Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10
Sorti au mois d’août en pleine canicule, voici « Reminiscence », deuxième album du groupe Italien Miscreance qui, né en 2018 et anciennement Atomic Massacre, joue dans la gamme d’un thrash metal technique.
Dès le titre d’introduction « Trait d’Union », on se retrouve plongé dans un univers fait de percussions !! Effectivement, ils ont invité, je cite : « Leo Di Angilla qui tisse didgeridoo, flûte et berimbau à travers le châssis tech-thrash du groupe ».
On ne s’y attend pas.
Et puis rapidement, on est précipité la tête la première dans un thrash mécanique, froid aux entournures, avec un chant death écorché.
Il y règne une ambiance coupante et anxiogène.
La composition suivante, « Vision », s’avère excitée, rapide, avec une grosse basse, une couleur noisy : ça part dans tous les sens pas loin de l’était d’esprit d’un jazz-rock un peu fou, pendant que la voix éructe sa haine, mais pouvant aussi se faire théâtrale.
Changements brusques, chœurs dans le lointain, ça va vite, très vite et ça change tout le temps, tout en soubresauts brusques comme sur un grand huit déglingué.
Musique agressive, froide, bien huilée, en terre de dissonance tel un chaos maîtrisé pour « Scalp Ceremony ».
Quand arrive « Synaptic Cortex Dissection », le tempo ralenti, plus heavy devient leur propos et leurs articulations musicales se teintent de prog.
Mais l’instant d’après : pof ! Ça s’énerve entre colère et charge d’angoisse ; ça jaillit de partout pas loin du death metal je trouve.
« Symbiosis » s’avère nourri d’un peu de groove et d’une certaine charge mélodique, ce qui calme les neurones.
Beaucoup apprécié cette composition au même titre que « Zenith of a Dying Sun » à l’ambiance particulière, obsédante ; c’est rapide et accrocheur et nourri, une nouvelle fois, avec de percussions.
Bref, ici le thrash old school est malmené, percuté pour en faire une musique que je pourrai qualifier d’instinctive, s’il n’y avait pas ce niveau technique et cette maîtrise qui demande, j’imagine, des heures de travail.
Ici le prog devient épileptique ; pas mal et en fait, au-delà de la technicité, plutôt méchant.
Tracklist :
1. Trait d’Union (4:31)
2. Vision (3:59)
3. Scalp Ceremony (3:14)
4. Synaptic Cortex Dissection (5:02)
5. Oracle’s Rift (5:06)
6. The Moaning Hill (2:45)
7. Symbiosis (4:12)
8. Zenith of a Dying Sun (4:19)
9. Mirage (4:27)
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