Eidon – Fantasia

par METALPSYCHOKILLER | Mar 23, 2011 | Chrocorico Soil, Chroniques | 0 commentaire

Line-up sur cet Album

Gabrielle Morche : chant
Cécile Vollet : clavier
Thibaut Lemoine : guitare
Sébastien Gané : guitare
Geoffrey Fourmis : basse
Damien Morand : batterie

Style:

Metal Symphonique

Date de sortie:

2010

Label:

Auto Production

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 6 / 10

 

La critique est facile, l’art est difficile…

 

Combo tourangeau formé en 2008 et composé de six membres dont deux demoiselles, -la chanteuse Gabrielle Morche et la claviste Cécile Vollet-, Eidon tire son nom du grec ancien que l’on pourrait résumer arbitrairement par « perception ». Cette dernière se montrera d’ailleurs d’emblée exacerbée par un Artwork Cover convenu mais plutôt réussi et délivré par Rodolph Parfait. Un visuel à mi chemin du dernier Melotronical de Factory Of Dreams ou d’un plus ancien Oceanborn (1998) de Nightwish .

 

Ce dernier exemple choisi ne le sera pas hasardeusement tant nos hexagonaux nouveaux venus, dès l’initiale audition de leur première offrande sous forme d’auto production, paraîtront immédiatement influencés par l’ex Band à la diva Tarja. La musicalité déployée s’avérera -à l’instar de myriades de combos s’étant essayé à surfer sur la vague-, un mélange de Nightouiche, Ouithine, Epica , voir Amberian Dawn sur Cender .

 

Un hybride entre Sympho, prog, rock, metal voir Heavy particulièrement pour le jeu des deux guitaristes dont la dualité intéressante entre Thibaut et Sébastien est un véritable point fort d’Eidon. Les lignes organiques omniprésentes se révéleront elles aussi dignes d’intérêt et rehaussant des compositions agréables et accrocheuses, sans cependant flirter avec l’excellence. Le combo semble chercher sa voie, affichant un potentiel certain, mais manquant viscéralement de maturité. Le cordon ombilical ne parait pas avoir été coupé et les influences ingurgitées sont purement régurgitées à l’exemple de la surenchère perpétuelle des lignes vocales.

 

La production sonore, -à l’image de l’entame de l’éponyme au Mcd Fantasia et d’un son de batterie surprenant-, ne mettra pas outre mesure en valeur une auto prod mi chèvre mi chou, à prendre pour ce qu’elle doit être prise. Un coup d’essai, un jet de rodage où l’on alterne dans le bon parfois (une intro assez mystique à la King Diamond sur Death Moon avant de retomber immédiatement dans l’escarcelle du band à Marco Hietala), dans le moyen souvent…Voir dans le nettement moins agréable. « Tendre Indifférence » étant à cet égard sincèrement dispensable : Paroles naïves, calage du chant plus que douteux ( « Disparrrrait dans les flaââââmmes… »), le terme litanie est usité à juste escient. Pour ne pas être exhaustif, disons aussi que l’utilisation de la langue de Molière n’est pas chose aisée.

 

Une chronique qui pourra paraître dure et acerbe, particulièrement pour les musiciens d’Eidon, mais qui se veut constructive et incitative. Coluche aurait dit que caresser le Schmilblick dans le sens du poil ne le fait pas avancer, et donc comme l’affirme l’adage, Paris ne s’est pas construit en un jour. Hors, le potentiel est présent, le fait est indéniable. La meilleure preuve en étant que l’on se surprend très rapidement à siffloter le thème de Fantasia et de s’apercevoir que sa mélodicité s’est inexorablement ancrée en vos neurones perfides. La matière brute est prometteuse, reste à l’affiner et développer une réelle personnalité pour parvenir à s’extraire de la nasse…

 

Myspace : http://www.myspace.com/eidonofficiel

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