Note de la SoilChroniqueuse (Freya) : 8/10
Au pays des Lycans, le Chaperon Rouge pue du bec et s’étouffe avec ses galettes au beurre.
Huit titres pour les honorer, huit titres pour chanter leurs louanges et dans les siècles graver la légende des canidés fiers et courageux.
Cet album propage l’amour du loup, la passion des ténèbres là même où la nature fait son œuvre sans condition, sans pitié ni concession.
Le culte de la Lune, le culte du souverain poilu des bois, le Loup, oui. Celui qui annonce la force et la puissance sourde et sylvestre. Celle qui est tapie sous les feuillages, attendant son heure pour se repaître avec avidité du sang de ses proies.
Les Lycans, encore plus que les loups, sont des créatures loyales, dotées d’un pouvoir de compréhension de leur environnement qui ferait pâlir les elfes. Ne craignant rien ni personne, mais respectant leur hiérarchie, les hordes avancent avec détermination et patience. Tu sombreras dans la folie de ta propre mort avant même de comprendre que les Lycans en sont responsables.
A l’instar des Vampires ou des Sorcières, les Lycans sont une communauté soudée et plus bestiale que les premiers qui se tirent dans les pattes à la première occasion.
Comme les secondes, ils jouent de séduction pour agripper leurs cibles et cultivent l’art des sciences ténébreuses pour mieux apprivoiser la lumière, faible et futile clarté que l’ombre avale en quelques instants d’inattention.
J’ai souvent expliqué, récemment d’ailleurs, que les projets solo ou presque n’étaient pas aisés et la discipline qu’ils requièrent est souvent bafouée.
Et bien voilà le contre-exemple parfait. Un musicien et un chanteur pour une parfaite harmonie. Une efficacité hors norme.
Est-ce les poils, les crocs, l’odeur ou l’acuité auditive des canidés qui assurent un album splendide sans fausse note ?
Une petite formation pour de grandes ambitions qui pour l’instant sont atteintes.
Comme un Terre-Neuve qui sort de l’eau avec la ferme intention de câliner sont maître aimé et adoré, Lycantrophilia souille avec bonheur et générosité l’intégrité de ton âme. Et comme ce quadrupède puant de vase, tu en redemandes car, au fond, tu sais que c’est une illustration de l’amour.
Ne passe surtout pas à côté de cette expérience, tu n’es jamais à l’abri de découvrir une pépite, même en pleine forêt.
C’est la saison des champignons, alors profite et fais pas chier !
Tracklist :
- Carnivorous Forest (4:28)
- The Souvereign Scars of Ruin (4:58)
- When the Stars Beg for Silence (4:41)
- Sung Trough the Maw of Nothingness (4:33)
- Where the Heavens Fracture and Bleed (3:58)
- Crown of Ashes (4:21)
- Litany Beneath the Rotting Moon (5:51)
- Sanctum of Silence (3:26)








