Monument Of Misanthropy – Washington State Charm

par Metalfreak | Juin 26, 2026 | Chroniques | 0 commentaire

Line-up sur cet Album

Raphael Hendlmayer – Basse
George "Misanthrope" Wilfinger – Chant
Joe Gatsch – Guitares
Julius Kössler – Guitares
Simon Martinsich – Batterie

Style:

Death Metal

Date de sortie:

26 juin 2026

Label:

Listenable Records

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8,5/10

Et voici « Washington State Charm », le quatrième album des Autrichiens de Monument Of Misanthropy, ce groupe qui a la base, en 2010, était le projet solo du chanteur Georg Wilfinger (ex-Miasma). Depuis, ils ont « accouché » de trois albums studio, d’un EP et d’une démo.
Pas mal pour un projet !

Ce nouvel opus est un album conceptuel qui retrace l’histoire d’un tueur en série : Ted Bundy !
De son enfance à son grand final sur la chaise électrique. Bref, joie et bonheur. C’est dingue comme le brutal death aime tremper son inspiration dans tout ce qui a trait à la psyché des psychopathes.
Cela dit, vu l’agressivité du genre, cela colle comme un gant à ces monstres.
Musicalement parlant, ok, c’est violent, voire ultra méchant dans la pure tradition du brutal death comme sur « The 1974 PNW Spree » ou bien encore « The Hacksaw Blade ».
L’agressivité est poussée à son paroxysme avec en sus un jeu qui démontre parfois une technicité certaine dans le jeu des guitares (“The 1974 PNW Spree”).
Et puis ça bastonne sévère telle une pluie d’orage. Et même quand ils se calment, c’est pour vous asséner des passages lourds et étouffants. Cela va très vite, en un clin d’œil parfois, car dans la tradition du genre, les plans divers et variés se succèdent et se télescopent souvent (Suwannee Hog Shed).

Mais il n’y a pas que cela. Ils se servent à foison des breakdowns du deathcore, tel des coups de boutoir (“Washington State Charm”, “Neath Tacoma Asphalt”, “Strapped to the Throne (Burn, Bundy, Burn)”.
Cela rend leur musique plus « ricaine » et plus organique.

De plus, ils savent poser une vraie atmosphère tragique sur leurs titres, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre de death, car il y a, au milieu de cette rage, une vraie musicalité.
Enfin, les deux growls en présence, l’un caverneux, l’autre acide, échangent parfois une sorte de dialogue (« Chi Omega Blood Rage »).
Du coup, on a l’impression d’assister à la scène d’un film.
Tout cela fait que cet album se démarque des codes du genre, ce qui confère à cet album un gros plus indéniable.
On ne se contente pas de bastonner sévère, on y introduit une vie, celle d’un certain Ted à la triste mémoire.
Si vous êtes adepte de ce genre de metal, je vous conseille d’y glisser une oreille, voire les deux !

Tracklist :

 

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