Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10
Salut ! Voici « Hesperia », le deuxième album du groupe de black Français / Canadien Morte France.
Fondé en 2021 par Kval, au côté de Taur et Ghmur, ce projet se situe à la croisée de la quête spirituelle, de la méditation philosophique et de la fureur guerrière. Tout un programme !
Pour ce nouvel opus, il célèbre la magie du paganisme Européen aux côtés du Christianisme, cherchant à réconcilier ces deux pôles fondateurs.
Qui a prétendu que les metalleux avaient le « cerveau bas » ?
Musicalement, on se retrouve plongé dans un black metal où les chants en français, sont assez variés, allant d’un growl limite death, à une voix claire, sorte de vocal « aviné » au Black.
Cela donne à chaque titre un petit côté mise en scène pas désagréable.
On a même le droit à une voix féminine qui se fait limpide et pose une touche de légèreté sur « Hesperia », un morceau étrange sur cet opus, car c’est en fait un titre electro !
Mais pour le reste, on est bien sous l’emprise du metal noir, que ce soit « Waldganger » avec sa grosse basse, et son fort coté heavy metal, ou bien « Europa Aeterna » aux riffs répétitifs pleins de notes de gel. Il y a un titre que j’affectionne particulièrement, c’est « Le chevalier, la mort et le diable ».
Il y a cette guitare qui résonne comme une vielle un peu fantomatique, ce qui donne, je trouve, un petit aspect moyenâgeux à cette composition me faisant penser, à tort ou à raison, au célèbre groupe français Ange pour son coté théâtral, mais genre « abimé » par le black metal.
Ça déménage sur « Lux Meae », à grand coup de blast beat sur fond de mélodies faussement joyeuses qui donneraient presque envie de danser ; ça introduit un aspect liturgique quand arrive « Kyrie Eleison », titre plein de paysages musicaux différents entre mélopées épiques, instants dépouillés et atmosphériques, sans oublier des volées de blast beat. Ça termine sur « Fernweh », non dénué d’une certaine majesté, charriant en son sein, quelque chose de proche du folk metal, mais aussi, en fin de parcours, chargé d’une aura maléfique.
Bref, j’aime ce genre d’album, intimiste, porté par une pensée intellectualisée qui arrive à mettre en son, ses idées et ses rêves.
Il y a une âme là-dedans.
Tracklist :
- Waldganger (6:52)
- Europa Aeterna (4:02)
- Le chevalier, la mort et le diable (6:18)
- Hesperia (3:16)
- Lux Meae (4:21)
- Kyrie Eleison (7:38)
- Fernweh (9:03)
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Chronique “Souveraineté radiale”








