Note de la SoilChroniqueuse (Freya) : 7/10
Parfois, je choisis les albums à chroniquer par rapport au nom du groupe…Nooon, je déconne. C’est pas parfois, c’est quasi toujours comme ça. A part de rares élus dont je me souviens du blaze, les autres c’est au nom. Perso plus c’est décalé, avec un semblant de crade ou une odeur de provoc’ plus je cours me vautrer tête la première.
Sauf qu’à force, ben je commence à en connaître une petite dose de groupes complètement calqué au sol ! Par contre pour Giöbia, c’est le nom de l’album qui m’a inspirée. Dans les méandres torturés de l’esprit qui m’habite, ça me fait penser aux Xenos de Warhammer 40k. Pour ceux et celles qui viennent de faire : «Hein ?!», Xenos est une classification de races dont font partie les Necrons qui se trouve être une de mes armées dans ce wargame anglais.
Il en faut pas plus pour que je fasse un choix en général. Tout est une question d’identification de contexte.
En parlant de contexte, Giöbia me transporte dans une époque où ma vie était faite de locaux de répèt’, de studios d’enregistrement, de recherche simultanée du meilleur effet pour le meilleur son sur deux minute trente d’une compo qui doit moisir dans les annales des mêmes studios amateurs ou professionnels (y en a eu quelques uns quand même ). Les volutes de fumées embarquées dans les bronches depuis les nombreuses pauses bédos en dehors du dit studio ou local sous peine de libérer les foudres de l’ingé son du moment, le goût du houblon parcourant encore ma gorge, je tripotais ma basse en laissant les substances faire leur effet. Le Spleen et les Paradis artificiels ne sont pas réservés qu’aux poètes et aux peintres.
L’ambiance même de cet album me remémore un temps où je participais à des répèt’ et concerts d’une mollesse extrême que seul les psychotropes me faisais supporter. Je n’ai jamais joué dans groupe de psyché, faut pas déconner non plus. J’ai toujours mis un point d’honneur à garder la maîtrise des plantes et autres champis comme façade d’appréciation de cette musique.
A chaque genre sa dope.
Pour les groupes dans lesquels j’ai activement abîmé l’avenir avec une motivation partagée avec mes comparses, l’alcool et l’herbe étaient plus indiqués finalement. Pour bien apprécier une œuvre, il faut savoir mettre en place le bon décors, la bonne atmosphère. Sans ça, tu passes carrément à côté d’une réussite. Il faut donc en conclure que X-Aeon est une merveille sous condition ?
Oui. Absolument, totalement. Il est nécessaire de se laisser porter par les accords et laisser sa raison au vestiaire. C’est une expérience, une relaxation aux multiples sursauts. Avec tout le grind, le death et le black que je m’envoie ça varie un peu. Pas de quoi me faire virer ma cuti non plus.
Enfin, y en a qui font des retraites de yoga entre femmes, moi j’écoute Giöbia. Chacun ses problèmes.
Tracklist :
- Voodoo Experience
- Fractal Haze
- The Death of the Crows
- 1976
- Vers les Terres-Rouges (La Mort de la Terre)
- Les Ferromagnétaux (La Mort de la Terre)
- L’Eau fugitive (La Mort de la Terre)
- Dans la nuit éternelle (La Mort de la Terre)








