Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10
(NdMetalfreak : selon certains « justiciers des réseaux sociaux », il parait que “si on n’est pas musicien, on doit s’abstenir de chroniquer des albums” (sic)… Et bien ce n’est pas grave, on va le faire quand même !!!)
Le stoner peut prendre plusieurs formes : psyché, teinté parfois de sludge.
Mais en ce qui concerne celui du groupe français Goatfather, né en 2014 et dont troisième album se nomme « House of the Rising Smoke », pas de problème, ces Lyonnais jouent d’un stoner pur et dur, qui revient aux origines tout en variant le menu.
Prenez le titre d’ouverture « Stoner Dream ». Une rythmique simple et répétitive qui vous rentre de suite dans le cervelet, des breaks bien vus, une voix de bûcheron. Tout y est dans cette « chanson » qui m’a fait penser aux entournures à un vieux MonsterMagnet.
Ensuite, déboule « Eye of the Electric Mountain », au riff teinté de blues, nanti d’une rythmique cent pour cent Black Sabbath, alternant entre doom et mid tempo. C’est classique, vintage à souhait et efficace. On en redemande.
Quand arrive « Night of the Blue Smoke », on se retrouve face à un hard rock teinté de « sudiste », avec un passage instrumental simple et varié distillant un vrai parfum stoner et un solo qui vient de là qui vient du blues, mais en mode bien gras !
Au début, lent comme une marche sous un soleil de plomb un jour de désert, se présente « Son of a Witch » avec un riffing lancinant, et un refrain aux accords qui semblent tirés, une fois de plus, du patrimoine musical d’un vieux Black Sabbath. Et puis cela monte en puissance avec le solo de guitare qui déchire.
Un certain groove vintage se pose sur « Rainbow Rider », morceau comme forgé dans les 70’. Lent et sous tension s’avère « Space Weeds and Heavy Trips”, au refrain hard rock gorgé d’un feeling qui vient des tripes.
Six titres pour une demi-heure d’un stoner qui se partage entre le heavy des origines, une teinte de désert rock, le tout patiné dans un bain vieille école. Du moins c’est comme cela que j’ai ressenti cet album qui m’a fait chaud au cœur.
D’autres auront peut-être des références différentes, mais à l’écoute de cette galette, voici les miennes.
Pas original, mais ressenti de la tête aux pieds.
Un chouette moment.
Tracklist :
- Stoner Dream (3:49)
- Eye of the Electric Mountain (5:42)
- Night of the Blue Smoke (6:55)
- Son of a Witch (6:18)
- Rainbow Rider (3:52)
- Space Weeds and Heavy Trips (6:16)








