Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
Je l’avoue humblement : si le groupe Parisien Hot Hell Room existe depuis 2003, ce n’est qu’avec leur cinquième et précédent album “Kingdom Genesis”, déjà sorti sur le toujours excellent label M&O Music, que je les ai découverts avec, en prime, un sacré coup de coeur.
Il faut dire qu’ils avaient réussi à sortir onze titres tout ce qu’il y a de plus accrocheurs, dont certains comme “Nightmare”, “1307”, “Twilight” “Preach” ou “Cleaer-sighted” font encore partie des playlists que je me colle dans le lecteur lors de mes séances de sport pour me foutre la patate.
Si ça, ce n’est pas un signe.
Et là, quatre ans plus tard, les revoilà avec un “Blood red sand” qui conserve cette dynamique vitaminée et accrocheuse et ce, malgré un changement de guitariste et de batteur. Ainsi, on voit arriver Pierre Trimaitre à la place de ShazyBob aux six-cordes et Ludovic Roux remplaçant Alexis Bersot derrière les futs.
Pour le reste, le bassiste Alain Raoul et le guitariste / claviériste qui chante Loïc Malassagne continuent l’aventure.
Il faut dire que le chant a encore bien évolué, preuve d’un travail exigeant pour parvenir à faire ressentir à l’auditeur les émotions dans lesquelles il cherchent à nous emmener.
Sa voix, parfois haut perchée, fait mouche régulièrement, comme sur “Soylent Green”, “Blood red sand”, la balade “Secretly falling” ou les nerveux “Obedient” et “Age of anxiety” avec une mention toute particulière pour le divin “Eighties”.
Les guitaristes s’en donnent à coeur joie, avec des riffs souvent bien plombés et des solis aux petits oignons, sans oublier de parler d’un bassiste omniprésent qui se permet même le luxe de nous gratifier d’un petit instrumental en guise d’outro (“Epitaph”).
Quelques discrètes nappes de claviers un peu partout et un batteur qui martèle proprement ses futs, que demander de plus ?
Ils disent que ça va plaire aux fans tant de Black Sabbath, de Dokken que de Queensrÿche, il est fort à parier qu’avec un tel album, Hot Hell Room va ratisser bien plus large.
Des compositions à l’artwork (signée WolfOrDeer Colony qui a déjà oeuvré pour AC/DC, Pink Floyd ou Scorpions, s’il vous plait !), des mélodies à la production (par Andrew Guillotin près de Paris et masterisé à Los Angeles par Maor Appelbaum), tout est réussi et ne souffre d’aucune faiblesse.
Bel album, qui confirme tout le bien que j’ai pu penser du quatuor il y a quatre ans.
Zou, j’y retourne !
Tracklist :
01. Soylent Green (4:24)
02. Blood Red Sand (3:58)
03. Soldiers Of The Dunes (4:00)
04. Eighties (4:09)
05. Secretly Falling (3:10)
06. Obedient (5:20)
07. Addiction (3:54)
08. Losing Your Crown (4:03)
09. The World Legacy (3:07)
10. Age Of Anxiety (3:27)
11. Epitaph (Outro) (2:18)
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Chronique “Kingdom genesis”








