Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10
The Halo Effect, Destinity, Ashen Heart, Disarmonia Mundi… L’année 2025 fut prolixe en sortie d’albums de death mélodique, et j’en oublie certainement. Pour ne pas faire exception à la règle, voici le retour du groupe français EverRise qui nous propose son nouveau méfait ayant pour nom « Lost », faisant suite à « After the Eclipse » sorti en 2018. Nanti d’un nouveau line up qui a vu arriver dans leur rang un nouveau batteur et deux guitaristes, les fondateurs du groupe, à savoir, Laurent à la basse et Benjamin au chant, sont repartis pour un tour, le mors aux dents. Leur bio dit qu’ils ont comme influences des formations telles que Arch Enemy, At The Gates et autre Insomnium. Bref, cela ratisse large.
Personnellement, c’est la première fois que je glisse une oreille dans leur monde musical. En voici mon humble lecture.
Prenons la composition d’ouverture, « Seas » ; cette ci, nantie d’un riffing à la Göteborg, porte en elle un parfum symphonique et néo-classique et donne à leur musique une certaine classe. Cependant, on se retrouve face à un death assez sombre, au détour de « The Dream That Should Not Be », morceau où l’on entend, après une intro à l’atmosphère lente, un passage carrément typé Black metal sur fond de blast beat. « Invisible » met bien en avant le jeu des deux guitares, au riffing qui s’entrelace pour tisser un canevas à l’ambiance dramatique embuée de mélancolie, ce genre de sensibilité étant une des constantes de cet album. En parlant des six cordes, les solos de guitare se matérialisent souvent sous forme de belles envolées. D’ailleurs sur « Brothers », l’acoustique se mêle à l’électrique, soutenu par un groove chaloupé porté par un tempo lent et dégage un quelque chose qui m’a rappelé Amon Amarth.
Bon riff un peu thrashy au détour de « Cowards » morceau puissant et heavy. Deux growls croisent le fer pour « One Sword Two Sides » dont l’un est fielleux en mode Black metal. Une fois de plus, on se rend compte que ce groupe essaye de pigmenter son metal mort de diverses influences musicales, tout en évitant une construction stylistique linéaire et ils y parviennent sans problème. Bref, même si, personnellement, je suis plus attiré par les premiers In Flames quand il s’agit de death melo, j’ai beaucoup apprécié cette galette, pour la classe qu’elle porte en elle, la finition des titres, la rage qui la booste et les textes qui parlent de sujets sérieux comme par exemple la dépression. De plus, ce nouveau line up tiens la route : on sent l’expérience et surtout, ce qui est un moteur du metal : la passion. Un retour en fanfare !
Tracklist :
Seas (5:05)
Fading Away (Instrumental) (1:08)
Invisible (5:44)
Brothers (5:14)
One Sword Two Sides (5:15)
The Darkest Re-Evolution (5:52)
Cowards (4:51)
Melody of Death (4:39)
My Shelter (6:28)
The Dream That Should Not Be (7:10)
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