Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10
Et de quatre !
Les Parisiens de Dreamcatcher vont fêter leurs 25 ans de carrière en 2026 et nous ont offert fin 2025 un quatrième album appelé “Bleeding heart”.
On ne va pas se mentir, parmi la tripotée de groupes de heavy metal qui pullulent en France, Dreamcatcher fait partie de mes chouchous. De là à ne pas être objectif ? N’exagérons rien, si on les aime, c’est de leur faute !
En plus d’être particulièrement sympathiques, ils font jusque là un sans faute artistique : quatre albums, quatre très bons albums.
Et celui-ci ne déroge pas à la règle.
Ils prennent le temps de peaufiner leurs compositions et les enregistrements, c’est surement une des raisons pour laquelle ils mettent une moyenne de quatre années pour sortir un nouvel album.
Rajoutons à ça que le bassiste a été remplacé en 2022 et les guitaristes l’an dernier. Désormais, le line up s’articule autour de l’indéboulonnable chanteur Chris Garrel (dernier membre originel), du batteur Thierry Thuane (ex-Whitechapel…), du bassiste Olivier Louis-Servais (Demontool, Hevius, ex-Arcane, ex-Asylum Pyre, ex-Fantasy, ex-Ink Age, ex-Sentinelle) ainsi que des guitaristes Hervé Schiltz (ex-Asylum Pyre) et Sylvain Taupe (Polarys, Soul Driver)
Bon, on ne va pas se mentir, les influences Iron Maiden sont toujours (omni)présentes.
Sans en être un clone éhonté, loin de là, on ne peut s’empêcher de penser à la Vierge de Fer : le timbre de Chris Garrel se situe toujours entre ceux de Bruce Dickinson et de Blaze Bayley et a encore beaucoup progressé depuis l’excellent “The road so far”.
Et ce ne sont pas les premières notes de l’album qui vont contredire ce propos : d’entrée, l’introduction de “Full bloodred Indians” nous rappelle la belle époque d’un certain “Remember tomorrow” avant que le heavy metal prenne se marques.
On nage toujours dans cette bonne vieille NWOBHM et ce premier titre est d’entrée accrocheur. Couplets et refrains imparables, choeurs bien sentis, jeu de guitares aux petits oignons et production impeccable : tout y est !
S’ensuit un “A battle we could not win” qui représente tout ce que j’aime dans le heavy metal et s’avère être le titre que je préfère de toute la carrière de Dreamcatcher, ni plus ni moins : une véritable invitation à l’écouter en boucle tant il renferme une énergie aussi positive que communicative.
“Our house in on fire”, chanté en duo avec Ombeline Duprat, qui connait particulièrement bien Hervé et Olivier pour avoir été côte à côte dans Asylum Pyre, s’avère également être une belle réussite tant les deux chants semblent complémentaires.
Elle reviendra sur le titre bonus “Curse of the vampires” et là, encore une fois, le duo fonctionne parfaitement.
Mais les réjouissances ne s’arrêtent pas là : Dreamcatcher nous propose tout un lot de titres qui ne dépassent, ou alors à peine, la barre des cinq minutes, preuve que le groupe va directement à l’essentiel sans en rajouter.
Et tout ceci est diaboliquement accrocheur : on passe de titres bien catchy de pur heavy metal bien énervé (“Full bloodred Indians”, “A battle we could not win”, “Our house is on fire”, “Never say die”, “People of darkness”) aux titres plus plombés (“Payback time”, “Parasite”), voire épique (“Curse of the vampires”) en passant par quelque chose de plus intimiste (“Tatanka”, “Buried alive”) voire la ballade sympathique (“Stardust”). Le tout avec comme dénominateur commun un jeu de guitares savoureux et complémentaire.
En clair, Dreamcatcher nous propose non seulement un album accrocheur mais en plus très varié, aux ambiances souvent distinctes passant de mélodies colorées aux atmosphères sombres avec une facilité qui frôle l’insolence ! Et surtout, Chris Garrel a cette capacité de moduler sa voix pour nous emmener dans les émotions qu’il veut…
Bref, encore un bon album de Dreamcatcher, ça en devient presque un pléonasme !
Tracklist :
- Full Blooded Indians (3:56)
- A Battle We Could Not Win (3:27)
- Our House Is on Fire (3:55)
- Payback Time (4:26)
- Parasite (3:25)
- Never Say Die (3:25)
- Tatanka (5:07)
- Stardust (2:42)
- Buried Alive (3:08)
- People of Darkness (bonus) (4:29)
- Curse of the Vampires (bonus) (5:14)
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