)








