Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10
Il y a huit ans de cela, au Hellfest 2018, je voyais pour la première (et unique) fois ce groupe que j’ai adoré le temps de deux albums, « Possessed by fire » (1986) et « Rising from the sea » (1987).
Exumer faisait partie de cette vague de groupe de thrash metal Teuton auxquels un avenir radieux leur était promis.
Sauf que, en 1991, le groupe se sépare après une ultime demo de trois titres (« Whips & Chains ») en 1989.
Malgré des sorties sous forme de split en 2004 (« Kanun-Law » comprenant la demo « A mortal in black » de 1985) et 2005 (« Tide and Law », avec un live inédit de 1985) initiées par Sun Descends, groupe formé l’ancien chanteur d’Exumer Mem Von Stein, ce n’est qu’en 2008 que le groupe de Francfort-sur-le-Main se reforme.
C’est après une demo (« Waking the fire”, 2009) et deux albums (« Fire & Damnation » et « The Raging Tides », respectivement sortis en 2012 et 2016) que je les vois au Hellfest.
Et là, tant que j’étais dans le coin en revenant des Mainstage, autant retourner sur la gauche histoire de monter faire une descente à la Temple, pour les prendre en photos, et ils se sont révélés au-dessus de tout pour nous mettre sens dessus dessous. Loin d’être gauche, le groupe s’est montré particulièrement adroit pour que je (re)tombe finalement sous le charme et ne pas être déçu pour deux sous !!!
Tout le monde a suivi ?
Depuis, encore deux albums avec « Hostile defiance » (2019), puis ce petit nouveau, « Death mask Messiah ».
Et là, comment dire ?
Ben pas trop tôt, c’est qu’on a failli attendre. Sept ans quand même !
Bon, dans l’intervalle, le groupe aura changé toute sa section rythmique : un nouveau bassiste Alex Voß (Call of Charon, The Void’s Embrace, ex-Cadaver Disposal, ex-Final Depravity, ex-Magoth, ex-One Mind Ministry, ex-Majesty) arrivé en 2024 et un nouveau batteur l’année suivante en la personne de Jerome Reil (Destroy Them, Imha Tarikat, The Very End, Extinct the Scum, ex-Manifestic, ex-Final Depravity).
Et au final, ça donne quoi ?
Ben que du bon, pouvait-il en être autrement ?
Ok ok, je sais, « oui, le Metalfreak, il dit ça parce qu’il est fan, tout ça… ». Oui, je suis fan ! Oui, la musique d’Exumer me ramène à mes jeunes années d’adolescent déjà thrasher et insouciant. Et alors ?
Là, je m’écoute les onze bourrasques proposées par les vétérans Teutons et ça matche de suite !
Exumer perpétue le bon vieux thrash metal à la façon de leurs compatriotes de Destruction, Kreator ou Assassin (période Robert Gonnella), avec une préférence pour les tempos rapides.
D’un autre côté, le thrash metal old school, même avec la production puissante et moderne de Dominic Paraskevopoulos (également pour Kreator…) additionnée au mixage et mastering d’Arthur Rizk (Enforced, Gatekeeper, Power Trip…), ce n’est pas le genre qui amène le plus de surprises hormis une qualité d’exécution et une précision diaboliques.
Exumer, c’est l’assurance de se prendre un une belle dose de thrash metal, agressive, vénéneuse et jouissive à souhait.
C’est comme ça et pas autrement : onze titres qui ne dure jamais moins de trois minutes et qui ne dépassent pas les cinq : ça va direct à l’essentiel, ça ne s’embarrasse pas de superflu et les amateurs de riffs thrash et de soli aiguisés vont adorer le jeu des deux guitaristes.
Une belle performance, une de plus !
Bon allez, zou, je retourne m’en écouter encore une salve !
Tracklist :
1. Death Mask Messiah (3:46)
2. Blinding Skies (4:01)
3. Sin Bleeder (3:09)
4. Eradication (3:19)
5. Ravishing Waste (3:54)
6. Allocated Savagery (3:25)
7. Serpent (4:20)
8. Fratricide (3:42)
9. Scorcher (4:07)
10. Frozen Ground (4:35)
11. Unchained Angel (reprise Nasty Savage) (3:31)
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Chronique “The raging tides”
Chronique “Hostile defiance”
Live report Hellfest 2018








