Destruction – Born to Perish

Le 5 septembre 2019 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Schmier - Basse, Chant / Mike
  • Sifringer - Guitares
  • Randy Black - Batterie
  • Damir Eskić - Guitares
  • Guest : V.O. Pulver - Solo de guitare sur 9.

Style:

Thrash Metal

Date de sortie:

9 août 2019

Label:

Nuclear Blast Records

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

De savoir que le groupe version 2019 est un retour du Destruction au format quatuor m’a laissé circonspect tant il est vrai que lorsque les teutons ont joué à quatre, ils n’ont pas forcément donné les meilleurs souvenirs discographiques : que ce soit Release From Agony ou Cracked Brain (et on ne va volontairement pas parler de l’abominable The Least Successful Human Cannonball pour lequel ils se sont mis à cinq pour, au final, pondre un tel désastre).

Il faut, malgré tout, croire que l’apparition en guest de Damir Eskić sur le précédent véritable album Under Attack a dû convaincre les trois autres, un choix d’autant plus surprenant qu’il ne vient pas de la scène thrash, lui qui a principalement fait sa carrière en tant que guitariste du groupe hard rock / heavy metal Gonoreas

Et si on regarde bien, à chaque album, Destruction a su avoir une pléiade de guests, ce qui fait que, finalement, hormis en live, le groupe a toujours été en studio avec plus de trois personnes aux enregistrements.

Encore là, le désormais quatuor a de nouveau fait appel à V.O. Pulver (Gurd, Pänzer, Poltergeist, ex-Carrion) – qu’on pourrait presque dire comme étant le cinquième membre du groupe, lui qui a fait une apparition sur une bonne dizaine d’albums du groupe – qui, en plus de produire une nouvelle fois le disque, se fend d’un solo sur le titre “Fatal flight 17”.

Autre changement notable : le batteur ! Randy Black (Dusk Machine, Lever 10, ex-Annihilator, ex-Primal Fear…) en lieu et place de Wawrzyniec « Vaaver » Dramowicz, sans faire injure au talent de ce dernier, ça a de la gueule ! Et il faut reconnaitre que le Canadien martèle sacrément ses fûts.

Et après plusieurs écoute, il faut l’avouer : Destruction nous a collé entre les oreilles un putain d’album de thrash metal : Schmier hurle moins et nous bassine moins avec ses cris suraigus qui pouvaient parfois en devenir irritant. Mieux, chaque titre est taillé pour la scène et nous offre son lot de refrains imparables, de soli parfaits, de brutalité typique du groupe, mais aussi cet album s’avère plus mélodique que d’habitude. Alors, en effet, la patte Destruction est reconnaissable entre mille : le groupe ne révolutionne pas pour autant sa musique mais la fait évoluer, l’enrichit, la bonifie, et nous offre un rendu impeccable.

L’indécrottable Schmier et son compère de toujours, Mike Sifringer, sont toujours de redoutables compositeurs de bombes atomiques implacablement thrash, capables d’alterner les tempos speed et les plus heavy – voire mystérieux – histoire de diversifier leurs morceaux, et, par rapport à des Eternal devastation ou autre Infernal overkill, si la rage est toujours intacte, la maturité engrangée avec l’expérience fait une sacrée différence.

Inutile de s’ennuyer à sortir un titre du lot par rapport aux autres : Destruction nous offre un véritable catalogue de… destruction, et les fans les plus difficiles auront du mal à ne pas aimer cet album.

Et enfin, comment passer sous silence la qualité de l’artwork, un nouvelle fois signé par le fidèle
Gyula Havancsák qui s’occupe des pochettes de Destruction depuis 2005, mais aussi responsable de quelques autres petites merveilles (Accept, Annihilator, At Vance, Demonoid, Grave Digger, Stratovarius, Pänzer, Powerwolf ou Wisdom…) ?

En noir, blanc et rouge, il a su retranscrire la patte « Destruction » avec sa mascotte et l’atmosphère thrash du groupe.

Bon an mal an, Destruction continue son petit bonhomme de chemin en nous signant un des meilleurs albums d’une, pourtant, riche carrière et donne surtout l’impression que, plus de trente années après ses débuts, d’en avoir encore sacrément sous la semelle !

Quelle baffe, un des albums thrash de l’année…

Tracklist :

1. Born to Perish (5:20)
2. Inspired by Death (4:16)
3. Betrayal (4:05)
4. Rotten (4:49)
5. Filthy Wealth (4:01)
6. Butchered for Life (6:43)
7. Tyrants of the Netherworld (3:41)
8. We Breed Evil (5:16)
9. Fatal Flight 17 (4:27)
10. Ratcatcher (4:02)
11. Hellbound (reprise Tygers of Pan Tang) (bonus) (3:38)

Site officiel : http://www.destruction.de/
Facebook : https://www.facebook.com/destruction
Twitter : http://twitter.com/destruction
Myspace : http://myspace.com/destruction
Youtube : http://www.youtube.com/user/DestructionDE

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green