Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10
À feu et à sang.
Voilà comment je définirais l’album du groupe français Miasmes.
Pour ceux qui ne connaissent pas, ils sont originaires du Cher : après une démo nommée « Vermines » (2021) et un premier album (« Répugnance ») en 2023, Miasmes revient le 18 septembre chez Les Acteurs de l’Ombre avec « Violence, Blasphème et Pourriture ».
Bon, au vu de leur titre, vous vous doutez bien qu’ils aiment la provocation, l’agressivité et la surenchère sonique, et vous aurez raison.
Ici, on est au royaume du black metal violent et instinctif, du punk / crust et du rock’n’roll bien graisseux et frontal.
C’est d’ailleurs en voyant qu’ils avaient repris un titre de Motörhead que j’ai eu envie de les écouter.
Et je ne fus pas déçu.
Ça cogne ! En plus, ils sont un power trio, et au niveau impact, je ne connais rien de tel que ce genre de formation pour la force uppercut !
Les trois compères, à savoir G. (basse/chant, ex-Ritualization, Antaeus live, ex-Seth live), K. (guitare, ex-Como Muertos) et C. (batterie), nagent dans l’underground extrême avec aisance.
Chant agressif, batterie survoltée, grosse basse et guitare crade au menu.
Des morceaux comme « Déchéance » matraquent à mort, un peu comme si Lemmy s’était mis à jouer du black n’roll.
« Écorché » porte en lui un sacré côté punk iconoclaste avec un petit son à la I, groupe de black / death n’roll qui n’eut qu’un album à son actif, “Between two worlds”, avec notamment en son sein Abbath d’Immortal.
Seulement là, c’est passé à la centrifugeuse, vitesse maximum.
Le morceau d’après, « Nihil », s’avère encore plus violent, jusqu’à ce qu’un mid tempo porte un riffing vicieux en forme de heavy sombre et serpentin… et puis ça repart de plus belle. « Possédé » est soutenu par une basse énorme, groovy et chaloupée, et d’un seul coup, ça « fritte » en mode blast beat.
« Cendres » déboule à fond la caisse, ultra coléreux, pour ensuite se calmer en mode heavy / doom avec un riff répétitif assez envoûtant.
Quant à « Vomi », il décolle tellement le papier peint que l’on dirait du grind qui vire ensuite en black n’roll « dégueu » pour enfin muter en punk / blast beat.
Bon, je ne vais pas tous vous les faire, mais je voudrais quand même m’appesantir sur la cover de Motörhead, « In the name of tragedy ».
La reprise est excellente et Lemmy aurait été content, car c’est quand même en partie grâce à lui que le metal est devenu aussi extrême.
Voilà, c’est sale, c’est méchant, c’est Black rock ’n’ roll, c’est Miasmes.
Tracklist :
1. Déchéance
2. Ecorché
3. Nihil
4. Possédé
5. Cendres
6. Vomi
7. Catharsis
8. Agonie
9. Horde
10. Rédemption
Amazon Apple BandCamp Deezer Facebook Instagram SoundCloud Spotify YouTube
Chronique “Vermines”
Chronique “Répugnance”
Live report Lyon 2025
Interview 2023








