Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10
(NdMfk : Je sais, j’ai du retard dans mes chroniques, j’essaie de battre les records de mon ami Vince le Souriant)
Faudra un jour qu’il donne sa recette à quelques autres musiciens !
Comment fait-il ?
Depuis qu’il a fondé Paradox en 1981 (sous le nom d’Overkill, puis Maniac et enfin Warhead jusqu’en 1986 – décidément, il aime les noms de groupes déjà existants…), soit bientôt 45 années, Charly Steinhauer, désormais seul membre du groupe, a été totalement incapable de sortir un mauvais album.
Mieux que ça, ils oscillent entre l’excellence (“Product of imagination”, “Collision course”, “Electrify”, “Tales of the reid”, “Pangea”) et les chefs d’oeuvre (“Heresy”, “Riot squad”, “Heresy II : End of a legend”). Il faudra un “Rearrange the past”, sorte de compilation / demo réenregistrée qui date de 1990 et qui n’a jamais vu le jour, le groupe ayant splitté peu après, pour qu’on trouve une sortie de Paradox moins indispensable, hormis pour les fans hardcore et les collectionneurs.
Surement parce que confronté à d’incessants problème de line up, Paradox voit ce neuvième album tout seul comme un grand : il faut dire que la vie du groupe a été émaillée par bon nombre de changements de musiciens : en effet, pas moins de dix bassistes, huit guitaristes et autant de batteurs se sont succédés dans le groupe.
Charly Steinhauer estimant sans doute qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, s’occupe de tout : le chant et la guitare (bon, ça, ça ne change pas de ses habitudes), la basse et la programmation de la batterie. Et tant qu’on y est, il s’est aussi chargé de la production.
Histoire de laisser un peu quelque chose à d’autres, c’est l’incontournable Patrick W. Engel qui s’est occupé du mastering et Achim “Daxx” Hömerlein (Exorchrist, ex-Brain Damage, ex-Vendetta) a composé les lyrics, de la même façon qu’il l’avait fait sur “Tales of the weird”.
Même si ce “Mysterium” n’est pas à proprement parler un concept album, il n’en demeure pas moins que les titres sont tous thématiquement liés, s’articulant autour d’histoires mystiques et d’événements mondiaux qui ont personnellement touché Charly Steinhauer, à l’instar de titres comme « Abyss of Pain and Fear » (inspirée du film « Midnight Express »), l’instrumental « Grief » (hommage au cofondateur Axel Blaha, décédé en 2023) ou le titre éponyme (sur l’interprétation des rêves) qui forment ainsi un fil conducteur.
Très fier de ce nouvel album, le multi instrumentiste avoue que “« Mysterium » est, avec le classique « Heresy » de 1989, l’album de Paradox le plus puissant à ce jour ! Les chansons ont toutes leur propre identité, sont accrocheuses, et une fois l’album terminé, j’ai envie de le réécouter immédiatement.”.
Il faut reconnaitre qu’il n’a pas tort : “Mysterium” nous propose une heure de thrash metal de haute volée, créée par un maître en la matière.
Et quand on sait que Charly Steinhauer réfléchit déjà à un nouvel album, on salive d’avance tant « Mysterium » s’avère être un must pour tout thrasher qui se respecte.
Tracklist :
1. Kholat (6:05)
2. Abyss of Pain and Fear (7:28)
3. Grief (Instrumental) (1:13)
4. Those Who Resist (5:50)
5. One Way Ticket to Die (5:13)
6. Pile of Shame (5:01)
7. Tunguska (Instrumental) (1:17)
8. Fragrance of Violence (5:38)
9. Mysterium (6:31)
10. The Demon God (7:06)
11. Within the Realms of Gray (CD bonus) (6:11)
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Chronique “Riot squad”
Chronique “Pangea”
Chronique “Heresy II : End of a legend”








