Heckel & Jeckel – Corbacs in Black

par Metalfreak | Août 31, 2026 | Chroniques, Chrocorico Soil | 0 commentaire

Line-up sur cet Album

Heckel Crow – Guitares, Chant, Machines
Jeckel Crow – Batterie, Chant, Machines
Guests :
PJ Ley – Trompettes sur 1
Greg Flamencats – Guitares sur 4 et 5
Anthony Hillcock – Philman sur 6

Style:

Stoner

Date de sortie:

24 juillet 2026

Label:

Bitume Prods

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10

À ma gauche, Heckel Crow (guitares, voix, machines). À ma droite, Jeckel Crow (batterie, voix, machines). Au milieu, le groupe Français Heckel & Jeckel, dont les musiciens aux masques de corbeaux distillent ce que j’appellerai une sorte de rock barré, expérimental, flirtant aussi bien avec du grunge qu’avec du stoner ou du punk, et qui peut faire penser, par exemple, aux Melvins, à Mudhoney ou à Tool par certains aspects.
Originaires du Pays Basque, nés en 2019 et ayant déjà dans leur bec une kyrielle d’albums, leur nouveau méfait se nomme « Corbacs in Black » ; comme quoi, ils ne manquent pas d’humour.

Alors, pour bien expliciter mon propos, voici, au fil des titres, mes impressions. Sur « F1 », qui ferme le bal (et oui, je commence à l’envers), on trouve des ambiances lourdes, doucement angoissantes, avec quelques notes aériennes nourries d’échos. On sent que quelque chose va arriver. Puis ça enfle dans une sorte de doom horrifique aux notes répétitives.
Ambiance feutrée pour nuit noire. Des sonorités lourdes, entre punk, rock et stoner, habillent « Corbacs in Black » (titre qui ouvre le bal) ; riffing qui se répète, qui te rentre dans le lard, porté par un groove sale et un petit côté grunge. Là, tu y découvres une trompette en mode bruitiste jouée par un invité, à savoir PJ Ley.
Autre guest que l’on retrouve sur « Flamencos Darkos » et « Hippie Song » : Greg Flamencats à la guitare.
Sur le premier titre, on entend de la guitare Espagnole et, sur le deuxième morceau, on reprend le thème mais en mode électrique, avec un son heavy bien barré, sous tension et étrange.
Après « Interlude Philman », un petit interlude sur lequel joue un autre invité, à savoir Anthony Hillcock, déboule « Pookie », une reprise d’Aya Nakamura transformée en grunge bruitiste, à la voix répétitive, à l’humour déjanté. Le morceau « Smile » est bien rentre-dedans, oscillant entre punk et rock, comme une sorte de Stooges sous acide.
N’oublions pas non plus « EJM » aux voix hallucinées, jouant sur une tension quasi présente, entre cordes étouffées et son conséquent, ainsi que « Egomaniac », avec sa voix féminine, son larsen et sa guitare plombée.

Voilà, j’espère que vous aurez, au travers de ces quelques mots, pu capter l’essence d’une musique plutôt issue des années 90, en dehors des listes ; en un mot comme en deux, expérimentale et un peu folle sur les bords.
C’est joué par deux corbeaux Français et ça explose bien le quotidien.

Tracklist :

1. Corbacs in Black 04:23
2. EJM 03:24
3. Egomaniac 03:23
4. Flamencos Darkos 01:40
5. Hippie Song 04:11
6. Interlude Philman 00:27
7. Pookie (reprise Aya Nakamura) 02:47
8. Smile (you can’t kill them all) 03:44
9. Relapse 03:19
10. FI 07:37

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