Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10
Actif depuis 2010, la formation Brésilienne Papa Necrose en est déjà à son quatrième album après les déjà réussis « The souls collector Vatican » (2018), « Open Infected Body » (2021) et « The Infected Fucking Church » (2023) auxquels il convient de rajouter deux splits en 2018 (avec Disformes) et en 2019 (avec Behavior, Electric Poison et Infected sells).
Avec cet « Anthropomorphy Execution », le quintet de Bahia semble vouloir enfoncer encore plus loin le clou (quoi de plus normal pour un groupe qui se revendique anti-religion ?) de son death metal aussi old school que technique ?
Parce que niveau technique, ils semblent avoir franchi encore un palier supplémentaire.
Depuis leurs débuts, on les comparait avec des formations comme Obituary (pour preuve la reprise de « Find the arise » sur le premier album) mais en composant des titres de plus en plus complexes, voire progressifs et / ou technique, le groupe montrent ouvertement leurs influences issues des albums comme « Human » (Death) ou « Testimony of the Ancients » (Pestilence).
Le chant, sorte de croisement vicieux entre celui de Martin Van Drunnen et de John Tardy y est pour beaucoup.
Aux moyens de riffs lourds, souvent tranchants sur des rythmiques principalement rapides mais aux breaks nombreux et souvent imprévisibles, Papa Necrose alterne blasts incroyables avec grooves oppressants.
Et en ça, Papa Necrose fait très fort : au moyen de titres complets, parfois très longs (les sept minutes de l’incroyable « Bleeding social membrane ») mais aux breaks qui prennent régulièrement l’auditeur à contre-pied, aux solis mélodiques et aux accélérations dantesques, on n’a pas le temps de reprendre notre souffle tant les trois quarts d’heure de cet album nous prennent aux tripes.
Ca faisait longtemps qu’un album de death metal technique ne m’avait autant passionné tant il nous ramène à quasiment quarante années en arrière, du temps de la magnificence d’un Death à son apogée, d’un Pestilence qui murissait à vue d’œil ou d’un Obituary qui savaitait la planète entière.
A coup sur, si cet album était sorti dans la seconde moitié des années 80 ou au début des années 90, il ferait partie des classiques du genre.
De là à ce qu’il le devienne dans les décennies à venir, il n’y a qu’un pas.
Ca ne serait que mérité !
Tracklist :
1. Fall, Die, and Break (4:52)
2. Disenchant Them (4:31)
3. Between Voices and Fear (1:10)
4. Anthropomorphy Execution (5:08)
5. Bleeding Social Membrane (7:19)
6. Hammered in the Mind (3:38)
7. Eighteen Years Awake (4:43)
8. Cathedral of Death (4:05)
9. Silenced by Death (4:09)
10. The Thousand Yard Gaze (6:50)
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