Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10
Tous ceux qui avaient été séduits par le premier et le deuxième album des Allemands d’Iron Kobra ont dû trouver le temps long avant la sortie de ce troisième full length « Eternal Dagger ».
Il faut dire que, malgré deux splits avec Atom Smasher (février 2023) puis avec Blitz, Moon, Spiker et Temptress (septembre 2023), on n’a pas eu beaucoup de nouvelles du quatuor de Gelsenkirchen depuis l’excellent « Might & Magic » de 2015, à part peut être une compilation en 2018 (« Germs from the Vault ») de trois anciens titres et de quatre reprises (dont une parfaite du « Mothra » d’Anvil).
Entre temps ? Quelques changements de line up : le guitariste / chanteur Kevin « Lightning Lord Python » Wittek parti, c’est Sir Serpent qui s’en occupe depuis 2022 et l’arrivée également la même année de Steffen Russel (Charred Remains, Destroyer, Mandatory, R.I.P., ex-Sex Gepard) en deuxième gratteux !
Dirrière les futs, c’est également depuis 2016 un certain Björn « Cimmerian Conda » (Charred Remains, Destroyer, R.I.P., Tyranos, Whipper) qui a rejoint le groupe en lieu et place de Ringo « The Animal » Snake (ex-Nuclear Magick, ex-Erazor).
Et là, il faut reconnaitre que cet « Eternal Dagger » fait partie de ces albums de heavy / speed metal en mode Deutsche Qualität influencé tant par la NWOBHM (Tank, Iron Maiden et Judas Priest en tête) que par certaines formations typisch Deutsch (premiers Angel Dust, Deathrow ou Grave Digger, old-Helloween…).
Il faut dire que, d’entrée, le riff introductif de « Trembling dungeons » n’aurait pas fait tache sur un certain « Walls of Jericho » et que le speed metal bien rageur du titre aurait pu avoir sa place sur « Raging steel ».
C’est dire l’idée que se fait Iron Kobra du heavy metal qu’il propose : fluide, direct, racé, avec du solo qui tue et un chant rageur.
Parce que, on ne va pas se mentir, ici, c’est du high level ! sur une moyenne de quatre minutes, les neuf titres proposés vont directement à l’essentiel, avec une intensité remarquable et une grande fluidité.
C’est bien simple, les 37 minutes passent comme une lettre à la poste et la seule envie qu’on a, à la fin du plus épique « Mountains of Madness », c’est de rappuyer sur le bouton « play » !
Les plus nostalgiques vont évidemment adorer et se dire que si cet album était sorti dans la deuxième moitié des années 80, il aurait eu sa place au milieu des classiques du genre.
En deux mots : hautement recommandé !
Tracklist :
1. Trembling Dungeons (4:03)
2. Forbidden Fruits (3:36)
3. Fliehen (3:17)
4. Shibuya Nights (3:44)
5. Silver Strings and Iron Wings (4:29)
6. Eternal Dagger (3:39)
7. Unchained & Untamed (3:26)
8. Treacherous Tyrant (3:58)
9. Mountains of Madness (5:04)
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