Note de la SoilChroniqueuse (Freya) : 7/10
Le doom, style musical metal qui permet de prendre un café entre chaque coup de grosse caisse, est idéal pour les célébration solennelles véhiculant l’esprit de la réflexion.
Avec toute la profondeur dans la notion et l’expérimentation de la dualité de l’être qui lui est inhérente, Faded Remembrance s’inscrit dans cette tradition de libération sombre.
Avec maîtrise et maladresse parfois, les compos sont un brin bancales et résolument imprégnées de la lourdeur nécessaire à l’appréciation du genre.
Cela exposé, je sais m’amuser dans la spontanéité du gouffre de la surprise. C’est pourquoi, je pousse plus loin les portes à battant de cet album riche en possibilités en prenant garde de ne pas les prendre en pleine tronche.
Les larmes et les incertitudes viennent se fracasser contre les falaises de la brutalité crue du death. Une fantastique et jouissive combinaison d’émotions pour un résultat alliant les codes de deux genres à priori éloignés.
Est-ce que la douceur de la Mort, sa froideur, son impartialité sont autant de promesses pour adoucir ce que le death construit autour de la torture des chairs et des bains de sang ?
Ce sont plusieurs réponses que tu trouveras dans “The Blessing of Downfall” sans que ce soit exhaustif bien entendu.
Il ne va pas te mâcher tout le boulot.
Il va falloir s’attabler au banquet sordide et se laisser séduire par ce que la nature a de plus vil.
Cet album, les précédents, le projet sont des créations solo.
Une invitation dans les tourment d’un seul humain, d’une seule âme. Un cas thérapeutique finalement. L’art est l’expression de nos peurs, de nos désirs et de nos secrets, ce n’est pas une découverte.
Pour les amateurs et amatrices de l’ombre autant que des viscères, ainsi que pour leurs brats et autres cohortes d’esclaves compatissants.
Tracklist :
- The Blessing of Downfall (7:02)
- Shadowhaunt (5:44)
- Glimmering Hope (6:17)
- At the Gates of Avalon (5:51)
- Deep in the Forest (5:56)
- Requiem (5:34)
- Thoughts of Disobedience (6:08)
- Pride Far Gone (6:21)
- Slumber in the Darkness (6:50)
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