Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
La vache !!!
En 2020, j’avais déjà été bien initié par l’outrance musicale que peut proposer les Péruviens de Putrid mais là, ils ont encore franchi un pallier en matière de brutalité et de musique extrême !
Même si on tient là le “seulement” troisième full length, cinq après la dévastation proposée par “Antichirst above”, depuis leur formation en 2008, on ne peut pas dire que les trois gaillards ont chômé !
Ils nous ont sorti trois splits, avec Grave Desecration (“Satanic union from the South”, 2020), puis Hexorcist (“Profane coronation”, 2022) et enfin Morbosidad (“Jesus’ Vagina”, 2024), puis un EP de reprises en novembre 2025, tout ça histoire de les maintenir en forme.
Au total, ça leur fait une carrière à huit splits, trois albums, deux EP, deux demos et deux compilations, de quoi commencer à faire pas mal de dépenses aux fans.
Du moins pour ceux qui survivent aux déflagrations sonores assénées par le trio.
D’ailleurs, trio qui ne cesse d’évoluer car, désormais, seul Miguel Ángel “Evil Avatar” Beraun (Grave Desecration, Hate Supremacy, Piara Posesa, Scars, Ancient Serpent Cvlt, ex-Diabolous666, ex-Flagelum Dei, ex-Repulsive God of Moab, ex-Tunjum, ex-Ayni) est le dernier membre originel, le batteur Leopoldo “An Hell” Campos Lagos (Demoniac Slaughter, Estigma, Narkan, Necrofagore, Noctum, ex-Signs of the Evil, ex-Two Face Sinner) revenant après neuf ans d’absence et le bassiste Jonathan Arevalo (Hate Supremacy, Scars) ayant été recruté en 2023.
En même temps, faut le tenir, le rythme propose par le trio !
Aujourd’hui, c’est à nouveau onze missiles hypersoniques que Putrid nous propose !
Et ça déglingue tout sur son passage : dès la première seconde d’“A headbanger queer”, le ton est donné. Ou plutôt le tempo !
C’est que les Aura Noir, Marduk, Impaled Nazarene ou autre joyeuseté du même tonneau de sang vont passer pour de vulgaires enfants de chœur à côté de ces trois fous furieux.
Ca sature de partout, ça vocifère sa colère à s’en coller les cordes vocales sur le micro, le batteur va finir chaque set avec des tendinites aux coudes, et les deux gratouilleurs vont finir par s’user les doigts sur les cordes.
Bref, quand on sait en plus de ça que ça vous glisse des textes tout ce qu’il y a de plus occultes, ils auraient voulu nous composer la bande son de nos pires cauchemars qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.
Le précédent album était décrit par votre serviteur comme 34 minutes de pure furie, celui là est à peine plus court (une minute de moins avec un titre en plus) et se permettent même le luxe de massacrer le “Tourette” de Nirvana (issu de l’album “In Utero”) et le “Morir día a día” des keupons Péruviens de G-3.
Et comme iols ont définitivement décidé de ne laisser aucun survivant après leur nouvel album, ils nous mettent même pas de temps morts entre les titres.
Bref, pour ceux qui le peuvent encore après une apnée aussi intense de 33 minutes, vous pouvez respirer !
En clair : poutrerie !
Tracklist :
- A Headbanger Queer (3:37)
- Me ne frego (2:11)
- Hatred (3:09)
- Black Metal War Against Antifa Scum (2:34)
- Vileness (3:10)
- Embrace the Hole of Truth (3:43)
- Empire Palingenesis (4:03)
- Rape Lamb of God (2:34)
- My Principles (4:59)
- Morir día a día (reprise G-3) (2:21)
- Tourette's (reprise Nirvana) (1:10)
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Chronique “Antichrist above”








