Note de la SoilChroniqueuse (GothicMelody) : 7/10
Les finlandais de Lost Society reviennent avec un nouvel album intitulé "Hell Is A State Of Mind".
Avec son dernier album, "If The Sky Came Down", le groupe prenait une direction un peu moins thrash et plus metalcore. Ce nouvel opus continue dans cette direction musicale, pour le bonheur, ou pas, des fans de la première heure.
L’opus s’ouvre avec le titre « Afterlife ». Musique électronique, chant limite rappé, tantôt un peu saturé, tantôt clair. Il y a ce côté symphonique, limite power avec un peu de thrash…bref oui, c’est difficile à décrire musicalement. Je me suis demandé au début si c’était bien le bon groupe que j’écoutais, mais oui. Je n’ai rien contre les groupes qui changent de style au fil de leur carrière, mais j’étais un peu déçue par la tournure que le groupe prend ici. C’est bien fait, mais ça fait un peu melting-pot quand on essaie de décortiquer le titre.
Mon problème ne va pas s’arranger avec le titre suivant : « Blood Diamond ». Les premières notes sont plutôt électroniques, puis ça devient du metal symphonique, avant de passer à ce nouveau metalcore. Il y a de bons riffs de guitare, la batterie est bien rentre dedans et le chant avec ses variations est très plaisant. C’est juste dommage d’avoir voulu en faire trop avec ce côté symphonique. Il y avait une base metalcore intéressante, mais il a fallu que le groupe prenne la direction que la plupart des groupes suivent en ce moment.
« Synthetic » a un refrain catchy, qui reste en tête. La batterie est bien mise en avant ici. C’est un peu plus metalcore moderne, avec des éléments electro-pop. Les lignes de guitare sont intéressantes et le chant entre voix claire et saturée est agréable.
Bizarrement c’est le titre un peu plus calme qui arrive ici que j’ai le plus apprécié pour le moment : « Is this What You Wanted ». Le début est acoustique, avant de monter en puissance sur le refrain. Le chant est vraiment magnifique, montrant le talent de Samy pour passer de la douceur à la force tout en donnant de l’émotion. J’adore les lignes de guitare. C’est vraiment beau, mélodique, avec moins d’artifice, un très bon titre.
On retrouve un titre similaire aux autres, avant le précédent morceau, avec « L’Appel Du Vide ». C’est très mélodique, symphonique, avec de la puissance. Il y a de bons éléments et, dans l’ensemble, c’est intéressant, sans être transcendant.
« Kill The Light » a des éléments heavy bien sympas, avec ce côté symphonique et metalcore. C’est un mélange qui fonctionne pas trop mal. Ça reste gentillet et ça manque un peu de lourdeur pour que ça se démarque davantage, car il y avait une base intéressante de metalcore/heavy.
« No Longer Human » a une jolie ligne mélodique. Il y a une partie où la guitare prend le dessus et c’est joli à entendre. C’est gentillet, mais c’est sympa.
On retrouve un son peu plus de bourrin avec « Dead People Scare Me (But The Living Make Me Sick) ». On retrouve également ce côté un peu thrash des anciens albums. Le chant oscille entre rap et chant plus écorché. C’est efficace et, musicalement, ça part un peu moins dans tous les sens, c’est vraiment plaisant à écouter.
« Personal Judas » est un peu plus agressif également, même si l’on retrouve des éléments symphoniques et électro. Ça passe bien comme titre.
On termine l’album avec le titre éponyme « Hell Is A State Of Mind ». Le début est symphonique, c’est joli, avant de passer en mode metal. Il y a des changements de rythme, c’est intéressant. Il y a une jolie ligne mélodique, le chant est plaisant, les guitares et la batterie sont intéressantes. Mais j’ai un peu de mal à voir où le groupe veut nous emmener. Ça se termine un peu comme ça a commencé, et je reste dubitative face à l’ensemble proposé.
Bon, vous l’avez compris, c’est un peu mi-figue, mi-raisin pour moi, cet album. Il y a du bon, comme la production qui est vraiment bien faite. Le chant est bien maîtrisé et les variations proposées sont vraiment très intéressantes. La batterie est présente et bien rentre dedans quand il faut. Les riffs de guitare sont très plaisants. L’intégration de l’orchestre symphonique est bien faite. Le groupe nous fait un style de metalcore moderne symphonique, mixé avec du nu metal qui n’est pas mauvais. Le problème, c’est que ça fait vraiment melting-pot. On ne sait pas trop où l’on va et le groupe commence à ressembler à certains groupes de metalcore actuels et perd un peu de ce qui faisait sa singularité des débuts. Mais il se démarque un peu plus avec ce son symphonique qui n’est pas toujours présent dans le metalcore moderne.
Pour résumé : une bonne production, des idées intéressantes, mais l’ensemble peut parfois être indigeste, à cause de ce côté un peu « grandiloquent » de la musique symphonique et cette idée de vouloir en faire toujours plus.
Un album pour les amoureux de ce metalcore moderne, de metal symphonique plus bourrin, de nu metal, et les fans du groupe qui ont suivi l’évolution du groupe. Les nostalgiques du début ne s’y retrouveront sûrement pas et ne se laisseront probablement pas convaincre par cet opus.
Tracklist :
- Afterlife (03:10)
- Blood Diamond (03:40)
- Synthetic (03:34)
- Is This What You Wanted (03:33)
- L'Appel Du Vide (04:18)
- Kill The Light (04:47)
- No Longer Human (03:30)
- Dead People Scare Me (But The Living Make Me Sick) (03:33)
- Personal Judas (03:33)
- Hell Is A State Of Mind (04:49)








