Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
On le saura, de par mes innombrables chroniques, je n’ai cessé de montre rune certaine affection pour la scène metal Sud-Américaine tant elle reste bien ancré vers un côté old school des plus rafraichissants. De combien de formations de thrash, speed, black ou death metal ai-je vanté les mérites depuis de longues années ? Surement un nombre à deux, voire trois chiffres ! Et le mieux, c’est qu’à chaque fois, je me prends une belle claque nostalgique et certains labels contribuent grandement à diffuser ses formations souvent talentueuses par chez nous.
C’est ainsi que, grâce à l’excellent label Madrilène Fighter Records, je me retrouve avec le son d’une nouvelle formation Colombienne du nom de Louder. Fondé en 2024, le trio de Medellin sort une demo l’année suivante, “Raw-Hell-Sal at Devil’s Crypt” de quatre titres auxquels sont additionnées deux reprises bien senties de Razor (“City of damnation”) et de Violent Force (“Sign of evil”), preuve d’un très bon gout en matière de speed / thrash metal. Tu m’étonnes qu’après un tel début, ce groupe a titillé de très près ma curiosité.
Avec ce premier album, “Devil’s night”, Louder confirme le bien que j’ai pu penser de lui à l’écoute de la demo. Quatre titres (“Louder than Hell”, “Satan’s bitch”, “Hellish rock ‘n’ roll”, “Metallic overdose”) sur les huit présents sont des réenregistrements de ceux de la demo et prouvent déjà un réel progrès entre les deux passages en studio.
Clairement, et les trois gaillards le revendiquent ouvertement, aime ce bon vieux speed metal influencé par l’esprit de groupes cultes comme Blood Money, Razor et Living Death, avec un soupçon impalpable de noirceur inhérente au black metal, le tout avec une énergie communicative et une authenticité qui rappelle parfaitement l’attitude de l’époque.
Outre l’esprit sex, drugs et rock ‘n’ roll des mid eighties, Louder incorpore dans son speed metal autant d’éléments punk et NWOBHM dans sa musique. Aussi il n’est pas surprenant d’avoir immédiatement en tête des groupes comme Warfare (bon sans ce que j’avais adoré l’album “Pure filth” tant le riffing, l’attaque des riffs et ce côté speed metal qui lorgne vers les frontières du thrash sans les franchir nous replongent immédiatement vers ce combo, d’autant plus que le chant de Juan Camilo “Hellgröwler” Camargo est proche de celui d’un certain Paul “Evo” Evans. Ici, rien que du fun : entre des lyrics articulés autour des thèmes récurrents au genre comme l’alcool, les excès et le rock’n’roll, perpétuent l’attitude d’une époque pas si révolue que cela.
Musicalement, ça va vite sans se montrer outrancier, ça pue bon les bonnes vieilles speederies à la Venom, Motörhead, Warfare ou Razor et c’est d’une authenticité rafraichissante, avec en prime quelques petites intros d’ambiance illustrant bien le côté “evil” rock ‘n’ roll. En clair : un pur kif !
Finalement, le seul défaut que je trouve à ce vibrant hommage au speed metal des mid eighties est qu’il est trop court. 30 minutes pour huit titres, je reste sur ma faim ! Alors je me le réécoute, encore et encore !
Tracklist :
- Speed Junkie (3:11)
- Satan’s Bitch (2:50)
- Hellish Rock’n’Roll (3:34)
- Louder Than Hell (3:51)
- Dirty Rocker (3:59)
- Heavy Metal Nights (4:38)
- Metallic Overdose (3:28)
- Devil’s Night (4:47)








