Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10.
L’air de rien, l’an prochain, les Parisiens de Krysaor vont fêter leur 25 années d’une carrière respectable, avec à la clé un EP éponyme (2007) et quatre albums : “Krysaor” (2005), “Untitled” (2007), “Krysaor I” (2021) et “Foreword” (2023).
Après quelques changements de line up, il semblerait que, depuis trois ans, le groupe s’est stabilisé autour du bassiste Simon Etienne (ex-Cyril Lepizzera Group Arianrod), du batteur Arnaud Carnielli (ex-Krystal Dust, ex-Winterland, ex-Silent Fall, ex-Cyril Lepizzera Group Arianrod), du guitariste Christophe Laurent (ex-Buccaneer), du claviériste Varenfel et des deux derniers arrivés en 2022 en les personnes du bassiste Jules Brosset (ADX, Arthédone, ex-Diouma, ex-DiXiT, ex-Noydem) et du chanteur au CV interminable Gus Monsanto (Burnt City, Eden Myrrh, Human Fortress, Skyeart, ex-Astra, ex-Code of Silence, ex-Revolution Renaissance, ex-Seliger, ex-Symbolica, ex-Jade Lizard, ex-Lord of Mushrooms, Gus Monsanto, Marmor, The Yell, ex-Aria Inferno, ex-Omega Blast, ex-Overdose, ex-Adagio, ex-Lightseekers, ex-Takara).
Dès la première écoute, on ressent une atmosphère sombre et mélancolique, alternant passage aériens avec des parties plus véloces. Le chant de Gus Monsanto est vecteur d’émotions contrastées, entre spleen et colère.
Les quatres titres de l’EP ont cette alternance d’atmosphères, “Resurrexit” propose même quelques touches de claviers qui nous replonge dans la deuxième moitié des années 80. Les montées en puissance sont purement bien travaillées.
Entre heavy, power et progressive metal, la musique de Krysaor propose toute une panoplie de couleurs musicales qui enrichissent les quatre titres de cet EP.
L’ensemble se veut suffisamment fluide pour que ces titres, tous autour de six minutes, passent comme autant de lettres à la poste.
Plus axé sur des ambiances solennelles, “Deo Incarnato” nous offre de belles plages instrumentales bien senties. Bien sur, on garde cette tendance à varier les tempos en fonction du message que le groupe veut donner.
Pour finir, “Forever this will be” continue cette habitude d’ambiances changeantes mais ici, elles sont encore plus contrastées : entre moments éthérés et passages plus heavy, Krysaor montre tout son talent de composition.
Limite, on regrette qu’il n’y a que quatre titres mais cet EP semble remettre Krysaor sur les rails pour une suite de carrière prometteuse.
C’est tout le mal qu’on leur souhaite !
Tracklist :
1. A Winter’s Death (6:01)
2. Ressurexit (6:48)
3. Deo Incarnato (5:18)
4. Forever This Will Be (6:46)
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