Note de la SoilChroniqueuse (GothicMelody) : 8/10
Après "The Beauty of Death", sorti en novembre 2024, le quatuor Allemand de Lost In Hollywood sort son deuxième album, tout simplement intitulé "Lost in Hollywood". Ce deuxième opus ne va pas troubler les fans, car il s’inscrit dans la même veine que le précédent, mais l’on sent dès la première écoute que le groupe semble avoir trouvé un équilibre, et une ligne musicale qui semble de bon augure pour la suite de sa carrière. Comme souvent, malheureusement, avec Arising Empire, il n’y a pas vraiment d’information fournie avec l’album, donc je n’ai pas accès aux paroles pour être sûre de ne pas raconter de bêtises, je ne vais donc pas en parler ici. Je vais uniquement me concentrer sur ce que j’ai à disposition, à savoir la musique, et c’est déjà bien.
Entrons dans le vif du sujet :
L’album commence avec le titre « I Should Have Known Better ». Dès les premières notes, il y a ce son, souvent reconnaissable chez les nouveaux groupes de metalcore que l’on retrouve depuis quelques années (chez beaucoup de groupes Allemands, notamment, mais pas seulement). À force d’avoir chroniqué et entendu ce genre de nouveau metalcore / nu metal, ça ne me choque plus et je commence à m’y faire. L’intro un peu plus électro, fait place au couplet où le chant clair d’Amon se mêle avec le côté atmosphérique de la musique. Il y a ce contraste entre le chant clair et le côté plus lourd de la musique par moments. Et puis, il y a ce changement dans le chant qui revient à deux reprises, plus agressif, et qui donne un autre rythme à la chanson ; c’est vraiment bien fait. Un titre que j’ai rapidement adoré.
« Pretty Skin » est dans la même veine que le précédent. J’apprécie les changements de rythme et les nuances du chant, ce qui évite de se lasser. J’ai particulièrement adoré les riffs de guitares ici. Un autre titre qui passe bien.
Un titre qui va faire partie de mes favoris « Pieces ». J’ai aimé le rythme entrainant et la mélodie qui reste bien en tête. La batterie bien puissante, les riffs de guitare, l’atmosphère générale : c’est un titre taillé pour la scène. Je pense qu’il peut devenir un morceau intéressant sur scène, capable de fédérer le public lors d’un concert. Un vrai coup de cœur pour ce titre.
On continue l’écoute avec « Like a River » en duo avec Of Virtue. J’étais un peu sceptique au départ, mais finalement, c’est un autre titre intéressant qui fonctionne plutôt bien. C’est énergique, avec quelques nuances atmosphériques et des passages plus heavy.
Un autre duo : « Love Is Dying » avec Philip Strand. C’est un titre qui me prendra un peu de temps pour l’apprécier pleinement, car, pour le moment, je suis un peu mitigée. J’aime certains aspects des lignes mélodiques et de l’ensemble, mais je ne sais pas, j’ai un peu de mal à vraiment accrocher à la chanson. J’ai l’impression qu’elle est un petit peu en dessous par rapport aux autres morceaux. C’est loin d’être mauvais, au contraire, c’est juste mon ressenti.
« Ghost in the Water » démarre très vite avec des riffs bien puissants, c’est énergique et c’est plaisant à écouter. J’ai vraiment adoré ce titre, plein de contrastes, qui pourrait aussi passer très bien sur scène. On a envie d’headbanguer sur une grosse partie du morceau. C’est efficacement bien fait.
« Father » est un titre interlude, qui permet de faire une petite pause avant de continuer l’écoute. C’est intéressant et ça donne un petit truc en plus à l’album.
« Can You Feel the Pain » est un autre morceau que j’ai particulièrement apprécié. Au début, j’ai un peu tiqué sur les effets de voix, mais après quelques écoutes, j’ai été convaincue. C’est globalement un titre énergique, par moments plus calme et atmosphérique, et à d’autres, plus lourd et agressif. Un autre titre qui va faire partie de mes favoris.
On continue avec un autre duo pour le titre « The Art of Being Torn Out », cette fois avec Half Me. C’est beaucoup plus metalcore, ça contraste bien avec le reste de l’album. Le début est plus bourrin, mais après on revient en terrain connu. Il y a une belle alternance entre passages plus bourrins et passages plus mélodiques. Headbangs et plus en concert pour ce titre. C’est vraiment un beau duo.
« Chasing Dreams » est un titre plus mélodique, sans manquer d’énergie, mais c’est plus gentillet. C’est sympa, ça passe bien.
On termine l’album avec « The Fire ». Un autre titre où au départ, j’étais mitigée, car il y a toujours ce côté électro qui, par moments, ne m’emballe pas trop, mais il y a des passages qui sont vraiment tops. Il y a de jolis contrastes dans la musique ainsi que différentes intensités dans le chant, ce qui procure différentes émotions et c’est très plaisant. Un titre qui finit bien l’opus.
"Lost in Hollywood" est un album bien fait, avec une ligne directrice bien construite. Les titres ont chacun leur personnalité, mais l’ensemble est bien cohérent. J’apprécie le travail de mixage, car les instruments et la voix sont bien audibles et il n’y en a pas un qui en écrase un autre. Tout est bien équilibré. Le groupe nous propose un album de qualité. Un univers entre metal mélodique, passages plus metalcore et heavy. Du bourrin et de la douceur, le tout à la sauce metal moderne, donc, si vous aimez ça, foncez écouter, acheter l’album.
Les fans du groupe et les amateurs du genre devraient l’apprécier également.
Tracklist :
- I Should Have Known Better (03:19)
- Pretty Skin (03:34)
- Pieces (02:59)
- Like a River (avec Of Virtue) (03:37)
- Love Is Dying (avec Philip Strand) (03:11)
- Ghost in the Water (03:09)
- Father (0:45)
- Can You Feel the Pain (03:13)
- The Art of Being Torn Out (avec Half Me) (02:27)
- Chasing Dreams (03:48)
- The Fire (03:40)








