Note du SoilChroniqueur (Fast Freddy) : 9/10
Trio maléfique Suédois ou trio de Suédois maléfiques, au choix, In Aeternum passe à travers le temps sans que ce dernier ne semble avoir d’emprise sur eux et continue de distiller un death aux entoures bien black depuis plus de trois décennies sans montrer de signes de faiblesse !
Aussi, quand après plus de vingt de disette en matière de galettes long format, In Aeternum revient sur le devant de la scène ou nous balançant à la face « Of Death of Fire » leur nouvel opus, Soil Chronicles ne pouvait pas rester les bras et les oreilles croisés engoncé dans un put1 de plaid devant une non moins put1 de série à deux balles de Netflix ou autre plateforme du même registre !
Alors plongeons dans ce nouvel acte pour savoir de quoi il en retourne !
« Danse Macabre » ouvre le bal, qui promet de l’être tout autant, de manière courte et instrumentale si bien qu’il remplit son job d’intro sans que les trente-huit secondes qu’il affiche ne suscite plus de commentaires, pas plus du reste que la cinquantaine de secondes de « De Profundis » qui agit, en cours d’album, comme un intermède instrumental permettant de faire une courte pause au milieu du déluge sonore qui, on va le voir, possède les arguments pour que la cotation de l’échelle de Richter soit réévaluée !
On entre réellement dans le vif du sujet avec « Beneath The Darkened Tomb » qui vient nous fouetter le visage tel un blizzard en rase campagne ! Rythme effréné avec un Perra plus qu’aux affaires derrière les fûts, c’est du black thrash lancé à 100 à l’heure qui balaie tout sur son passage, heureusement que les refrains, joués sur un tempo plus lent, permettent de se refaire la cerise sans pour autant perdre en intensité !
Honnêtement, si on m’avait fait écouter ce morceau sans savoir à quel groupe j’avais à faire, j’aurais opté pour Necrophobic sans sourciller !
Pas le temps de réellement s’apitoyer sur son sort ni de laisser retomber la poussière, qu’on poursuit dans la même lignée avec « The Day of Wrath » qui agit tel un rouleau compresseur que rien ne semble pouvoir arrêter ! C’est à la fois massif, puissant et rapide que tu ne peux qu’être tel le lapin pris dans les phares de la bagnole en attendant l’impact irrémédiable ! « Bow To None » et dans une moindre mesure « The Hourglass », qui contient un solo d’un calme dénotant dans la tempête ambiante, ne disent pas autre chose ! C’est de l’énergie à revendre associée à une forme d’ambiance malsaine, le tout d’une efficacité redoutable !
En matière d’agressivité, « Mortuary Cult » n’a pas à rougir ! Imagine-toi sur un ring, acculé dans les cordes et ramassant un déferlement d’uppercuts, de droites assénées avec élan et de directs à répétition… Ben ce n’est rien en comparaison ! Protège-dents et casque conseillés avant l’écoute !
Pour retrouver des titres orientés davantage death, il faudra jeter une oreille sur « Spirits of the Dead » ou encore « Goddess of Abominations » qui, du fait d’un mid tempo, donnent de la lourdeur à l’ambiance dégagée et du coffre à t’en faire décoller la cage thoracique ! « The Vile God of Slime » est également de cette veine avec un côté malsain plus marqué.
« To Whose Who Have Rode on », titre le plus long dépassant les sept minutes vient clore ce nouvel album ; le morceau se lance réellement après une intro reposant sur une mélodie calme et libère progressivement son énergie envoutante, riffs et harmonie en osmose avec le chant renforcé avec la participation d’Erik Danielsson (Watain), s’il vous plait !
Un rapide mot sur l’artwork qui colle parfaitement au registre des Suédois et aux thèmes évoqués avec la mort que l’on trouve à chaque entournure et sur la production soignée qui permet à l’auditeur d’apprécier l’œuvre à sa juste valeur.
Cette nouvelle galette d’In Aeternum est, me concernant, la première véritable grosse claque de l’année qui fait un bien fou dans un paysage metal actuel trop moderne à mon goût !
Tu termines l’écoute en restant estomaqué, sans voix et scotché devant la raclée monumentale que tu viens de recevoir !
Jettes-y une oreille, il est fort à parier que tu ne seras pas déçu !
Tracklist :
- Danse Macabre 0:38
- Beneath The Darkened Tomb 04:44
- The Day of Wrath 03:12
- Spirits of the Dead 06:00
- Mortuary Cult 03:12
- The Vile God of Slime 04:23
- Bow To None 05:05
- De Profundis 00:51
- Goddess of Abominations 03:51
- The Hourglass (Memento Mori) 04:20
- To Those Who Have Rode On 07:07








