Note du SoilChroniqueur (Fast Freddy) : 8,5/10
La dolce vita si chère à l’Italie et la douceur si agréable de Toscane vont encore en prendre un coup avec ce huitième album d’Handful of Hate, combo du cru qui bourlingue depuis 1993 dans les eaux troubles et saumâtres du black metal Transalpin ! Certes, du line up originel, seul Nicola (guitares / chant) demeure en place, mais il est fort à parier que le trio maléfique Italien n’est pas revenu à nous, après sept années de disette discographique, avec un côté fleur bleue et du romantisme en bandoulière mais bien pour nous savater la bouche histoire de montrer que le temps n’a pas d’emprise sur eux !
« Soulless Abominations » recèle huit nouveaux titres pour une quarantaine de minutes d’écoute ! Premier constat, Handful of Hate n’a rien perdu de sa férocité musicale. Les trois lascars, expérimentés comme pas permis du fait des nombreux groupes auxquels ils participent ou ont participé, ne sont pas dans la demi-mesure ! Les trois premiers morceaux nous envoient dans les cordes sans ménagement à grand renfort de blast beats à répétition, de riffs chirurgicaux, de tremolos pickings incessants, le tout avec une voix qui vous cloue au pilori, ni plus, ni moins !
L’auditeur est happé par un tourbillon sonore qui l’entraine de force au cœur des ténèbres sans idée de retour et sans lumière au bout du tunnel ! C’est une dérouillée en règle à laquelle on assiste, impuissant devant tant de détermination ! Les quelques breaks qui font ralentir la machine lancée à 100 à l’heure ne permettent pas de desserrer l’étau ; on prend cher, une série d’uppercuts de Marvin Hagler passerait pour des papouilles de chats à côté !
Il faut attendre « Winter March » pour obtenir un temps de respiration, ce titre instrumental de quasiment six minutes étant exécuté sur un tempo nettement plus lent ; malgré ça, les accords dissonants distillent une ambiance sombre voire malsaine qui continuent de tourmenter les esprits.
Toutefois, avec Handful of Hate, la brutalité n’est jamais absente bien longtemps et « Age of Infamy » est là pour nous le rappeler reprenant son travail de sape avec une rigueur implacable. « Different – Distant – Apart » se chauffe du même bois avec des changements de tempos efficaces, rendant, de mon point de vue, ce titre parmi les plus intéressants de l’album.
« Where Sanctity Rots » vient clore cette nouvelle galette pouvant donner pour le novice l’impression d’une brutalité délurée mais qui montre au contraire une violence, certes d’un niveau extrême, mais parfaitement maitrisée !
L’artwork de la pochette semble tout droit sorti d’un vieux grimoire retrouvé au fond d’un grenier et qu’il ne faut ouvrir sous aucun prétexte au risque de réveiller les forces du mal ; quant à la production, elle est de très bonne facture, orchestrant parfaitement cette explosion de brutalité dévastatrice.
Absent des bacs depuis sept ans, Handful of Hate a mis les bouchées doubles pour nous livrer un huitième opus des plus sulfureux !
Le côté raw des années 90 n’est pas aussi prégnant diront peut-être les fans de la première heure, mais, qu’on se le dise, les Toscans restent droits dans leurs bottes et nous envoient un message clair : ils n’abdiqueront jamais !
Tracklist :
- Libera Me 4:55
- Worlds Below 04:07
- Gall Feeder 04:04
- Winter March 05:58
- Age of Infamy (Grown in Starvation) 04:33
- Different – Distant - Apart 05:20
- Skinless Salvation 05:56
- Where Sanctity Rots 04:16
Amazon Apple BandCamp 1 BandCamp 2 Deezer Facebook Instagram
Myspace ReverbNation SoundCloud Open Spotify Tidal YouTube








