Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10
On n’aura attendu que deux ans pour avoir un successeur à “Annihilation of civilization” et force est de reconnaitre qu’ils ont confirmé, avec ce “The underworld”, tout le bien qu’on a pu penser d’Evildead.
Le batteur Rob Alaniz parti, Evildead s’est offert les services de Doug “The Claw” Clawson (ex-Sanctum) pour l’enregistrement de l’album.
Plus dans la technique et moins dans l’urgence, ce deuxième album fait déjà preuve d’une grande maturité : si la spontanéité a fait place à quelque chose de plus calculé, le groupe n’a pas pour autant perdu en qualité, bien au contraire.
Même si on ne franchit pas les barrière du techno thrash comme l’ont fait en leur temps les Watchtower ou Toxik, les compositions sont quand même à tiroirs malgré, paradoxalement, une durée moyenne plus courte.
Les accélérations, les breaks et les soli démentiels sont légion mais l’album reste très accessible.
La basse est claquante à souhait, le chant toujours aussi rageur et on ressent encore quelques relents bien keupons dans certains titres (“Process elimination”).
Comment dire ?
Si on devait y aller d’une comparaison grossière un rien simpliste, je dirais que “The underworld” est à “Annihilation of civilization” ce que “Ride the lightning” est à “Kill’em all” ou “Hell awaits” à “Show no mercy”, à savoir une évolution fulgurante et une plus grande maturité dans la façon de composer.
Et surtout d’interpréter les titres : il faut dire que la technique ici est omniprésente, paradoxalement aussi complexe que facile d’accès.
Malgré des titres plus courts que sur le premier album, Evildead a beaucoup plus de choses à dire, musicalement parlant !
Ce qui donne un album d’une grande richesse qui allie une technique sans faille au service d’une agressivité omniprésente.
Et sans parler de cette surprenante reprise de Scorpions, “He’s a woman / She’s a man” issu du “Taken by force” de 1977, sur lequel le regretté David Wayne (Metal Church), disparu trop tôt en 2005, vient nous coller quelques lignes de chant dont il avait le secret.
Et, fin du fin, quelques guests disséminés un peu partout : outre David Wayne sur la reprise de Scorpions, on retrouve Jeff Park, Tom "Mofohomeboys" Bailey (chanteur / guitariste de The Mofo Homeboys de 1985 à 1991), Bernie Versailles (à l’époque guitariste d’Agent Steel) et Jack "Blackcandles" pour quelques chœurs. On a même droit à un solo de guitare de Gene Hoglan (qui martelait les futs de Dark Angel cette année là) sur “Welcome to Kuwait”.
C’est qu’on cherchait à faire les choses en grand, chez les Evildead.
Avec encore une fois une pochette signée de l’inimitable et immédiatement identifiable Ed Repka, Evildead nous signait encore une fois un album de thrash metal digne de ce nom.
Par la suite, Evildead sortira un live (“Live… from the depths of the Underworld”) en 1992, puis une démo (“Terror”) en 1994 avant de splitter en 1995.
Si le groupe se reformera de façon plus ou moins confidentielle entre 2008 et 2012, c’est en 2016 que les choses sérieuses reprendront avec, à ce jour, deux albums à la clé, les excellents “United $tate$ of anarchy” (2020) et “Toxic grace” (2024), pour le plus grand bonheur des thrashers.
Encore merci à Steamhammer pour l’initiative de la ressortie de ces deux pépites.
Tracklist :
- Intro (Comshell 5) (Instrumental) (1:34)
- Global Warming (3:14)
- Branded (4:45)
- Welcome to Kuwait (3:46)
- Critic / Cynic (4:05)
- The 'Hood (3:50)
- The Underworld (4:36)
- He's a Woman / She's a Man (reprise Scorpions) (3:23)
- Process Elimination (3:52)
- Labyrinth of the Mind (4:19)
- Reap What You Sow (5:07)
- Darkness (Live) (Bonus Track – CD version) (4:40)
- The 'Hood (Live) (Bonus Track – CD version) (3:30)
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Chronique "United $tate$ of anarchy"
Chronique "Toxic grace"








