Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10
Il y a ce growl caverneux, le coté mélodique de la musique, les différents plans qui se succèdent, cette ambiance à la fois lumineuse au travers de solos véloces au milieu d’une agressivité compacte. Une certaine majesté se dégage du tout porté par un riffing accrocheur.
Voilà comment j’ai ressenti « Banished to the Skies”, premier titre de l’album “Screams from Beneath the Surface”, le nouveau-né du groupe Monstrosity, groupe américain de death technique né en 1990 en floride, qui fait suite à « The Passage of Existence » paru en 2018.
Aux manettes, plutôt aux baguettes, le batteur et compositeur Lee Harrison, accompagné du guitariste Matt Barnes, avec le retour du bassiste originel du line up des débuts, Mark Van Erp, le micro étant désormais tenu par Ed Webb.
Et ça joue, pas de problème !
Une explosion de flagrances sonores qui se succèdent comme un feu d’artifice, un vrai « bouquet » de plans musicaux qui jaillissent sur des tempos nerveux telle une fontaine sonique (“The Colossal Rage”). Quand ils alternent lenteur et speed, dans les moments calmes, on sait que cela va exploser et ça vous tombe dru sur la tête l’instant d’après (“Spiral”).
Souvent, leurs titres commencent sur les chapeaux de roue pour ensuite varier le tempo, traversés de multiples riffs techniques, mais toujours emprunt d’un sens de la musicalité entre densité et fluidité.
Et puis il y a des morceaux comme « The Dark Aura » ; lent, joué en mode doom avec une légère tournure arabisante, créant une atmosphère atmosphérique tout en étant puissant et empreint d’une certaine profondeur.
L’album se termine avec « Veil of Disillusion », morceau plein de panache et on se dit qu’on a passé un bon moment.
Au final, un opus agressif, sous tension, technique, old school, mais d’un old school “high” level” au niveau du jeu. Servi par un mixage aux petits oignons, c’est précis, changeant et maîtrisé de façon parfaite comme un torrent un jour de cru qui peut se calmer brusquement pour repartir de plus belle.
Une bande de « vieux » briscards qui viennent de pondre une galette qui n’est pas l’opus de l’année, mais qui s’écoute comme un death solide et tumultueux. Bien aimé !
Tracklist :
1. Banished to the Skies (6:40)
2. The Colossal Rage (3:24)
3. The Atrophied (5:28)
4. Spiral (3:15)
5. Fortunes Engraved in Blood (3:33)
6. Vapors (3:24)
7. The Thorns (3:54)
8. Blood Works (3:17)
9. The Dark Aura (4:08)
10. Veil of Disillusion (5:17)








