Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10
Salut ! Aujourd’hui un plat particulièrement épicé en la personne de « Prophecy » du groupe français Muertissima emmené par El Pradosaure. Fort d’un premier album sorti en 2021 nommé « Inquisition », cette nouvelle offrande ne manque pas d’un certain sel.
Quelques invités contribuent à augmenter la teneur électrique de cette galette : El Termito (LocoMuerte) au chant sur « Locura », Erroiak au piano sur « Echoes of Attenborought » ; Kevin (Tragos, Evolution Zero) sur « Rich bitch » ; Delora Singer au chant et Lionel Cano Munoz sur « Pachacamac ». Cela en fait du monde. Quant au line up, on y trouve : El Pradosaure à la guitare, Gevaudan au chant et guitare, Nickolathor à la batterie et François à la basse. Musicalement parlant, ils ont pour influences des groupes comme Morbid Angel, Carcass. Leur musique extrême est un mélange de death old school, de black et de thrash parfois groovy. Ce qui donne un groupe qui dégage un style bien à eux, un peu comme les Alsaciens de Warkunt. Il faut préciser que leur metal est particulièrement dense, violent, « dérangé » sans cesse par des changements de direction sonique, avec la volonté de le pigmenter de-ci de-là, de quelques flagrances propres à chaque titre. Le tout est enveloppé d’une technicité fluide, un peu dans la veine d’un brutal death.
Quelques exemples. Prenez « Hate Eternal » : on y trouve pèle-mêle, un peu de néoclassique, une voix hardcore, des tempos enjoués comme une cavalcade de l’angoisse. Des salves soniques en béton armé, des blast beats suintant le black metal pour ensuite muter en mode thrash n’roll. Au détour de « Locura », on se prend dans les dents, une dose d’ultra violence, entre metal mort et metal noir, le tout nageant dans un jus froid et incisif ; d’un seul coup, on est immergé dans du thrash pour plonger ensuite dans un instant fortement anxiogène à plusieurs voix. Pour « From Undead to Oblivion », on découvre une intro atmosphérique presque prog, le tout enveloppé d’un quelque chose d’assez majestueux pour ensuite se prendre, une fois de plus dans la face, un death / black fourni.
Bref, que voilà une musique frontale, parfois organique, parfois mélodieuse (« I Sleep with Demons ») ou bien encore drivant un petit côté néoclassique noyé sous une violence sans cesse changeante (« Rich Bitch »). Alors après, il vous faudra plusieurs écoutes pour en tirer toutes les nuances, car elles sont nombreuses et se succèdent à la vitesse d’un turbotrain. Comme dit en début de chronique : un plat particulièrement épicé en la personne de « Prophecy » ! Pas pour personne aimant le chant printanier des petits oiseaux.
Tracklist :
- Kings of Maleficience (5:39)
- I Sleep with Demons (4:50 )
- Rich Bitch (4:37)
- Echoes of Attenborough (3:07)
- V.I.L is for VILe Hate (5:51)
- Hate Eternal (4:00)
- The Rain (4:38)
- Locura (4:32)
- From Undead to Oblivion (4:26)
- Pachacamac (8:30)
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Chronique “Inquisition«








